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lundi 2 septembre 2024

La prière efficace

 

La prière efficace

 

Jacques 5.16b-18

I Pierre 3.12


« Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l'a enseigné à ses disciples. » (Luc1.1), telle fut la requête qu’un des disciples, un jour, adressa au Seigneur Jésus-Christ . Le Seigneur, en réponse à cette requête, leur enseigna comment adresser la parole à Dieu ; car prier, c’est parler à Dieu, c’est aussi parler avec Dieu.

            Cette prière modèle est connue par les chrétiens de tous bords sous le nom de "Pater- Noster" ou du "Notre Père" ou encore  de " l’Oraison Dominicale".

Ce modèle de prière nous révèle à qui adresser nos prières et ce que nous devons demander à Dieu dans nos prières. Il s’agit donc, pour l’essentiel, des grands types de requêtes que nous devons présenter au Seigneur dans nos moments de communion avec Lui. Cependant, le "Notre Père" ne nous indique pas en lui-même les préalables à l’exaucement de la prière, c’est-à-dire comment être sûr de faire une prière efficace.

            Bien avant d’indiquer à ses disciples ce qu’il convient de demander à Dieu, le Seigneur avait, lors de ce Sermon sur la montagne, mis en exergue quelques obstacles à l’exaucement de nos prières. Et tout au long de ses enseignements, du début de son ministère jusqu’à sa crucifixion à Golgotha, Il a continué par rendre ses disciples attentifs aux attitudes et comportements qui favorisent l'exaucement ou font obstacles à la prière.

Les obstacles à la prière peuvent être regroupés en quatre (4) grands groupes :

  1. Le rejet de l’existence d’un Dieu unique

            Celui qui ne croit pas en l’existence d’un créateur du ciel et de la terre appelé Dieu, ne peut honnêtement pas lui adresser une prière. Si, par convenance sociale, à la demande d’un tiers, il adressait une prière à Dieu, il n’obtiendra aucune réponse car Dieu ne répond qu’à ceux qui le connaissent et qui croient en Lui :
Hébreux 11:6 : « Or sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. »

            Il en est de même de ceux qui, séduits par des esprits mauvais, se livrent à des cultes de démons en toute bonne foi. Les exaucements qu’ils reçoivent ne viennent pas de Dieu mais d’esprits séducteurs, car Satan lui-même se déguise en ange de Dieu :
2Corinthiens 11:14 : « Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. »

  1.  Le rejet de la Divinité du Seigneur Jésus-Christ  

Une série de versets bibliques nous rappelle que dans la Nouvelle Alliance, le seul chemin pour aller à Dieu le Père est Jésus-Christ :
Jean 1:18  : « Personne n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a fait connaître. »
Jean 3:16 : « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. »
Jean 5:22, 23 : « Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent
le Père. Celui qui n'honore pas le Fils n'honore pas le Père qui l'a envoyé. »

Jean 6:40 : « La volonté de mon Père, c'est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour. »  
Jean 14:6 : « Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »


Matthieu 11:27 : « Toutes choses m'ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père ; personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
1Jean 4:1-3 : « Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. 
Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, c'est celui de l'antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde. »
1Jean 4:15 : « Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. »

 Jean 2:23 : « Quiconque nie le Fils n'a pas non plus le Père ; quiconque confesse le Fils a aussi le Père. »

            Eu égard aux versets qui précèdent, le rejet de Jésus-Christ entraîne par là-même le rejet du Père. Celui donc qui rejette le Fils n’aura jamais la révélation du Dieu Vivant. Et n’ayant pas la révélation du Père, il ne peut espérer recevoir l’exaucement de ses prières encore moins échapper aux sortilèges des agents du diable. Il ne peut espérer échapper au Jugement Dernier car il n’a pas la Vie Éternelle :
1Jean 5:12  : « Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. »

  1.   Le rejet de l’ordre moral établi par Dieu
    (Exode 20, 22, 23.1-24 ; Lévitique 18 ; 20.8-23, 27 ;


    Le rejet de l’ordre moral établi par Dieu se manifeste par une profonde haine de tout ce qui de près ou de loin ressemble aux préceptes moraux issus de la Parole de Dieu et de ceux qui la pratiquent. Évidemment, on rejette toute idée de Jugement Dernier et on se gausse de l’existence possible de l’enfer (Proverbes 9.7 ; Psaumes 10.2-11 ; Psaumes 50.16-23). On préfère croire au concept de la réincarnation. Pour de telles personnes, on peut racheter ses mauvais actes en les compensant par une somme importante de bien. En vérité, il n’en est rien.
     En effet, la Bible déclare que nous ne pouvons jamais pratiquer le bien jusqu’à mériter le ciel, selon qu'il est écrit que :
    Romains 3:10-12, 20, 24-28 : « ... Il n'y a point de juste, pas même un seul ; nul n'est intelligent, nul ne cherche Dieu ; tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul ; 
    Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c'est par la loi que vient la connaissance du péché.
     et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C'est lui que Dieu a destiné à être une victime propitiatoire, pour ceux qui auraient la foi en son sang, afin de montrer sa justice, parce qu'il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, de montrer sa justice  dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus. Où donc est le sujet de se glorifier? Il est exclu. Par quelle loi? Par la loi des œuvres? Non, mais par la loi de la foi. Car nous pensons que l'homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. »

et encore
 Ésaïe 64:5 : « Nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé ; nous sommes tous flétris comme une feuille, et nos crimes nous emportent comme le vent. » ;
Galates 2:16 : « Néanmoins, sachant que ce n'est pas par les œuvres de la loi que l'homme est justifié, mais par la foi en Jésus-Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus-Christ, afin d'être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi »
 Éphésiens 2:8-9 : « Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. »
 


Car le bien que nous voulons faire peut être contraire à la volonté de Dieu ou préjudiciable à autrui. Aussi est-il impossible de se sauver par ses bonnes œuvres. Et comme il est impossible que nos bonnes œuvres Lui soient agréables, Il n’écoutera jamais nos prières qui sont une abomination devant Lui :
Proverbes 28:9 : « Si quelqu'un détourne l'oreille pour ne pas écouter la loi, sa prière même est une abomination. »
Proverbes 28:13 : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. »

  1.   Le rejet de la foi chrétienne ou l’apostasie

            L’apostasie est le fait de renier les enseignements de Jésus-Christ en marchant d’une manière indigne de la foi chrétienne. La dispensation de la grâce a une exigence plus élevée en sainteté que la dispensation de la Loi. La grâce nous enseigne à fuir l’impiété et les convoitises de ce siècle comme nous le confirme le passage suivant :

Tite 2:11,12 : « Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, ... »
 

Si donc un chrétien estime au-dessus de ses forces, l’obéissance aux commandements de Dieu et qu’il en arrive à renoncer à lutter contre le péché jusqu’au sang (Hébreux 12.1-4), qu’il sache qu’il a apostasié (II Timothée 3.1-5). L’apostat n’a plus rien à espérer de Dieu. Il n’est plus son enfant.

            Le rejet de la foi chrétienne peut se manifester par :

-La violation permanente et consciente d’un commandement du Seigneur  (I Jean 3.9,10;) ;
-Le refus de faire ou d’accomplir la volonté de Dieu (Matthieu 7.21-23) ;
-Le refus de l’appel au sacerdoce (Matthieu 19.16-24) ;
-Les mauvaises fréquentations spirituelles (II Jean) ;
-La marche dans la mondanité ( Marc 8.34; Matthieu 10.38,39) ;
-La promotion des doctrines de démons, c'est-à-dire de faux enseignements ( I Timothée 4.1,2) ;
-La prière pour la mort de ses ennemis (Matthieu 5.38-48 ; 19.19) ;
-La haine des frères en Christ, même s’ils ne sont pas de notre dénomination ( Matthieu 5.20-26 ; I Jean 3.11- 19  ) ;
-Le refus de prendre soin de ses parents ou le fait de le faire avec négligence (I Timothée 5.8  ).

Comment prier ?

            Le chrétien dont la conscience est en paix avec Dieu (I Jean 3.20) peut aller avec assurance devant le trône de la grâce de Dieu pour présenter ses requêtes (Hébreux 4) ; cependant, il doit avoir à l’esprit ces six(6) choses :

 

  1. Formuler ses requêtes selon la volonté de Dieu

    La Bible déclare que si nos requêtes sont conformes à sa volonté, nous devons nous attendre à l’exaucement :
     I Jean 5:14-15 : « Et la confiance que nous avons en lui, c'est que, si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous exauce. Et si nous savons qu'il nous exauce, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons de lui les choses que nous avons demandées. »

Connaître la volonté de Dieu pour les véritables enfants de Dieu n’est pas si difficile, puisque le Saint-Esprit leur a été donné pour les conduire dans toute la vérité (Jean16.13, 14). Il ne faut surtout pas demander pour satisfaire ses convoitises mondaines ou pour un objectif criminel (Jacques 4.1-4).

 

 

  1. Présenter ses requêtes sans douter

    Présenter ses requêtes en doutant de leur possible exaucement est une grave erreur (Jacques 1.5-8). Il faut croire (Matthieu 7.7-11) en « espérant contre toute espérance ». La foi défie toujours les règles de la rationalité. Elle est « une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas.»(Hébreux1.1). Si vous regardez à la réalité, vous aurez des raisons légitimes de douter, de craindre l’échec. Souvenez-vous de l’expérience de l’apôtre Pierre marchant sur l’eau à la rencontre du Seigneur ; il
    perdit pied parce qu’il avait douté comme nous le lisons ici :

Matthieu 14:25-31: « A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer. Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C'est un fantôme! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris. Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c'est moi ; n'ayez pas peur! Pierre lui répondit : Seigneur, si c'est toi, ordonne que j'aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à  enfoncer, il s'écria : Seigneur, sauve-moi! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté? »
Manifestement, le doute anéantit toujours le miracle.

  1. S’appuyer sur les promesses de Dieu écrites dans la Bible

    À la lecture de la Bible, nous découvrons comment les saints de l’Ancien et du Nouveau Testaments priaient. Ils s’appuyaient toujours sur les promesses écrites de Dieu qui sont dans la Bible (II Chroniques 6 ; Néhémie 1 ; ).
    Il y a plus de trois mille (3000) promesses dans la Bible. Au détour des pages de la Bible, vous les rencontrerez et les noterez au besoin dans un calepin ; elles vous seront très utiles dans les moments d’épreuves ou de tentations. Elles fortifieront votre foi et consoleront vos cœurs. C’est l’épée de l’Esprit dont parle Éphésiens 6:17 :
    « Prenez aussi le casque du salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu. »
    C’est une arme très puissante, redoutée de Satan. Veuillez bien en abuser.

  2. Confesser avec foi les promesses d’exaucement reçues de Dieu lors de vos prières.

    Il faut distinguer la confession positive des occultistes et autres tenants de la pensée positive, de la confession de la Parole de Dieu (Logos et Rhema). Le logos est la Prophétie écrite (II Pierre 1.20) que nous appelons Bible. Le rhema est la parole que Dieu adresse directement et spécialement à un ou plusieurs de ses enfants. Le rhema peut être reçu lors de la méditation biblique ou de la prière. C’est souvent la réponse à une prière ou à une préoccupation qui est dans notre esprit. Le rhema n’a rien à voir avec les fausses déclarations prophétiques qui ne sont que des paroles en l’air, à la différence des vraies déclarations prophétiques.

  3. Rendre constamment grâce à Dieu et cultiver l’esprit de louange

    La louange est "un discours ou paroles par lesquels on relève le mérite de quelqu'un, de quelque action, de quelque chose."
    Elle est donc la confession de la nature, des attributs, des œuvres et du caractère de Dieu, bref, de Sa grandeur. La louange est un sacrifice d’agréable odeur à Dieu :

    Hébreux13:15 : « Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c'est-a-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. »

    La louange transforme les circonstances et nous introduit dans la présence de Dieu. (Psaumes 22.4 ;  II Rois 3.15 ; II Chroniques 20.1-29 ; Actes 16.24-26)
    L’action de grâces, quant à elle, est une attitude de cœur et une manifestation de notre gratitude à Dieu pour tous ses bienfaits à notre endroit. 
    Phil 4:4-7 : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. » 

  1. Prier avec persévérance

    Le Seigneur Lui-même nous recommande de prier avec persévérance (Luc 18.1-8). Dieu, dans sa Souveraineté, peut décider de retarder l’exaucement d’une prière, parfois pour des raisons indépendantes de notre volonté. Le Seigneur Jésus-Christ nous exhorte donc à persévérer dans la présentation de nos requêtes jusqu’à l’exaucement (Luc 11.5-13) :
    Éphésiens 6:18  : « Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints. » 

Combien de fois prier par jour?


La Bible nous recommande de prier sans cesse :

Luc 21:36 : «Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d'échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l'homme. »
Il ne s’agit pas de prier cinq fois par jour ou même plus, mais Il s’agit de prier sans cesse, de prier constamment comme nous l’indique I Thessaloniciens 5.17 :

« Priez sans cesse. »


Où prier ?


             Partout où nous sommes, nous pouvons prier silencieusement, sans faire du bruit, sans montrer aux autres que nous sommes en train de prier ou de jeûner. Le Seigneur a reproché ces travers au peuple Juif lors de son ministère terrestre :

Matthieu 6:1, 5, 6 : «Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus ; autrement, vous n'aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »


Matthieu 6:17,18 : « Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.  »
            Si le fardeau est particulièrement lourd sur notre cœur, il vaut mieux nous isoler pour épancher notre cœur devant le Roi des rois. Il ne sert à rien de perdre une précieuse bénédiction de Dieu pour des glorioles.

            La prière est la clé d’une vie triomphale sur la chair, sur le monde, et sur le royaume des ténèbres. C’est une affaire sérieuse que malheureusement nous négligeons. Combien de bénédictions perdues juste par ignorance ! Combien de projets anéantis par manque de temps pour la prière ! Combien de vies détruites par mépris pour la prière !

Le ministère terrestre de Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ a été spécialement marqué par une vie de prière intense. Il nous faut en prendre de la graine.



                                                  Pasteur Dewis HILLAH

dimanche 15 août 2021

La maîtrise de soi

 

La maîtrise de soi



La maîtrise de soi est la quatrième étape sur le chemin de la croissance spirituelle (II Pierre 1.5,6). Elle est le verrou qu’il faudrait sauter avant de parvenir à la piété qui est l’amour de Dieu. Nul ne peut prétendre parvenir à l’obéissance à Christ et par ricochet à la vie éternelle sans en avoir la possession. La maîtrise de soi est une arme essentielle qui nous préserve des nombreux pièges et tentations du diable. Au sujet de celui qui possède la maîtrise de lui-même, la Bible déclare qu’il a plus de valeur qu’un grand conquérant, c’est-à-dire, plus de valeur que celui que Dieu a choisi bien avant la fondation du monde pour l’accomplissement de ses desseins éternels :

Proverbe 16.32 : « Celui qui est lent à la colère vaut mieux qu'un héros, et celui qui est maître de lui-même, que celui qui prend des villes.» 

La maîtrise de soi, dans l’Ancien Testament, est la traduction d’un groupe de mots hébreux (mâshal rûach) qui a le sens de "diriger son esprit, contrôler son esprit, dominer son esprit et même régner sur son esprit". Dans le Nouveau Testament, le mot grec équivalent est « egkrateia » qui est rendu en français par le mot tempérance.

La tempérance recouvre tour à tour, selon les contextes, le sens de modération, sobriété, continence, abstinence, circonspection, contrôle de soi, retenue, réserve, domination de soi... maîtrise de soi.

La maîtrise de soi, pour paraphraser les versions Ostervald et King James, est le fait d’être "maître de son cœur" ou d’être  "le seul et unique gouverneur de son esprit" (Proverbe 16.32). Cela sous-entend que celui qui est maître de lui-même n’est soumis à aucune influence extérieure, n’est contrôlé par aucun esprit étranger à sa personne hormis l’Esprit de Dieu en lui. De ce fait, un tel homme a la domination de ses passions et désirs, et il ne peut plus être influencé par les tromperies et tentations de Satan, ou par ses propres pulsions charnelles. Un tel chrétien a la victoire sur la chair et le monde (Galates 5.24). De manière permanente et absolue, cela est impossible, car la Bible nous rappelle par la bouche de l’apôtre Jean que :

« Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous.»  I Jean 1.8 

Dieu, tout en nous exhortant par le verset qui précède à l’humilité, n’attend pas moins de nous que nous luttions contre le péché jusqu’au sang (Hébreux 12.1-4). Dieu connaît les faiblesses de notre chair (Matthieu 26.41 ; Marc 14.38) et nous demande de nous confier en lui pour avoir la victoire sur Satan et ses mauvaises œuvres (Jean 15.1-8) ; autrement, c’est l’échec assuré :

 «  Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. » Jean 15.5

Seul Dieu peut nous donner la tempérance ou maîtrise de soi comme le confirme Galates 5.22 :

« ...le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance (la maîtrise de soi); »

Tout effort basé sur des rituels, récitations de psaumes, des ablutions et prières spéciales, est totalement inutile. C’est une œuvre entièrement dépendante du Saint-Esprit qui par sa présence en nous libère dans nos cœurs les fruits de l’Esprit et l’amour de Dieu (Romains 5.5). Aucune éducation spirituelle, aucun exercice de méditation, aucune cérémonie occulte, aucune école de sagesse, aucune formation ne peut nous donner la vraie maîtrise de soi.

Nul, s’il n’a Jésus-Christ, ne peut y parvenir. Croire qu’on peut l’obtenir par un effort personnel, sera source d’une grande déception. Un tel candidat expérimentera la véracité de cette expression proverbiale très populaire :  « Chassez le naturel, il revient au galop ».

Nul ne peut donc avoir la maîtrise de soi ou plus simplement la victoire définitive sur le moindre péché s’il n’est disciple de Christ. Ce que le monde appelle maîtrise de soi n’est qu’un effort de contrôle physique ; il ne s’agit nullement de la domination de son esprit comme l’entend Proverbe 16.32. Non, il s’agit plutôt, en nous permettant cette analogie, d’un volcan sous-marin en ébullition.

La maîtrise de soi s’exerce dans trois grands domaines dans la vie du disciple de Christ : L’esprit, l’âme et le corps(I Thessaloniciens 5.23)

I- L’esprit ou le cœur

Le cœur est le siège de :

-La raison ;

-La pensée ;

-Des émotions ;

-Des sentiments ;

-Des désirs ;

-La volonté.

Marc 7.21-23 nous le confirme :

«Car c'est du dedans, c'est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l'homme.»

Le cœur est aussi le siège de :

-La religiosité (Math15.8) ;

-La foi (Marc 11.23 ; Luc 24.25) ;

-L’incrédulité (Héb 3.12) ;

-L’égarement (Héb 3.10) ;

-La cupidité(Math 6.21) ;

-L’endurcissement du cœur (Math 13.15 ; Marc 3.5) ;

-La révélation de la parole de Dieu (Math 13.19) ;

-La tristesse et la joie (Jean 16.6 ) ;

-L’angoisse (II Cor 2.4) ;

-L’adoration et la louange (Eph 5.12).

Celui qui veut donc avoir la maîtrise de lui-même doit d’abord maîtriser son esprit. L’esprit est le gouvernail par lequel notre corps est dirigé soit par Dieu, soit par le diable (Jean 3.2). Si notre esprit est pur, Dieu l’utilise pour l’avancement de son œuvre (Luc 6.45). Voilà ce pourquoi la Bible nous donne cette exhortation :

« Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie. » Proverbe 4.23 

et encore

  « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu! » Matthieu 5.8

Comme nous le voyons donc, la maîtrise de son esprit est capitale pour la vie éternelle.

II- L’âme

L’âme, c’est ce qui vit dans le corps. Si l’âme quitte définitivement le corps, le corps meurt et retourne à la poussière (Jacques 2.26).

L’âme, notre propre personne, est ce qui répond quand on nous appelle ou quand on nous parle. C’est aussi l’âme qui va en jugement(). L’âme est la personne agissante. L’âme est le seul maître à bord lorsque notre esprit n’est pas régénéré (Tite 3 .5 ; Eph 2.22) pour être l’habitation de l’Esprit de Christ et du Saint-Esprit. Elle décide d’obéir ou non aux sollicitations de notre esprit. Elle est devant Dieu responsable de tout péché que nous commettons. Selon que nous avons reçu ou non une éducation morale ou religieuse, elle rejette ce qui lui semble mauvais.

L’âme possède aussi :

-Une pensée ;

-Une volonté ;

-Des sentiments ;

-Des émotions ;

-Des désirs ;

-Le raisonnement ;

-La connaissance du bien et du mal.

L’âme peut donc refuser de pécher et lutter jusqu’au sang, en s’appuyant sur le Seigneur (Heb 12).

La Bible pour cela nous invite à :

« … renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines » Tite 2.12


III- Le corps

Le corps est ce qui se meut chez les humains, la partie visible de notre être. Il est la seule partie corruptible de notre être. Il possède aussi :

-Des désirs (la faim, la soif, l’appétence sexuelle, le sommeil, le repos...) ;

-Des émotions (la haine de la douleur, le sentiment de bien-être physique...) ;

-Une volonté (le refus de jeûner, le refus de rester éveillé, la prédilection pour un ou des mets ou la forte envie de manger un aliment particulier ... ).

Le chrétien se doit d’assujettir son corps de crainte qu’il ne le conduise à violer la volonté de Dieu et à perdre ainsi la récompense finale. L’apôtre Paul écrivait en toute connaissance de cause ces paroles :

«Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d'être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres. »  I Corinthiens 9.27

Il n’est donc pas question de se laisser aller à :

-La fornication ;

-L’adultère ;

-L’alcoolisme ;

-La bagarre ;

-La querelle ;

-L’avarice ;

-La violence ;

-La vengeance ;

-L’injure ;

-La rancune ;

-La colère ;

-La gloutonnerie ;

-La bouffonnerie ;

-La paresse ;

-L’orgueil ;

-La méchanceté ;

-La vanité ;

-...

Le message biblique, dans son ensemble, invite le croyant depuis l’Ancienne alliance à rechercher et à cultiver ensuite la maîtrise de soi dans tous les domaines de sa vie.

L’image, la forte, pour nous montrer à quel point celui qui ne se maîtrise pas, est sans protection et donc en grand danger se trouve dans le Proverbe 25.28 :

« Comme une ville forcée et sans murailles, ainsi est l'homme qui n'est pas maître de lui-même. »



Pasteur Dewis HILLAH

vendredi 13 août 2021

Gaïus, un modèle d’amour fraternel

 


Gaïus, un modèle d’amour fraternel



    Combien comme Gaïus de III Jean ont reçu le témoignage de l’Église primitive et de l’immense apôtre Jean au sujet de son amour pour les frères en Christ ? Ils sont très peu ceux à qui le Saint-Esprit de Dieu a rendu un pareil témoignage, les laissant pour exemple à la postérité. Nul ne sait avec précision s’il s’agit du Gaïus qui résidait à Corinthe et dont la mention a été faite dans Romains 16.23 :

« Gaïus, mon hôte et celui de toute l'Église, vous salue. Éraste, le trésorier de la ville, vous salue, ainsi que le frère Quartus. »

Ce Gaïus avait un sens élevé de l’amour fraternel au point où il avait hébergé dans sa maison non seulement les réunions de l’Église locale mais aussi l’apôtre Paul qu’il assistait fidèlement de ses biens. Peut-être bien qu’il s’agissait de Gaïus le Macédonien compagnon d’œuvre de l’apôtre Paul qui fut malmené par les ouvriers et collègues de Démétrius lors de leur révolte contre l’évangile prêché par l’apôtre Paul et ses co-ouvriers (Actes19.24-29). Peut-être même du Gaïus de Derbe, homme courageux qui décida de participer au cortège de l’apôtre Paul pour le protéger contre des Juifs qui cherchaient à le tuer (Actes 20.3-5).

Toujours est-il que ce Gaïus, sur qui nous n’avons aucune précision dans l’épître, a reçu ce grand témoignage :

«J'ai été fort réjoui, lorsque des frères sont arrivés et ont rendu témoignage de la vérité qui est en toi, de la manière dont tu marches dans la vérité. ...  Bien-aimé, tu agis fidèlement dans ce que tu fais pour les frères, et même pour des frères étrangers, lesquels ont rendu témoignage de ta charité, en présence de l'Église. » III Jean 1-3,5-6

La pratique de l’amour fraternel était très répandue dans les Églises locales en ces temps-là. Et il ne pouvait en être autrement puisque la confession de la foi chrétienne exposait à de graves persécutions, comme la spoliation de ses biens, le rejet familial, la mise au ban de la communauté ou la mort. Aussi était-il normal de s’attendre à des gestes de solidarité tels que mentionnés dans Actes 2.44-46 et Actes 4.32,34,35. Mais, Gaïus, quant à lui, allait au-delà de ce qui était la norme. Non seulement, il pratiquait l’hospitalité, la distribution d’argent et de nourriture aux frères de l’Église locale et aux frères étrangers, il y mettait aussi beaucoup de zèle et de fidélité ! Son engagement à assister efficacement les frères dans leurs besoins était si remarquable qu’il était devenu un sujet de louange. Gaïus était loué non seulement par les membres de l’Église locale mais aussi par les visiteurs étrangers, qui, de retour chez eux, ne manquaient jamais de lui rendre un vibrant hommage quant à sa marche pleine d’amour fraternel et de vérité en Christ. Manifestement, il sortait du lot. Gaïus était devenu aux yeux des Églises non seulement l’exemple à suivre en matière d’amour fraternel mais aussi en matière de fidélité aux commandements de Dieu. Son amour pour Dieu était vraiment frappant (I Jean 4.12 ; III Jean 1-3).

Gaïus, en bon dirigeant de l’Église locale où il était en service, ne dépouillait pas les brebis du Seigneur ; au contraire, il pourvoyait fidèlement aux besoins des démunis et marquait sa déférence à l’autorité ecclésiastique dont il dépendait en obéissant à ses ordres. Ce qui n’était pas le cas de Diotrèphe, un homme méchant et haineux. (III Jean 1-4, 9-11).

« Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ; car l'amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. » I Jean 4.7

Pasteur Dewis HILLAH

Pourquoi les hommes doivent- ils adorer Dieu ?

 

Pourquoi les hommes doivent - ils adorer Dieu ?




        La question relative au bien-fondé de l’adoration du Créateur de l’univers ne se pose même pas pour l’athéisme, l’agnosticisme et l’antithéisme. Car, pour les premiers, Dieu n’existe pas ; pour les deuxièmes, Dieu est impossible à appréhender par l’esprit humain ; et pour les derniers, il n’existe pas un Dieu créateur, Dieu transcendant qui soit hors de la matière. Mais pour les monothéistes et surtout pour les chrétiens, cette question est au centre même de leur existence terrestre, puisqu’elle déterminera le lieu où chacun passera l’éternité à sa mort.

Selon donc que vous aurez adoré ou non votre Créateur, vous vous retrouverez à votre mort soit au paradis soit en enfer.

Adorer est, au sens premier, « l’honneur qu’on donne à une divinité en lui rendant le culte qui lui est dû. ». Adorer Dieu, c’est l’honorer ; c’est le craindre (Deut 10.20 ; Luc 4.8) ; c’est le servir. C’est aussi la stricte observance des règles et préceptes liés au culte divin ; l’obéissance vertueuse à la volonté de Dieu (Mathieu 7.21-23 ; Luc 6.47-49 ).

Pour le chrétien, c’est l’observance stricte des commandements de Dieu contenus dans la Bible (Exode 20.1- 17; Ésaïe 1). Sous la grâce, cette adoration de Dieu commence par l’acceptation de la divinité de Jésus-Christ de Nazareth(I Jean 5.20) :

«Et c'est ici son commandement : que nous croyions au nom de son Fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, selon le commandement qu'il nous a donné. »  I Jean 3.23 

« Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, c'est celui de l'antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde.  » I Jean 4.2,3

« Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. » I Jean 4:15 

« Quiconque croit que Jésus est le Christ, est engendré de Dieu ; et quiconque aime Dieu qui l'a engendré, aime aussi celui qui est engendré de lui. »I Jean 5.1  (Ostervald)

« Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est d'un plus grand poids ; or, c'est là le témoignage que Dieu a rendu de son Fils. Celui qui croit au Fils de Dieu, a le témoignage de Dieu en lui-même ; celui qui ne croit point Dieu, le fait menteur, puisqu'il n'a pas cru au témoignage que Dieu a rendu de son Fils. Et voici le témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle ; et cette vie est dans son Fils. Qui a le Fils, a la vie ; qui n'a point le Fils de Dieu, n'a point la vie. » I Jean 5.9 -12

Celui donc qui refuse de passer par Jésus-Christ perd son temps en invoquant Dieu. Jésus-Christ lui-même déclara à l’un de ses disciples :

« Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » Jean 14.6 

L’adoration de Dieu est une institution divine ; c’est un ordre auquel toute créature de Dieu doit obéir (Exode 20.1-6 ; Deut 5.29 ; 6.24 ; 8.6 ; 13.14 ; Éphésiens 1.3-12) :

«  Tu craindras l'Éternel, ton Dieu, tu le serviras, tu t'attacheras à lui, et tu jureras par son nom. »Deutéronome 10.20 

La prescription par notre Créateur de son adoration ne participe pas à un besoin de louange venant des humains ou à une soif de gloire ou de grandeur. Dieu est souverain et absolument grand avant la création de l’homme. Sa divinité, Sa gloire et Sa grandeur sont établies de toute éternité et étaient célébrées dans les tabernacles éternels (Luc 16.9) bien avant la création du ciel et de la terre et des hommes qui y vivent (Ésaïe 6.1-7 ; Ézéchiel 1.3-28 ) :

«Aussitôt je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu'un était assis. Celui qui était assis avait l'aspect d'une pierre de jaspe et de sardoine ; et le trône était environné d'un arc-en-ciel semblable à de l'émeraude.  Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre vieillards assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d'or. 

Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d'yeux devant et derrière.  Le premier être vivant est semblable à un lion, le second être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a la face d'un homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle qui vole. Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes, et ils sont remplis d'yeux tout autour et au dedans. Ils ne cessent de dire jour et nuit : Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout Puissant, qui était, qui est, et qui vient!  Quand les êtres vivants rendent gloire et honneur et actions de grâces à celui qui est assis sur le trône, à celui qui vit aux siècles des siècles, les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône, en disant : Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l'honneur et la puissance ; car tu as créé toutes choses, et c'est par ta volonté qu'elles existent et qu'elles ont été créées. » Apocalypse 4.2-11

Dieu n’a vraiment pas besoin de notre adoration pour se sentir Grand, Puissant ou Souverain. C’est plutôt nous qui avons besoin de l’adorer pour les raisons suivantes :

1-Être sauvé du Jugement dernier (Mathieu 12.37 ; Jean 4.7-14 ; I Jean 5.11,12 ; Actes 16.31 ; Apocalypse 20.11-15) ;

2-Être béni (Deutéronome 28.1-14 ; Lévitique 28.3-13) ;

3-Être secouru dans nos détresses et être sur la bonne voie (Jean 10.27,28 ; II Pierre 2.9) ;

4-Être délivré de la domination de Satan et de ses séductions (Luc 10.19 ) ;

5-Avoir de l’autorité sur les démons et être délivré de leurs oppressions et tourments (Marc 16.17) ;

6-Avoir la puissance spirituelle pour secourir notre prochain (Mathieu 10. 5-8 ; Marc 16.18) ;

7-Avoir toute la connaissance de la vérité spirituelle (Jean 16.13) ;

8-Avoir le courage et la force d’aller prêcher la Bonne Nouvelle du Royaume (Actes 1) ;

9-Être protégé de l’injustice.


Tous ceux qui parfois s’étonnent sincèrement de ce pourquoi Dieu laisse Satan et ses enfants malmener l’humanité, ont ici la réponse : C’est le refus de certains d’obéir à Dieu qui produit toute cette souffrance sur la terre. Si tous observaient strictement les commandements de Dieu, il n’y aurait plus d’injustices, de brimades, de guerres et de souffrances. Il n’y aurait plus besoin de se protéger contre son voisin ou contre des voleurs. Plus personne ne craindrait un empoisonnement, un assassinat, un envoûtement. On ne parlerait plus de prévarication, de détournements de fonds publics, d’escroquerie ou même de rançonnement. Il n’y aurait plus de viol, plus d’adultère, plus d’abandon de foyer, plus de jalousie… plus de souffrance.

Hélas, nous sommes nombreux à haïr Dieu ; et à être énervés par l’ enseignement de "ce" Jésus-Christ qui nous donne si mauvaise conscience. Dans ces conditions, il nous faudra supporter le dur règne de Satan et une éternité de souffrance.

Psaume 23



Pasteur Dewis HILLAH