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vendredi 13 août 2021

La Piété : Une qualité fondamentale pour le chrétien

 

La Piété : Une qualité fondamentale pour le chrétien



« L’attachement fervent à Dieu et à Ses commandements» est à mon sens la meilleure définition théologique du mot piété. Cette « dévotion ardente et sans faille à Dieu » est une étape essentielle sur le chemin de la croissance spirituelle. Elle est l’avant-dernière étape pour parvenir à la charité(II Pierre 1.5-7), qui est selon le Seigneur, le deuxième plus grand commandement de la Parole de Dieu(Mathieu 22.35-40).

La piété n’est pas un don spirituel ; elle est plutôt le fruit d’un travail spirituel structuré comme l’indiquait le Saint-Esprit par la bouche de l’apôtre Paul à l’apôtre Timothée(I Thessa1.1 ; II Thessa2.6) :

I Timothée 4.8a : «Exerce-toi à la piété ; car l'exercice corporel est utile à peu de chose, tandis que la piété est utile à tout, ayant la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir. ».

La piété est le signe distinctif que nous n’avons pas fait naufrage par rapport à la foi et que nous sommes toujours bénéficiaires de la vie éternelle promise aux vrais adorateurs du Père.


La piété authentique implique :


-Une révélation profonde du sacrifice expiatoire de Jésus-Christ à la croix et son acceptation ;


-Une foi ferme en la parole de Dieu ;


-Une connaissance profonde de la nature et du caractère de Dieu tels qu’enseignés par la Bible ;


-La maîtrise de la Saine Doctrine (I Timothée 6.3-5) ;


-La marche par l’Esprit (I Timothée 6.6-21) ;


-L’obéissance à la Grande Commission (Mathieu 28. 19-20) ;


-La séparation spirituelle d’avec les faux frères ( II Timothée 3.1-5) ;


-L’exercice d’un ministère dans l'Église en faveur des saints (I Timothée 4.8-16) ;


-Le rejet de toute forme d’iniquité (I Timothée 1.18, 19 ; 4.11-16).


Le mot grec « Eusebia » qui en français donne "piété" a aussi le sens de "sainteté". Il est donc impossible de prétendre à la piété en étant dans les liens du péché. C’est vrai qu’aucun serviteur de Dieu ne peut se déclarer net de tout péché au regard de I Jean 1.8 :

« Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous. »

Néanmoins, aucun homme pieux ne vit dans la mondanité, les querelles, les rancunes, la méchanceté, la haine, les jalousies, les calomnies, les médisances, les mensonges, les fausses doctrines, l’impudicité, l’adultère, le vol, la fraude... Aucun !

Au contraire, l’homme pieux, c’est-à-dire le chrétien qui marche dans la piété, est rempli des fruits de l’Esprit :

« Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; » Galates 5.22

La piété est toujours le produit de notre étude assidue de la Parole de Dieu dans la prière et de notre obéissance joyeuse et fidèle à Sa Volonté. Le roi David, qui était un homme pieux, avait perçu divinement le chemin qui mène à la piété :

Psaume 119.9 : «Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier? En se dirigeant d'après Ta Parole.» 

Tout au long du Psaume 119, David a prophétiquement exposé ce cheminement. Le candidat à la piété doit avoir :


1-Le désir et la détermination d’obéir à la volonté de Dieu révélée par l’étude de Sa Parole (Ps 119.102,106,112,129) ;


2-Un profond amour de la Parole de Dieu(Ps 119.92,103,111,127) ;


3-Le fardeau de prier pour recevoir la compréhension réelle de la Parole de Dieu (Ps 119.73,125) ;


4-L’habitude de méditer continuellement la Parole de Dieu(Ps 119.97,148) ;

 

5-La haine du péché et des mauvaises compagnies(Ps 119.63,113,115,128,139,158).


La conséquence heureuse de ce cheminement est l’approfondissement de l’amour et de l’engagement du croyant envers Dieu avec comme récompense, l’acquisition de l’instruction, de la sagesse et de l’intelligence, selon la grâce de Dieu départie à chacun (Ps 119.98,99,104).

La piété enracine et stabilise le chrétien dans la foi. La piété conduit le chrétien dans une plus grande proximité avec le Seigneur, dans une plus grande communion. La piété, l’authentique, détache l’enfant de Dieu des oripeaux du monde et pose ses regards sur les choses célestes. Elle conduit le chrétien dans une immense paix du cœur caractérisée par un total renoncement à soi. La piété nous rend fervents d’esprit et particulièrement préoccupés par la manifestation de la gloire de Dieu dans l'Église et dans le monde.

Elle nous rend attentifs au bien-être des frères et à leur croissance spirituelle. La vraie piété, contrairement à la fausse, est pleine d’humilité et de compassion. Elle ne s’élève pas au-dessus de l’assemblée et ne cherche pas sa propre gloire.

L’Ancien Testament nous donne en exemple la piété de nombreux hommes de Dieu. Ils ont pour nom Abel, Énoch, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse, Josué, Caleb, Samuel, Job, David, Élie… Tous ont tenu fermes dans la piété malgré les souffrances qu’ils ont endurées. Tous ont été fidèles parfois jusqu’à la mort. Leur sacrifice et leur consécration pour l’œuvre de Dieu continuent de nous défier à chaque lecture de la Bible. A leur suite, les apôtres et autres disciples de Christ de l'Église primitive ont exercé la piété au milieu de grandes souffrances, ayant à l’esprit cette vérité éternelle :

« Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés. »II Timothée 3.12 

Persévérer dans la piété, c’est aussi accepter les persécutions

tout en combattant « pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes »(Jude 1-3).




Pasteur Dewis HILLAH








Pourquoi les hommes doivent- ils adorer Dieu ?

 

Pourquoi les hommes doivent - ils adorer Dieu ?




        La question relative au bien-fondé de l’adoration du Créateur de l’univers ne se pose même pas pour l’athéisme, l’agnosticisme et l’antithéisme. Car, pour les premiers, Dieu n’existe pas ; pour les deuxièmes, Dieu est impossible à appréhender par l’esprit humain ; et pour les derniers, il n’existe pas un Dieu créateur, Dieu transcendant qui soit hors de la matière. Mais pour les monothéistes et surtout pour les chrétiens, cette question est au centre même de leur existence terrestre, puisqu’elle déterminera le lieu où chacun passera l’éternité à sa mort.

Selon donc que vous aurez adoré ou non votre Créateur, vous vous retrouverez à votre mort soit au paradis soit en enfer.

Adorer est, au sens premier, « l’honneur qu’on donne à une divinité en lui rendant le culte qui lui est dû. ». Adorer Dieu, c’est l’honorer ; c’est le craindre (Deut 10.20 ; Luc 4.8) ; c’est le servir. C’est aussi la stricte observance des règles et préceptes liés au culte divin ; l’obéissance vertueuse à la volonté de Dieu (Mathieu 7.21-23 ; Luc 6.47-49 ).

Pour le chrétien, c’est l’observance stricte des commandements de Dieu contenus dans la Bible (Exode 20.1- 17; Ésaïe 1). Sous la grâce, cette adoration de Dieu commence par l’acceptation de la divinité de Jésus-Christ de Nazareth(I Jean 5.20) :

«Et c'est ici son commandement : que nous croyions au nom de son Fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, selon le commandement qu'il nous a donné. »  I Jean 3.23 

« Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, c'est celui de l'antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde.  » I Jean 4.2,3

« Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. » I Jean 4:15 

« Quiconque croit que Jésus est le Christ, est engendré de Dieu ; et quiconque aime Dieu qui l'a engendré, aime aussi celui qui est engendré de lui. »I Jean 5.1  (Ostervald)

« Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est d'un plus grand poids ; or, c'est là le témoignage que Dieu a rendu de son Fils. Celui qui croit au Fils de Dieu, a le témoignage de Dieu en lui-même ; celui qui ne croit point Dieu, le fait menteur, puisqu'il n'a pas cru au témoignage que Dieu a rendu de son Fils. Et voici le témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle ; et cette vie est dans son Fils. Qui a le Fils, a la vie ; qui n'a point le Fils de Dieu, n'a point la vie. » I Jean 5.9 -12

Celui donc qui refuse de passer par Jésus-Christ perd son temps en invoquant Dieu. Jésus-Christ lui-même déclara à l’un de ses disciples :

« Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » Jean 14.6 

L’adoration de Dieu est une institution divine ; c’est un ordre auquel toute créature de Dieu doit obéir (Exode 20.1-6 ; Deut 5.29 ; 6.24 ; 8.6 ; 13.14 ; Éphésiens 1.3-12) :

«  Tu craindras l'Éternel, ton Dieu, tu le serviras, tu t'attacheras à lui, et tu jureras par son nom. »Deutéronome 10.20 

La prescription par notre Créateur de son adoration ne participe pas à un besoin de louange venant des humains ou à une soif de gloire ou de grandeur. Dieu est souverain et absolument grand avant la création de l’homme. Sa divinité, Sa gloire et Sa grandeur sont établies de toute éternité et étaient célébrées dans les tabernacles éternels (Luc 16.9) bien avant la création du ciel et de la terre et des hommes qui y vivent (Ésaïe 6.1-7 ; Ézéchiel 1.3-28 ) :

«Aussitôt je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu'un était assis. Celui qui était assis avait l'aspect d'une pierre de jaspe et de sardoine ; et le trône était environné d'un arc-en-ciel semblable à de l'émeraude.  Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre vieillards assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d'or. 

Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d'yeux devant et derrière.  Le premier être vivant est semblable à un lion, le second être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a la face d'un homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle qui vole. Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes, et ils sont remplis d'yeux tout autour et au dedans. Ils ne cessent de dire jour et nuit : Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout Puissant, qui était, qui est, et qui vient!  Quand les êtres vivants rendent gloire et honneur et actions de grâces à celui qui est assis sur le trône, à celui qui vit aux siècles des siècles, les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône, en disant : Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l'honneur et la puissance ; car tu as créé toutes choses, et c'est par ta volonté qu'elles existent et qu'elles ont été créées. » Apocalypse 4.2-11

Dieu n’a vraiment pas besoin de notre adoration pour se sentir Grand, Puissant ou Souverain. C’est plutôt nous qui avons besoin de l’adorer pour les raisons suivantes :

1-Être sauvé du Jugement dernier (Mathieu 12.37 ; Jean 4.7-14 ; I Jean 5.11,12 ; Actes 16.31 ; Apocalypse 20.11-15) ;

2-Être béni (Deutéronome 28.1-14 ; Lévitique 28.3-13) ;

3-Être secouru dans nos détresses et être sur la bonne voie (Jean 10.27,28 ; II Pierre 2.9) ;

4-Être délivré de la domination de Satan et de ses séductions (Luc 10.19 ) ;

5-Avoir de l’autorité sur les démons et être délivré de leurs oppressions et tourments (Marc 16.17) ;

6-Avoir la puissance spirituelle pour secourir notre prochain (Mathieu 10. 5-8 ; Marc 16.18) ;

7-Avoir toute la connaissance de la vérité spirituelle (Jean 16.13) ;

8-Avoir le courage et la force d’aller prêcher la Bonne Nouvelle du Royaume (Actes 1) ;

9-Être protégé de l’injustice.


Tous ceux qui parfois s’étonnent sincèrement de ce pourquoi Dieu laisse Satan et ses enfants malmener l’humanité, ont ici la réponse : C’est le refus de certains d’obéir à Dieu qui produit toute cette souffrance sur la terre. Si tous observaient strictement les commandements de Dieu, il n’y aurait plus d’injustices, de brimades, de guerres et de souffrances. Il n’y aurait plus besoin de se protéger contre son voisin ou contre des voleurs. Plus personne ne craindrait un empoisonnement, un assassinat, un envoûtement. On ne parlerait plus de prévarication, de détournements de fonds publics, d’escroquerie ou même de rançonnement. Il n’y aurait plus de viol, plus d’adultère, plus d’abandon de foyer, plus de jalousie… plus de souffrance.

Hélas, nous sommes nombreux à haïr Dieu ; et à être énervés par l’ enseignement de "ce" Jésus-Christ qui nous donne si mauvaise conscience. Dans ces conditions, il nous faudra supporter le dur règne de Satan et une éternité de souffrance.

Psaume 23



Pasteur Dewis HILLAH

La vertu, le bien et le chrétien

 

La vertu, le bien et le chrétien




    La vertu, deuxième étape sur le chemin de la croissance spirituelle (II Pierre 1.5 ), est souvent confondue à tort avec la notion de bien. Cette confusion, depuis les temps anciens, a conduit à de chaudes empoignades entre les philosophes grecs d’abord, puis entre les scolastiques et enfin entre les penseurs de l’époque contemporaine.

La raison réside pour l’essentiel non pas dans la double étymologie du mot vertu, mais dans l’approche profane de leur étude de la nature humaine.

Non ! la nature humaine est totalement corrompue depuis la chute de l’homme dans le Jardin d’Éden (Genèse 3) ; et depuis lors, l’homme est incapable par lui-même du souverain bien :

« L'Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. L'Éternel se repentit d'avoir fait l'homme sur la terre, et il fut affligé en son cœur. » Genèse 6.5,6

C’est aussi ce que l’apôtre Paul exprimait sous l’inspiration divine en déclarant ceci :

« Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair : j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.  Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi.  Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.  Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?... » Romains 7.14-24

L’une des étymologies du vocable vertu, vient du latin virtus qui est dérivé de vir  "homme" et a le sens de « courage physique ou moral, force d’âme, vaillance... ». L’autre vient du grec arétê qui, depuis l’époque socratique, a le sens de « valeur morale ». Dans le Nouveau Testament et suivant les traductions (versions) utilisées, on retrouve l’un ou l’autre sens dans les versets où le mot "vertu" est mentionné. La vertu dans II Pierre 1.5, quant à elle, vient du grec arétê qui, dans le contexte présent et au sens de l’église primitive, est « la disposition habituelle, le comportement permanent, la force avec laquelle l’individu se porte volontairement vers le bien, vers son devoir, se conforme à un idéal moral, religieux, en dépit des obstacles qu’il rencontre... ». La vertu, dira l’autre, « n’est pas un bien, c’est un devoir » ; c’est la norme fondamentale en matière de foi chrétienne. La vertu consiste donc à garder fidèlement les commandements de Dieu. Et comme pour garder fidèlement les commandements de Dieu, il faut marcher par l’Esprit(Galates 5), la vertu pour le chrétien se résume à marcher par le Saint-Esprit de sorte à ne plus accomplir la volonté de la chair.

« Je dis donc : Marchez selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. » Galates 5.16,17

Les œuvres de la chair sont tout le contraire de ce vers quoi tend la vertu : le souverain bien.

Les œuvres de la chair qui sont énumérées dans Galates 5.19-21 savoir : « l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. » ne sont nullement vertueuses et sont même frappées de la condamnation éternelle :

« Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu. » Galates 5.22 

Mais la vertu produit : « l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; », qui sont le résultat de cette constance sans condition à tenir les ordonnances de Dieu sous la conduite du Saint-Esprit. Oui, du Saint-Esprit et toujours du Saint-Esprit ; car Il est le seul qui ait été donné par notre Dieu pour conduire les chrétiens qui ne peuvent sonder Dieu, à éviter les écueils des mondes visible et invisible.

« Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. » Jean 16.13 

Le Saint-Esprit, ne l’oublions pas, est la troisième personne de la Trinité Divine ; Il est donc omniscient. Il ne peut donc se tromper dans ses choix et décisions. Le chrétien qui est attentif à sa voix ne peut s’égarer ; et toutes les révélations et avertissements du Saint-Esprit ou Consolateur sont toujours conformes au logos, c’est-à-dire à la Bible.

La vertu, eu égard, à tout ce qui précède, n’est pas d’essence humaine. Elle ne peut résulter, selon la théologie évangélique, d’un effort intrinsèque de la nature humaine, mais bien d’une action surnaturelle, d’une action divine. Seule la foi en Jésus-Christ peut nous débarrasser de la vieille nature adamique pour nous revêtir de l’Homme Nouveau, c’est-à-dire de la nature de Jésus-Christ qui est portée uniquement vers le bien absolu.

« Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c'est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l'intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur cœur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d'impureté jointe à la cupidité. Mais vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l'avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c'est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l'esprit de votre intelligence, et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. »Éphésiens 4.17-24

«  Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres, et ayant revêtu l'homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l'image de celui qui l'a créé. » Colossiens 3.9,10

Le vieil homme ou homme animal, c’est l’homme naturel qui ne reçoit pas les vérités divines selon que le déclare l’apôtre Paul aux Corinthiens :

« Mais l'homme animal ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c'est spirituellement qu'on en juge. L'homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n'est lui-même jugé par personne. » I Corinthiens 2.14,15

Seule donc la foi en Jésus-Christ peut nous permettre de pratiquer la vertu en ayant à l’esprit qu’il nous arrivera, sur le chemin de l’obéissance aux commandements de Dieu, de trébucher et de tomber(Prov 24.16 ; I Jean 1.8-10). Mais l’essentiel, c’est de nous relever et de continuer la course comme de bons soldats en toute humilité et soumission à l’Esprit de Dieu. La vertu pour les non croyants est un idéal, mais pour nous, disciples de Jésus-Christ, c’est un combat vital à gagner sur le sentier étroit menant à la maturité spirituelle.




Pasteur Dewis HILLAH


C’est quoi vraiment l’amour du prochain ?

 


C’est quoi vraiment l’amour du prochain ?


La parabole du bon samaritain enseignée par le Seigneur Jésus dans Luc 10.29-37 est très connue des sociétés fortement christianisées à telle enseigne que le bon samaritain symbolise l’amour du prochain ou la charité dans le langage courant. Peu de personnes, cependant, perçoivent réellement toute la richesse cachée derrière le choix des divers personnages de cette allégorie. Car, il ne faut pas oublier que le Seigneur parlait à un auditoire d’origine juive et de culture judaïque. Ils connaissaient tous bien la position et la considération dont jouissaient les divers personnages cités dans cette parabole, parfaite illustration de l’amour du prochain.

Rappelons-nous tout d’abord que les Samaritains de cette époque-là n’étaient pas des Juifs de souche mais des populations païennes d’origines étrangères venues des lointaines régions de la Mésopotamie : Babylone, Cutha, Sepharvaïm et de la Syrie : Hamath. Ils étaient venus s’établir à la place des Israélites dans les villes du royaume de Samarie sur instruction de Salmanasar, roi d'Assyrie suite à la prise de Samarie après un siège impitoyable de trois années.

II Rois 17.24 : «  Le roi d'Assyrie fit venir des gens de Babylone, de Cutha, d'Avva, de Hamath et de Sepharvaïm, et les établit dans les villes de Samarie à la place des enfants d'Israël. Ils prirent possession de Samarie, et ils habitèrent dans ses villes. »

Les Israélites, quant à eux, furent déportés par le roi d’Assyrie dans son royaume :

II Rois 17.6 : «La neuvième année d'Osée, le roi d'Assyrie prit Samarie, et emmena Israël captif en Assyrie. Il les fit habiter à Chalach, et sur le Chabor, fleuve de Gozan, et dans les villes des Mèdes.»

Il était donc normal que les frères de ces israélites déportés n’aient pas de sentiments amicaux envers ces peuples qui n’étaient autre chose à leurs yeux que des envahisseurs. De plus, ces populations étrangères ne pratiquaient pas le judaïsme mais un paganisme du plus mauvais aloi fait de sacrifices d’enfants consumés vivants par le feu et autres saletés que les Hébreux abominaient à juste titre, à cause des ordonnances de Dieu interdisant ces choses (Deutéronome 7.1-6 ; Deutéronome 18.9-14).

II Rois 17.29-33 : « Mais les nations firent chacune leurs dieux dans les villes qu'elles habitaient, et les placèrent dans les maisons des hauts lieux bâties par les Samaritains.  Les gens de Babylone firent Succoth Benoth, les gens de Cutha firent Nergal, les gens de Hamath firent Aschima, ceux d'Avva firent Nibchaz et Tharthak ; ceux de Sepharvaïm brûlaient leurs enfants par le feu en l'honneur d'Adrammélec et d'Anammélec, dieux de Sepharvaïm. Ils craignaient aussi l'Éternel, et ils se créèrent des prêtres des hauts lieux pris parmi tout le peuple : ces prêtres offraient pour eux des sacrifices dans les maisons des hauts lieux. Ainsi ils craignaient l'Éternel, et ils servaient en même temps leurs dieux d'après la coutume des nations d'où on les avait transportés. » 

Personne ne pouvait demander aux Hébreux qui étaient convaincus de leur élection divine (Deutéronome 14.2) d’avoir des relations amicales et encore moins de s’associer avec un peuple dont l’impiété était criante. Ils n’entretenaient aucune relation avec eux depuis plus de quatorze générations (Mathieu1.17) et ce, jusqu’au moment précis où le Seigneur donna cette parabole.

Cette inimitié était si profonde que la femme samaritaine n’hésita pas à le rappeler au Seigneur lorsqu’il lui demanda à boire dans Jean 4.9 :

« La femme samaritaine lui dit : Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? - Les Juifs, en effet, n'ont pas de relations avec les Samaritains. »

Les Samaritains n’étaient ni des modèles de foi et ni des modèles de vertu. Ils étaient des adorateurs de démons et méprisaient le vrai Dieu sans en avoir vraiment la révélation(Jean 4.19-22).

Les sacrificateurs, par contre, étaient les gardiens du culte du vrai Dieu : Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ; le Créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible. Hébreux de souche, ils sont descendants d’Aaron frère de Moïse, tous fils de Lévi. Ils sont les seuls autorisés à entrer dans le temple terrestre pour offrir des sacrifices à Dieu(Nombres 18). Quiconque se hasardait à enfreindre cette interdiction le payait de sa vie (Nombres 18.7). Guides spirituels, ils avaient eux seuls le privilège d’enseigner et d’interpréter la Loi de Moïse (Malachie 2.1-9). Auréolés d’un immense prestige, ils finirent par croire que le culte de Dieu était leur propriété exclusive et ils se permettaient de s’écarter de l’esprit des Saintes Écritures et d’édicter des règles d’adoration charnelle (Matthieu 23.13-29). Assoiffés d’honneur, ils devinrent jaloux et si orgueilleux qu’ils ne pouvaient plus discerner la voix de Dieu et encore moins ses prophètes (Luc 9.22 ; Jean 7.1-32 ; Jean 12.9-11). Aussi tuèrent-ils systématiquement quiconque était utilisé puissamment par Dieu comme prophète (Matthieu 20.18 ; Luc 19.47 ; Luc 22). Pour la plupart, ils se croyaient les seuls hommes justes sur terre (Matthieu 21.15,23). Les plus dangereux étaient ceux du parti des pharisiens (Luc 11.37-52).

Les Lévites sont issus de la même tribu que les sacrificateurs. Descendants eux-aussi de Lévi, ils étaient les assistants des sacrificateurs dans tout ce qui touchait au culte de l’Éternel des armées ( Nombres 3.6 ; Nombres 18.1-6 ; I Chroniques 23). Ils jouissaient d’une grande considération en Israël à cause non seulement de leur service à côté des sacrificateurs mais aussi à cause de leur érudition biblique.

Cette position d’autorité spirituelle finit par être un piège pour les sacrificateurs et les lévites. Pour impressionner le peuple, il fallait faire de longues prières et parfois debout aux coins des rues. On proclame avec emphase ses aumônes et on n’hésitait pas à montrer à tout l’entourage qu’on jeûnait. Tout était fait pour capter la louange des hommes (Matthieu 6.1-18). Progressivement, ils s’attachèrent à la forme et abandonnèrent le fond qui est l’amour de Dieu et du prochain :

Matthieu 23.23 : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, car vous payez la dîme de la menthe, de l'aneth et du cumin, et vous négligez les choses les plus importantes de la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité. Il fallait faire ces choses-ci et ne pas omettre celles-là. »

Malgré cette kyrielle de défaut mise en évidence par le Seigneur chez la grande majorité des chefs religieux d’Israël de cette époque, le bon samaritain ne leur arrivait pas à la cheville. Les premiers adoraient Dieu avec lacune ; mais le second adorait les démons.

Seulement, le bon samaritain avait un cœur bon. Il ne s’était pas préoccupé ni de l’origine ethnique ou raciale de l’homme en difficulté ni de sa religion. Il ne s’était pas attardé non plus sur les conséquences financières de son acte de miséricorde. Il était en voyage, il devrait être pressé. En s’attardant auprès de cet homme, il pouvait être braqué à son tour. Il a juste écouté son cœur et mis sa vie aussi en danger pour aider une personne humaine comme lui.

Manifestement, l’homme dépouillé par les brigands était un Juif. S’il ne l’était pas, le Seigneur aurait utilisé le mot étranger ; s’il était un Samaritain, il l’aurait aussi dit clairement. Et c’est ce qui fait la beauté de cette parabole et lui donne davantage de profondeur pour les Juifs. Autrement, ils auraient eu de la peine à comprendre. Car, à leurs yeux, il était légitime de passer outre un étranger ou un Samaritain en difficulté compte tenu des lois sur la pureté (Lévitique chapitres 11 à 15).

Ce samaritain savait bien le mépris dont il pouvait être l’objet de la part de cet homme après son rétablissement. La loi mosaïque ne leur permettait pas d’être des amis. Mais, il décida quand même de lui sauver la vie juste par amour de la personne humaine. Il n’attendait de son acte aucune récompense ou gratification. Il fit simplement preuve d’humanisme et continua après son voyage. Ce faisant, il fut plus agréable à Dieu que ces deux religieux qui, par pure formalisme et par manque d’empathie, se détournèrent toute honte bue d’un de leurs disciples. Cela n’est pas étonnant de la part de personnes qui dépouillent les veuves et les orphelins de leur héritage au moyen de paroles trompeuses (Matthieu 12.38-40 ; 23.13,14 , ).

Le bon samaritain a agi sans tenir compte :

-de l’inimitié qu’il y avait entre Juifs et Samaritains ;

-des injustices que lui ou un parent aurait subies de la part d’un Juif ;

-du mépris possible qu’il récoltera après le rétablissement de cet homme ;

-de l’impossibilité de récupérer les sommes engagées pour les soins de cet homme ;

-des conséquences possibles pour sa sécurité en s’attardant dans cette zone ;

-de la pureté spirituelle ou non de ce Juif ;

-du qu’en-dira-t-on.

Aimer son prochain exige des sacrifices :

- le renoncement à la vengeance ;

- le renoncement à la haine ;

- le renoncement à son confort et à son argent pour aider autrui ;

- le renoncement à l’attente des louanges et des remerciements ;

- le renoncement à soi et à l’orgueil.

I Corinthiens 13.4-7 : « La charité est patiente, elle est pleine de bonté ; la charité n'est point envieuse ; la charité ne se vante point, elle ne s'enfle point d'orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s'irrite point, elle ne soupçonne point le mal,  elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité ;  elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout. » 



Pasteur Dewis HILLAH



























Le chrétien et le travail

 

Le chrétien et le travail



Le travail est d’essence divine ; c’est une institution de Dieu pour tous les hommes. Après la création des cieux et de la terre, Dieu a placé l’homme dans un jardin où il y avait de quoi vivre sans se déranger ; et pourtant, Il lui donna l’ordre de le cultiver et de le garder :

« L'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant. Puis l'Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l'orient, et il y mit l'homme qu'il avait formé. L'Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal… L'Éternel Dieu prit l'homme, et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder. » Genèse 2.7-9, 15 .

Pourquoi travailler lorsqu’on a tout pour vivre de manière convenable?

Le travail, c’est la vie !

La Bible, dans les tout premiers versets, nous révèle que le travail est d’essence divine. Par le travail, Dieu créa les cieux et la terre et tout ce qui s’y trouve. Il les créa en six jours de labeur et se reposa de son travail le septième jour.

« ... en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour : c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié. » Exode 20.11 

Par la perfection inimitable de ses œuvres, Dieu révèle au plus incrédule des hommes non seulement son existence mais surtout son caractère travailleur.

Et cette nature travailleuse de Dieu colore tout l’univers :

Les anges de Dieu travaillent ;

Les animaux travaillent.

Il est donc impensable que Dieu cautionne la fainéantise ou bénisse le paresseux. Dieu Lui-même n’a-t-Il pas déclaré que l’homme mangera à la sueur de son front (Genèse 3.19) ?

Et n’est-il pas écrit dans le Nouveau Testament ceci :

« Car, lorsque nous étions chez vous, nous vous disions expressément: Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus. Nous apprenons, cependant, qu'il y en a parmi vous quelques-uns qui vivent dans le désordre, qui ne travaillent pas, mais qui s'occupent de futilités. Nous invitons ces gens-là, et nous les exhortons par le Seigneur Jésus-Christ, à manger leur propre pain, en travaillant paisiblement. » II Thessaloniciens 3.10-12


Le travail est communément défini comme « un labeur, une tâche, un effort soutenu pour faire quelque chose, en parlant de l’esprit comme du corps ». Par extension, le travail, c’est aussi « une activité professionnelle, un emploi ». Le travail peut donc faire référence à une activité directement productive ou non, génératrice de revenu ou non. Le travail peut être physique ou purement intellectuel ; il peut être ludique ou non. A l’échelle planétaire et au travers des périodes de l’histoire, le travail est toute activité licite qui a de l’utilité pour autrui. Selon les États, les coutumes, le code moral d’une communauté donnée, une activité condamnée par la Bible peut être considérée comme licite. C’est le cas des péripatéticiennes (prostituées), des tenanciers de fumoir de haschich ou de chicha … dans certains pays européens. C’est ce que II Thessaloniciens 3.10-12 appelle « futilités »

Pour le chrétien qui marche à la lumière de la Parole de Dieu, il n’existe aucune ambiguïté à ce niveau : le chemin est déjà balisé ! Rien de ce qui est interdit par la Bible ne peut être l’objet de sa profession. Et tout travail que Dieu lui donne pour sa subsistance doit être fait avec zèle et recherche de perfection. Que cela soit directement pour lui-même ou pour le compte d’autrui. Être infidèle en cela, c’est pécher (Colossiens 3.22-25) :

« Serviteurs, obéissez en toutes choses à vos maîtres selon la chair, non pas seulement sous leurs yeux, comme pour plaire aux hommes, mais avec simplicité de cœur, dans la crainte du Seigneur. Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes, sachant que vous recevrez du Seigneur l'héritage pour récompense. Servez Christ, le Seigneur. Car celui qui agit injustement recevra selon son injustice, et il n'y a point d'acception de personnes. » Colossiens 3.22-25 


Il doit tout faire avec excellence selon la grâce qui lui a été donnée afin de ne pas attirer sur le nom du Seigneur et sur l’Église le déshonneur. Car il n’y a pas une plus grande honte pour l’Église qu’un chrétien qui mendie son pain. C’est d’ailleurs pour cela, entre autres choses, que la solidarité était agissante dans l’Église primitive(Deutéronome 15.11 ; Actes 4.34 ; II Corinthiens 9.9).

Dans tout ce que nous entreprenons selon la volonté de Dieu et dans l’obéissance à ses commandements, nous avons cette promesse :

« L'Éternel fera de toi la tête et non la queue, tu seras toujours en haut et tu ne seras jamais en bas, lorsque tu obéiras aux commandements de l'Éternel, ton Dieu, que je te prescris aujourd'hui, lorsque tu les observeras et les mettras en pratique... » Deutéronome 28.13

Un chrétien authentique est un descendant d’Abraham par la foi et, par là-même, héritier des promesses de Dieu faites aux Juifs :

« Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse. » Galates 3.29 

Il y aura des circonstances extérieures indépendantes de notre volonté qui parfois peuvent nous laisser sans ressources (aléas climatiques, calamités naturelles, famines, chômage, guerres, épidémies, persécutions religieuses ); le Seigneur est fidèle et veillera à nous tirer d’affaires le plus vite possible afin que nous puissions vivre dignement.

Cependant, chercher le bien-être matériel ne suffit pas pour s’assurer le bonheur ; car Dieu nous a créés d’abord pour servir à la louange de sa gloire (Éphésiens 1.3-6) ; Il nous a créés pour l’adorer. Voilà ce pourquoi le Seigneur Jésus-Christ s’adressant aux Juifs de son époque déclara :

« Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l'homme vous donnera ; car c'est lui que le Père, que Dieu a marqué de son sceau. » Jean 6.27 

Il ne s’agit donc pas de course effrénée pour s’enrichir à tout prix, de promotion ostentatoire de biens mal acquis ou d’exercice passionné de cupidité. La Bible évidemment condamne ces choses (Proverbe 28.16 ; Éphésiens 5.3 ; Colossiens 3.5 ; I Thessaloniciens 4.6 ; II Pierre ) :

« Car l'amour de l'argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments. Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur. »

 I Timothée 6.10, 11 

Il s’agit de marcher comme les géants de la foi des temps anciens qui, malgré les grandes bénédictions financières qui étaient les leurs, n’ont jamais oublié qu’ils étaient des pèlerins sur cette terre. Ils marchaient avec Dieu et ne travaillaient que pour la manifestation de la gloire de Dieu.



Pasteur HILLAH Dewis









Le chrétien et la coutume

 




Le chrétien et la coutume



Colossiens 2.8

L’une des raisons avancées par les adversaires irréductibles du Christianisme pour le combattre est son rejet systématique des coutumes et traditions. Et leur argument-massue est que le Christianisme est une religion importée contraire aux traditions ancestrales et de surcroît un objet d’aliénation promu par le Colonisateur en vue d’anéantir toute velléité d’autodétermination. En fait, il s’agit d’un mauvais procès, car il est impossible à un homme de rejeter intégralement sa culture et sa tradition. S’il le faisait, il ne pourra plus vivre parmi les siens ni les amener à adopter sa nouvelle religion.

La foi, il est vrai, est une adhésion du cœur à des croyances religieuses ; et qui dit religion doit s’attendre à des règles, interdits, lois à observer strictement.

La coutume, quant à elle, est "la manière d’agir établie par l’usage chez un peuple, dans un groupe social …" La coutume n’est pas le fruit d’une révélation divine ; elle n’en a même pas la prétention. Très souvent, certains l’assimilent à la tradition ; ce qui est contestable, puisqu’il y a une différence entre les deux notions même si elle est ténue. La tradition est plutôt "la façon de transmettre un savoir abstrait ou concret, de génération en génération par la parole, par l’écrit ou par l’exemple." C’est aussi, dans un sens plus étendu,"une manière de penser, de faire ou d’agir, qui est un héritage du passé" ; et qui dit héritage parle de transmission. Le Christianisme, par contre, et en particulier le Christianisme évangélique, revendique son origine révélée donc divine. Il est convaincu de la divinité de Jésus-Christ et du caractère intégralement inspiré de la Bible. A partir donc de là, le chrétien ne peut plus se soumettre totalement à une coutume qui n’est ni universelle ni entièrement fiable. «Vérité en-deça des Pyrénées, erreur au-delà.» La coutume est relative, locale et changeante. Elle résulte du brassage entre les communautés, les peuples et les nations. Elle s’élabore au gré des prescriptions des autorités politico-religieuses en dehors de toute contradiction ou débat communautaire. Elle est avant tout le fruit de la culture. Elle n’est pas entièrement mauvaise en soi, ni totalement anti-biblique ; elle recèle en elle-même de certaines valeurs morales et pratiques si positives, si utiles, si humanistes voire indispensables à la vie en société qu’il ne viendrait à l’esprit de personne de sensée de les mépriser : l’obéissance aux parents, le respect des aînés, la soumission aux autorités administratives, la solidarité familiale, les bonnes manières en société, les exhortations à fuir la paresse et la mendicité, la condamnation du sexe avant le mariage, de l’adultère, de l’inceste et des déviances sexuelles, la réprobation de l’arrogance, de l’orgueil, de la vanité et de l’égoïsme, l’altruisme, l’amour du prochain, l’hospitalité entre autres sont manifestement d’inspiration divine.

L’apôtre Paul parlant aux chrétiens de Rome disait :

 Romains 2.14-16 « Quand les païens, qui n'ont point la loi [la thora ou pentateuque], font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n'ont point la loi, une loi pour eux-mêmes; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour. C'est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes. » 

Oui, Dieu, notre Créateur, a placé dans chaque âme vivante la notion du bien et du mal, du licite et de l’illicite, du bienséant et du malséant. Hélas, certains hommes et certains groupes d’hommes rejettent ces valeurs universelles pour se livrer à des pratiques contraires au bon sens . Il est difficile aujourd’hui de promouvoir l’anthropophagie rituelle, les sacrifices humains, le trafic d’organes à des fins cultuelles, l’exposition aux animaux sauvages des enfants nés d’une certaine manière, le veuvage traditionnel, les mariages forcés, le mariage des mineures, la polyandrie, l’échangisme, l’exclusion de la femme de la succession de ses ascendants…

C’était pourtant des coutumes autrefois établies ! Et pourquoi aujourd’hui les condamne-t-on ? Eh bien, à l’évidence, elles n’étaient vraiment pas justes. C’est ici l’occasion de se désoler des aberrations venues d’ailleurs qui foisonnent actuellement dans nos sociétés africaines au nom du modernisme.

C’est contre toutes ces pratiques coutumières erronées que La Bible qualifie de "Vaines manières de vivre" (I Pierre 1.17-25) que se dresse en fait le Christianisme, selon ce qui est écrit dans Romains 12.2 et Éphésiens 4.17-32 que nous citerons en partie :

Éphésiens 4.17-19«  Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c'est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées.

 Ils ont l'intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur cœur. 

Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d'impureté jointe à la cupidité. »

Même si c’est une tradition religieuse qui tente de violer un commandement de Dieu au motif de rendre un culte à Dieu, le chrétien doit s’opposer à cela. Le passage de Marc 7.8-13 est assez édifiant à cet égard :

« Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes.  Il leur dit encore : Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition. Car Moïse a dit : Honore ton père et ta mère ; et : Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais vous, vous dites : Si un homme dit à son père ou à sa mère : Ce dont j'aurais pu t'assister est corban, c'est-à-dire, une offrande à Dieu, vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou pour sa mère, annulant ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie. Et vous faites beaucoup d'autres choses semblables.»

Combien encore aujourd’hui, à l’image de ces pharisiens et scribes du temps du Seigneur Jésus, privent leurs ascendants et parents de tout soutien au motif qu’ils ont fait un vœu à Dieu  (I Timothée 5.8)?

Combien, à cause de la foi chrétienne, ont rejeté leurs familles et leurs villages (I Jean 3.17) ?

Combien refusent sans raison valable de composer avec leur entourage non chrétien (Romains 12.14-18) ?

La foi chrétienne n’est pas contre la coutume et encore moins contre les relations conviviales ; mais elle s’oppose à tout ce qui est contraire à la bonne manière de vivre édictée par la saine doctrine biblique. Elle s’oppose aux traditions humaines d’inspiration douteuse ; elle se dresse contre tout enseignement d’homme de nature à conduire à la violation de la volonté de Dieu. Elle invite le chrétien à la soumission (Romains 13) et au respect des lois de sa communauté, si et seulement si elles ne violent pas l’enseignement de la Bible (Actes 4.19). La foi chrétienne nous enseigne à ne médire de personne (Tite 3.2 ; I Pierre 2.1) ; elle nous refuse la moquerie du prochain(Psaume 1) et la compagnie des hommes violents (Proverbe 22.24 ; Proverbe 3.31). Le Christianisme enseigne au chrétien la douceur, le pardon et le respect des autres (Romains 12.17-21 ; ). La foi chrétienne ne nous enseigne pas à nous moquer de ceux qui n’acceptent pas notre foi ou notre conception de la vie chrétienne, mais au contraire, à les convaincre de la justesse de notre foi avec douceur et respect (I Pierre 3.5 ; II Timothée 4.2). Si effectivement je suis dans la vérité, je ne ferai pas usage de mensonge, de moquerie ou de diffamation pour gagner mon frère à mes convictions religieuses. Le mensonge vient du diable (Jean 8.44), et tout menteur est un enfant du diable (I Jean 3.4-10). Le Christianisme nous enseigne que l’amour de Dieu passe d’abord par l’amour du prochain (I Jean 4.7, 16) :

I Jean 4.20 : « Si quelqu'un dit : J'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur ; car celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas? »

II Jean 1.6 :«  Et l'amour consiste à marcher selon ses commandements. C'est là le commandement dans lequel vous devez marcher, comme vous l'avez appris dès le commencement. »



Pasteur Dewis HILLAH