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vendredi 2 octobre 2020

Le prophète et l’enchanteresse

 

 

 

Le prophète et l’enchanteresse


L’histoire d’Élie et des prophètes de Baal (I Rois 18.17-46) est un véritable classique dans les églises de Jésus-Christ.

Ce récit biblique est illustratif de la grandeur souveraine de Dieu sur les faux dieux des nations païennes. Il met au prise, le prophète Élie et les prêtes de la divinité phénicienne Baal. C’est un récit épique qui ne laisse personne indifférent. Même nos enfants qui, d’ordinaire, sont si portés à la distraction, n’acceptent pas se laisser distraire par quoi que ce soit lorsqu’on parle de cet évènement historique. Les faits ont eu lieu en Israël sous le règne du très mauvais roi Achab (I Rois 16.30,31), fils du non moins mauvais roi Omri (I Rois 16.25,26). Ces prêtes de Baal étaient arrivés en Israël à la suite du mariage d’Achab avec la princesse Jézabel, fille d’un roi phénicien de Tyr et Sidon nommé Ethbaal (I Rois 16.31). Jézabel dont le nom signifie "Baal est l’époux" est la véritable personne derrière la scène qui a combattu Elie.

Jézabel était une femme dominatrice, méchante et corrompue (I Rois 21.1-16). Grâce à ses artifices, elle était arrivée à soumettre son mari à sa volonté et à prendre dans l’ombre le pouvoir en Israël (I Rois 21.25,26). Rusée et très habile, elle est arrivée à imposer, avec la complicité de son mari, le culte de Baal et d’Astarté à tout Israël (I Rois 16.31-33).

D’origine païenne, Jézabel ne connaissait pas l’Éternel des Armées et ne croyait qu’aux divinités Baal et Astarté.

Elle leur fit construire des temples, les équipa, et fit venir des prêtres dont elle pourvoyait à l’entretien pour officier ce culte (I Rois 18.19). Elle fit tuer un grand nombre de serviteurs de Dieu qui s’opposèrent à ce culte (I Rois 18.3,4 ; I Rois 19.14) contraire aux ordonnances de Dieu reçues par le Prophète Moïse (Exode 20). Progressivement, à force de violence et de persuasion, elle réussit dans son entreprise.

Au moment où elle s’y attendait le moins, Dieu suscita un homme, prophète de son état, Élie le Thischbite, pour mettre fin à ce culte abominable (I Rois 17.1).

Élie pria Dieu de fermer le ciel pour montrer au peuple d’Israël l’incapacité de ce culte païen de Baal et d’Astarté à donner la pluie(Jacques 5.17). La Bible nous relate les faits :

Élie alla se présenter devant Achab pour annoncer qu’ il n’y aura ni pluie ni rosée jusqu’à ce que lui, Élie, ne l’ordonne (I Rois 17.1).

Une grande sécheresse s’abattit sur le pays d’Israël. Elle dura trois ans et six mois (Jacques 5.17). Au fur et à mesure que le temps passait, la sécheresse devenait de plus en plus dure dans le pays. Achab fit chercher partout Élie afin de le contraindre par le corps à mettre fin à cette sécheresse (I Rois 18.10), car la famine était grande à Samarie (I Rois 18.2). Au terme des trois ans et demi, Dieu envoya Élie parler à Achab (I Rois 18.1) pour qu’il invite les prophètes de Baal et le peuple à le rencontrer sur la montagne du Carmel (I Rois 18.19,20). Au jour fixé, Élie harangua les enfants d’Israël et les engagea à choisir entre l’Éternel des Armées et Baal. Puis il lança un défi aux prophètes de Baal :

« I Rois 18:21  Alors Élie s'approcha de tout le peuple, et dit : Jusqu'à quand clocherez-vous des deux côtés? Si l'Éternel est Dieu, allez après lui ; si c'est Baal, allez après lui! Le peuple ne lui répondit rien.

I Rois 18:22  Et Élie dit au peuple : Je suis resté seul des prophètes de l'Éternel, et il y a quatre cent cinquante prophètes de Baal. 

I Rois 18:23  Que l'on nous donne deux taureaux; qu'ils choisissent pour eux l'un des taureaux, qu'ils le coupent par morceaux, et qu'ils le placent sur le bois, sans y mettre le feu ; et moi, je préparerai l'autre taureau, et je le placerai sur le bois, sans y mettre le feu. 

I Rois 18:24  Puis invoquez le nom de votre dieu ; et moi, j'invoquerai le nom de l'Éternel. Le dieu qui répondra par le feu, c'est celui-là qui sera Dieu. Et tout le peuple répondit, en disant : C'est bien! »

Bien entendu, les prophètes de Baal ne purent faire descendre le feu sur leur holocauste après de longues heures malgré tous leurs sortilèges. Élie, construisit un autel avec douze grosses pierres d'après le nombre des tribus des enfants d'Israël et creusa tout  autour un fossé ayant une contenance d'environ 23,4 litres*. Il plaça du bois sur l'autel puis mit en morceaux son taureau qu'il disposa dessus. Il demanda ensuite  aux enfants d'Isrël d'y verser quatre(4) jarres d'eau trois(3) fois de suite, soit douze(12) jarres d'eau, de sorte que, et les morceaux du taureau, et le bois qui doit servir de combustible, et les pierres, et le sol, soient mouillés à l'extrême de manière à couper court à toute pensée de supercherie. A son tour, Elie pria à peine, et l’Éternel l’exauça. Le feu divin tomba sur l'holocauste d'Elie, consumant d'un seul coup et offrande et autel. Le peuple, subjugé par cette manifestation glorieuse de Dieu, se repentit et se tourna vers son Dieu, l'Eternel des Armées (I Rois 18.25-39).

Élie fit arrêter tous les prophètes de Baal et les égorgea tous (I Rois 18.40).
Et dans les minutes qui suivirent, la pluie tomba sur le royaume d’Achab 
(I Rois 41-45).
Achab en informa Jézabel, et elle chercha à tuer Élie, en vain
(I Rois 19.1,2).

Élie continua, malgré ses menaces, à prophétiser (I Rois 21.17-26).
Malgré la multitude des sortilèges de Jézabel, malgré toute la puissance de l’armée d’Achab, elle ne put lui mettre la main dessus et encore moins le tuer ; et ce, jusqu’à ce que Élie soit enlevé vivant de la terre... La fin de Jézabel fut à la hauteur de sa haine contre Élie : elle mourut misérablement selon les paroles prophétiques d'Elie ( II Rois 9.30-37).

                                                                                                    Pasteur Dewis HILLAH


*Dans I Rois 18.32 le mot Mesure en hébreu est סְאָה (Séa). Il est égal à 1/3 d'épha qui vaut 35 litres, soit 11,70 litres. Deux meures font donc 11,7 litres x 2.















mercredi 30 septembre 2020

Comment échapper au mauvais sort ?

 

Comment échapper au mauvais sort ?


Psaume 91

Nombres 23.23


La mythologie des peuples regorge de récits mystico-religieux où foisonnent les méfaits des sorciers artificieux et méchants combattus par des divinités bienveillantes ou par des hommes vaillants disposant eux-mêmes de pouvoirs quasi divins. Pour se protéger du mauvais œil ou du mauvais sort jetés par ces sorciers, chaque peuple a sa recette merveilleuse. Selon les croyances religieuses, cela va de simples incantations aux rituels complexes incluant des sacrifices sanglants, le port d’objets au pouvoir magique (talisman), la privation de nourritures, des bains de purification et bien d’autres pratiques religieuses. Très peu d’hommes, de par le monde, doutent sincèrement de l’existence des sorciers et de la virulence de leurs sortilèges.

Le sortilège est une opération magique, d’essence démoniaque, qui vise à nuire à une personne, à ses biens, à ses animaux ou à ses récoltes ; c’est le fait de lui jeter un mauvais sort. Cette opération peut utiliser juste des malédictions ou s’appuyer sur des objets matériels représentant parfois la personne visée. Les effets des sortilèges sont multiformes et produisent parfois la mort ; aussi sont-ils redoutés à juste titre par toute personne douée de bon sens. Sous les tropiques, par endroits, cette crainte est si forte que le législateur a qualifié ces pratiques de sorcellerie et les a mises au rang d’infraction criminelle. Voilà ce pourquoi le web foisonne actuellement d’annonces de soi-disant "grands maîtres spirituels ", de voyance pure, de marabouts, d’exorcistes, de féticheurs et d’herboristes-guérisseurs. Et les clients à la recherche de ce genre de prestation ne manquent point.

Dans un monde déshumanisé qui ressemble de plus en plus à une jungle, ils sont devenus, par ces temps qui courent, à côté de gurus, de faux pasteurs et religieux de tout poil, le dernier recours de tous ceux qui ne savent plus à quel saint ou divinité se vouer pour trouver un peu de répit devant les nombreux problèmes qui les assaillent. Et comme des pigeons, ils se font plumer sans pitié.

Et pourtant la solution est juste à côté, dans la Bible.

L'Ancien Testament nous révèle dans le livre des Nombres aux chapitres 21, 22, 23 et 24 comment Balak fils de Tsipor, roi de Moab fut effrayé par la facilité avec laquelle Israël défit Sihon roi des Amoréens et Og roi de Basan dont il dévoua tout le peuple par interdit en ne laissant personne en vie (Nombres 21.24-26 ; 33-35). Ils s’emparèrent de tout son pays et s’y établirent. Aussi fit-il appel à Balaam selon ce qui est écrit dans nombres 22.1-6 : 

« Les enfants d'Israël partirent, et ils campèrent dans les plaines de Moab, au-delà du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho. Balak, fils de Tsippor, vit tout ce qu'Israël avait fait aux Amoréens. Et Moab fut très effrayé en face d'un peuple aussi nombreux, il fut saisi de terreur en face des enfants d'Israël. 

Moab dit aux anciens de Madian : Cette multitude va dévorer tout ce qui nous entoure, comme le bœuf broute la verdure des champs. Balak, fils de Tsippor, était alors roi de Moab.  Il envoya des messagers auprès de Balaam, fils de Beor, à Pethor sur le fleuve, dans le pays des fils de son peuple, afin de l'appeler et de lui dire : Voici, un peuple est sorti d'Égypte, il couvre la surface de la terre, et il habite vis-à-vis de moi. Viens, je te prie, maudis-moi ce peuple, car il est plus puissant que moi ; peut-être ainsi pourrai-je le battre et le chasserai-je du pays, car je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis est maudit. »

Balaam était un devin réputé très efficace pour bénir ou maudire c'est-à-dire jeter un sortilège ; il savait user d’enchantements c'est-à-dire de sortilèges pour nuire et cela lui réussissait ; autrement il ne jouirait pas de cette si grande réputation. Ne sachant pas que Israël était le peuple élu de Dieu, il s’était imaginé que cela se passerait aussi facilement que les fois précédentes. Balaam donc, motivé par les présents de Balak, reçut favorablement la première délégation ; mais l’Éternel refusa qu’il maudisse Israël (Nombres 22.12,13). Face à cette incapacité de Balaam de maudire Israël, Balak ne s’avoua pas vaincu et envoya une délégation plus considérable. Balaam était saisi par l’appât du gain. Malgré ses dénégations, il tenait à accomplir la mission à lui confiée pour recevoir davantage de présents (Nombres 22.15-19). Aussi la colère de Dieu s’enflamma-t-elle contre lui (Nombres 22.20-41) et il fut obligé de bénir Israël (Nombres 23.1-24) malgré lui. Quatre fois Balaam voulut maudire Israël, quatre fois il en fut incapable et se retrouva en train de le bénir. Il comprit que la malédiction ne pouvait atteindre que ceux qui n’étaient pas sous la protection du Dieu vivant, ceux qui n’étaient pas ses enfants. Il est écrit que «Balaam vit que l'Éternel trouvait bon de bénir Israël, et il n'alla point comme les autres fois, à la rencontre des enchantements ; mais il tourna son visage du côté du désert. » (Nombres 24.1). Il renonça donc à son funeste projet.


Des paroles prophétiques que Dieu a mises dans la bouche de Balaam, nous pouvons tirer six principes divins irrévocables :

  1. Dieu ne permet pas que la malédiction atteigne ceux qu’Il a bénis ( Nombres 22.12).

  2. Nul ne peut maudire celui que Dieu n’a pas maudit (Nombres 23.7, 8, 20).

  3. Les bénédictions de Dieu ne peuvent être annulées par un homme fut-il grand devin ou sorcier (Nombres 23.8, 19, 20).

  4. Dieu protège toujours ceux qui marchent selon ses commandements et qui gardent son alliance (Nombres 23.21 ; Josué 24.9, 10).

  5. Les sortilèges, les enchantements, les gris-gris, les envoûtements, la sorcellerie, le mauvais œil, le mauvais sort et autres artifices du monde des ténèbres ne peuvent en rien nuire à ceux qui appartiennent au peuple de Dieu (Nombres 23.23).

  6. Tout projet de malédiction de l’enfant de Dieu se transforme par la Puissance de l’Esprit de Dieu en bénédiction (Deutéronome 23.5).


Sous la Nouvelle Alliance, ces principes divins de protection des enfants de Dieu contre la force des malédictions et sortilèges se trouvent renforcés :

  1. Tous ceux qui acceptent Jésus-Christ comme leur sauveur reçoivent de Dieu le pouvoir de chasser les démons :

Marc 16 : 17 « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; » 

Ce pouvoir de chasser les démons met les chrétiens en position de dépouiller les sorciers, magiciens, devins, agents du monde des ténèbres de leurs puissances ténébreuses. En effet, les sorciers et autres agents du diable tiennent leur pouvoir des démons. Avec donc cette possibilité de chasser les démons, le chrétien authentique peut sans aucune difficulté neutraliser et mettre hors d’état de nuire le sorcier.

  1. Le Seigneur Jésus-Christ donne à tous ses vrais disciples le pouvoir de marcher sur toute la puissance de Satan :

    Luc 10:19 
    « Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi ; et rien ne pourra vous nuire. »

Ce dernier passage vient renforcer notre position d’invincibilité par rapport au royaume de Satan. Et cela nous place hors de leur portée si et seulement si nous nous gardons de toucher à ce qui appartient à Satan, selon que le déclare I Jean 5.18 : 

« Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point ; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas. »

Si donc l’enfant de Dieu se met à se comporter comme un incrédule et à pratiquer le péché consciemment, il se place sous l’autorité de Satan selon ce qui est écrit dans I Jean 3.4-8 :

«Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi. Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n'y a point en lui de péché. Quiconque demeure en lui ne pèche point ; quiconque pèche ne l'a pas vu, et ne l'a pas connu. Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste. Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. »

Vous ne pouvez pas violer outrageusement les commandements de Dieu et espérer mener un combat victorieux contre le mauvais sort ou les sortilèges. Car vous vous placez par là-même sous l’autorité de Satan et devenez de fait et de droit son enfant ( I Jean 3. 8). Dieu ne peut plus vous exaucer :

Jean 9. 31 : «Nous savons que Dieu n'exauce point les pécheurs ; mais, si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, c'est celui-là qu'il exauce. »

Et le Seigneur Jésus-Christ a bien dit :

Matthieu 7. 21-23 : «Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. » 

 Et comme le royaume de Satan a des règles différentes de celles du royaume de Dieu, vous vous exposez à de violentes agressions des sorciers, magiciens, enchanteurs…

La Bible déclare que : « Comme l'oiseau s'échappe, comme l'hirondelle s'envole, ainsi la malédiction sans cause n'a point d'effet. » Proverbes 26.2

Mais si la malédiction a de cause, elle vous atteindra certainement. C’est la raison pour laquelle les agents de Satan poussent les chrétiens au péché pour les atteindre plus facilement. Le péché peut être l’adultère, l’idolâtrie, la fornication, le mensonge, la colère, la querelle, la haine, le vol, la rébellion contre l’autorité, bref toute œuvre de la chair :

Galates 5.19-21 : « Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu. » 

Gardons-nous donc de collaborer par le biais du péché avec Satan, et nous bénéficierons de la protection totale de Dieu contre les sortilèges des hommes méchants. Les talismans et autres cérémonies ne nous seront d’aucune utilité. Chacun a en main la clé de la victoire. Et cette clé, c’est Jésus-Christ.

Psaumes 37 : 27 : « Détourne-toi du mal, fais le bien, et possède à jamais ta demeure. »

Psaumes 34 : 8 : « L'ange de l'Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les arrache au danger.»


Pasteur Dewis HILLAH


mercredi 16 septembre 2020

Conseils à un jeune chrétien

 


Conseils à un jeune chrétien




Il y a quelques années, le nouveau converti que j'étais alors avait reçu d'une grande sœur en Christ une cassette audio qui m'a été d'un grand secours. Cet enseignement avait pour titre : "Les quatre piliers de la vie chrétienne". Il parlait des quatre choses qu'il fallait observer sans négligence pour progresser harmonieusement dans la foi. Avec l'expérience de nombreuses années passées dans la foi et au service du Seigneur, je peux attester que cet enseignement est inspiré et extrêmement important pour le jeune chrétien. Il a été d'un grand secours pour la suite de ma marche chrétienne. 

Le Seigneur, durant son séjour terrestre en Palestine, comparait la vie chrétienne à la construction d’une maison (Mathieu 7.24), une maison dont Il était la pierre angulaire, « la principale de l’angle » (Mathieu 21.42 ; Actes 4:11 ; I Pierre 2.7). Pour bien comprendre cette analogie entre la "vie chrétienne" et la " maison bâtie", il faudrait avoir une idée précise du modèle architectural des maisons en usage en Israël au temps du ministère physique du Seigneur en Palestine. En effet, contrairement à d’autres peuples, les Juifs, majoritairement, ne construisaient pas leurs habitations individuelles en adobes (briques faites de paille et d’argile avec une certaine quantité de sable), en terre battue, en paille, en bambou ou avec des branches de palmier ou de cocotier tressées. Ils construisaient le plus souvent avec des briques en terre cuite et des pierres brutes ou taillées et tirées des roches ( Lévitique 14.34-45 ; ). De ce fait, leurs constructions avaient besoin d’une pierre angulaire pour débuter son édification, pour en assurer un alignement géométrique régulier et pour donner une grande stabilité au bâtiment par la suite.

La pierre angulaire est une « pierre de construction, généralement de grandes dimensions, placée à l’angle d’un bâtiment et jouant un rôle primordial dans le soutènement de celui-ci ». Le soutènement est «  le fait de maintenir quelque chose en place en en recevant la poussée sans fléchir ». La pierre angulaire ne se pose pas sur du sable mais sur un roc ou un rocher. C’est elle qui soutient le fondement ou la fondation de la maison chez les Juifs. Et, à partir du fondement, on élève des piliers en pierre brute, en pierre taillée, en airain ou en bois dur. Les piliers qui s’élèvent dans les quatre angles étaient les plus volumineux et les plus solides. Car, à cause de la pierre de l’angle, les maisons étaient des parallélogrammes de forme carrée ou rectangulaire. Relativement à la pierre angulaire et au fondement, la Bible déclare :

Éphésiens 2.20 : « Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. »

Actes 4.11 : « Jésus est la pierre rejetée par vous qui bâtissez, et qui est devenue la principale de l'angle. »

I Pierre 2.7 :  «L'honneur est donc pour vous, qui croyez. Mais, pour les incrédules, la pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle, et une pierre d'achoppement et un rocher de scandale ; »

Eu égard à ces versets, nous comprenons donc bien que c’est le Seigneur Jésus-Christ seul qui rend possible la construction de la maison de Dieu qui est l’Église, mais aussi la construction de la maison de chaque chrétien. Et chaque chrétien doit comprendre aussi qu’il ne peut s’écarter de l’enseignement des apôtres pour se mettre à prêcher un autre évangile (Galates 1.6-9).

Les piliers de l’angle sont les quatre choses fondamentales sans lesquelles la vie en Christ ne peut prospérer. Il s’agit de :


-La prière

-La lecture de la Bible

-La louange

-Le témoignage (de l’œuvre de Christ à la croix)


Ces quatre piliers de la foi chrétienne sont aussi semblables aux quatre roues d’une berline. Si une seule roue venait à manquer, cette voiture ne peut rouler. Et très souvent dans notre marche avec le Seigneur, il nous arrive, pour des raisons diverses, que nous n’ayons pas suffisamment de temps pour rester en Sa présence pour prier, pour méditer Sa Parole, pour le louer. Même nos réunions d’église ou d’assemblée sont chronométrées. N’ayant plus le temps pour adorer le Seigneur, il est évident que notre témoignage de son œuvre à ceux qui ne le connaissent pas soit rare et peu puissant.

Et chemin faisant, nous perdons toutes forces pour résister à la tentation et par ricochet au mal (Mathieu 26.41).

Celui qui s’est laissé vaincre ainsi par le mal est devenu un serviteur de Satan (I Jean 3.4-10). Sa part n’est plus avec Dieu au ciel mais avec Satan, l’ennemi de nos âmes.

 «  Prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez pas le fruit de votre travail, mais que vous receviez une pleine récompense. » (II Jean 1.8)

Veillons donc à garder ces quatre piliers sans faiblir.


Pasteur Dewis HILLAH



vendredi 4 septembre 2020

Le chrétien victorieux

 

Le chrétien victorieux


« Car pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche. J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m'est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement. » (II Timothée 4.6-8 ) ; telles furent les déclarations du grand apôtre Paul au soir de sa vie.

Oui, malgré notre position d’autorité dans ce monde (Matthieu 10.1 ; Marc 3.15 ; Luc 9.1 ; Luc 10.19 ; Marc 16.17) où Satan est le prince, le maître (Jean 14.30), malgré les nombreuses victoires auxquelles nous avons eu gratuitement accès par notre foi en Jésus-Christ (Romains 6.1-23), malgré notre délivrance grâce au sacrifice expiatoire du Seigneur à la croix à Golgotha (Colossiens 2.8-17), il y a encore un combat de la foi à mener contre le mal, avant la concrétisation définitive de notre victoire éternelle sur Satan et ses enfants comme nous pouvons le lire ci-dessous :

Apocalypse 3.5 : « Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs ; je n'effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges. »

Ces paroles sont bien celles du Seigneur Jésus-Christ transmises à l’apôtre Jean sur l’île de Patmos soixante trois ans(63) après son ascension, c’est-à-dire son départ de la Palestine pour le Ciel.

Est-ce à dire que nous ne sommes pas encore définitivement victorieux sur Satan et les siens ? Nullement !

Cela ne veut pas du tout dire que la protection inviolable dont nous jouissons en tant qu’enfant de Dieu peut nous être enlevée par Satan ou par les sorciers, par les magiciens ou par les autres agents de ce monde des ténèbres. 

 

Que dit la Bible ?

 

La doctrine biblique est claire à ce sujet :

  I Jean 2:14 : «Je vous ai écrit, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin. » 

Cela veut simplement dire qu’il y a un combat de la foi à mener pour demeurer ferme jusqu’à la fin dans la grâce qui nous a été offerte. Cette grâce nous indique le chemin à emprunter pour garder notre invulnérabilité devant Satan et ses agents :

 Tite 2.11-14 : «  Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. » 

 

La stratégie de Satan

 

Satan sait mieux que les enfants de Dieu que celui qui pèche est du diable (I Jean 3.4-10) et que Dieu n’exauce point les pécheurs (Jean 9.31). S’il peut vous amener à violer les commandements de Dieu de manière récurrente, il est assuré que vous serez déchu de votre position d’autorité sur lui et les siens. 

 

Ses méthodes

 

Pour vaincre Ève dans le Jardin d’Éden, il n’a pas usé de violence mais de séduction pour l’amener à désobéir à son Créateur (Genèse 3.1-7 ). Il n’en pouvait pas être autrement : Satan sait bien que s’il tentait de forcer un enfant de Dieu l’Ange de l’Éternel qui campe autour de ceux qui craignent Dieu (Psaume 34.8) lui infligerait des dommages qui mettront fin à ses activités comme ce fut le cas des anges qui n’ont pas gardé leur dignité  :

 II Pierre 2.4 :«  Car, si Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché, mais s'il les a précipités dans les abîmes de ténèbres et les réserve pour le jugement ; »

Jude 1.6 : «  ... qu'il a réservé pour le jugement du grand jour, enchaînés éternellement par les ténèbres, les anges qui n'ont pas gardé leur dignité, mais qui ont abandonné leur propre demeure ; » .

Satan, dans sa grande intelligence, a compris très tôt l’avantage qu’il avait à instiller dans la pensée des hommes de méchants sentiments de jalousie, de haine, de convoitise, de rivalité, de cupidité, d’orgueil, afin de les utiliser pour accomplir ses desseins. Il mène une véritable guerre aux hommes en les torturant avec la convoitise des richesses de ce monde (I Pierre 2.11 ). Et son unique ambition, c’est d’empêcher les hommes à accéder au ciel d’où il a été chassé après sa rébellion contre Dieu (Ésaïe 14. 45-20; Ézéchiel 28.12-19 ; Apocalypse 12.4)

 

Les armes de Satan

 

Immensément rusé, Satan a, dans son arsenal, tout une panoplie d’armes qu’il met en œuvre par ses anges déchus et par des agents humains dont il a voilé l’intelligence (II Corinthiens 3.3,4 ). Il se cache derrière (Jean 8.44) :

-Les mensonges ;

-Les manipulations de masse ;

-Les fausses religions ;

-Les faux dons spirituels ;

-Les fausses visions et prophéties  ;

-L’occultisme et la magie ;

-L’échelle des valeurs en honneur parmi les hommes ;

-La promotion des valeurs anti-bibliques dans les communautés ;

-Les us et coutumes contraires à la volonté de Dieu ;

-Les violences ;

-Les crimes rituels ;

-Les pillages ;

-Les guerres ;

-Les rébellions ;

-Les émeutes ;

-Les querelles ;

-Les vanités ;

-L’avarice ;

-Les biens de luxe futiles ;

-Le racisme ;

-L’orgueil des grands de ce monde ;

-Les plaisirs coupables ;

-Les persécutions religieuses ;

-L’impudicité ;

-L’adultère ;

-Les fornications ;

-Les avortements ;

-…

Non, Satan n’agit pas à visage découvert ; autrement tous l’abandonneront. Car il n’y a sur cette terre personne qui veuille aller dans le feu éternel.

Il procède d’abord par séduction puis, s’il y a échec, par persécution. Il se sert alors de son bras armé qui est le grand groupe des égarés pour pourrir la vie des chrétiens authentiques. Au menu :

-Injures ;

-Diffamations ;

-Moqueries ;

-Rejet ;

-Mépris ;

-Haine ;

-Violation de conscience ;

-Violence ;

-Tortures ;

-Meurtre ;

-Privations de liberté

-Destruction de biens privés ;

-Bannissement ;

-…

Tout, presque tout ce qu’il y a de méchants, d’abominables, d’inhumains y passe ; des plus grossiers aux plus raffinés. Les agents de Satan redoublent d’ingéniosité pour faire le mal, pour décourager, pour briser le pauvre chrétien. La Rome antique a servi Satan dans ce domaine avec ardeur. En lisant les récits de ces moments ténébreux, on en est profondément choqué (Actes 12..2,3 ; Actes 14.19 ; I Corinthiens 4.9-13 ; II Corinthiens 11.25). Mais tout cela n’est qu’une plaisanterie à côté des six cents ans (600) d’inquisition. Devant autant de sauvagerie, d’inhumanité, si l’on n’y prend garde, la haine gagne vite le cœur et le désir de vengeance nous submerge au point où certains font naufrage par rapport à la foi et prennent les armes. 

 

Les armes de Dieu contre les attaques de Satan


1- Le pardon et l’amour du prochain

Ces hommes et femmes au service de Satan ne sont pas bien conscients de l’extrême gravité de leurs actes. Ils n’ont pas non plus la révélation qu’ils se battent contre leurs propres intérêts. Voilà ce pourquoi, la Bible nous rappelle que nous n’avons pas à combattre les agents humains du Diable mais au contraire à prier pour eux afin qu’ils voient briller les splendeurs de l'Évangile. Par contre, nous devons affronter violemment les démons selon leurs rangs ( les principautés, les dominations, les autorités, les princes de ce monde de ténèbres, les esprits méchants dans les lieux célestes) qui, en réalité, les utilisent pour nous combattre. Il n’est donc pas question de prier pour leur mort ; ils sont, tout comme nous-mêmes, des victimes de la méchanceté de Satan :

II Corinthiens 10 : 3-4  « Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. » 

 Éphésiens 6:11-12 :«  Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. »

Pour nous délivrer du piège de la haine que Satan utilise pour nous faire perdre le bénéfice de la Vie Éternelle (I Jean 3.15), le Seigneur Jésus-Christ nous avertit du caractère inévitable de la persécution  et des grandes bénédictions que nous obtiendrons si nous la supportons patiemment :

II Timothée 3.12 : « Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés. »

Mathieu 5.10-12 : « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux! Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous. »

  I Pierre 4.12-14 : «  Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d'une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver. Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l'allégresse lorsque sa gloire apparaîtra. Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur vous. »

Il nous enseigne aussi à triompher d’elle afin d’être parfait comme notre Père Céleste est parfait ( Mathieu 5.43-48) :

Romains 12.17-21 : «  Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. S'il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère ; car il est écrit : A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s'il a soif, donne-lui à boire ; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien. »

I Timothée 5.15 : « Prenez garde que personne ne rende à autrui le mal pour le mal ; mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous, soit envers tous. »

I Pierre 3.9-12 : « Ne rendez point mal pour mal, ou injure pour injure ; bénissez, au contraire, car c'est à cela que vous avez été appelés, afin d'hériter la bénédiction. Si quelqu'un, en effet, veut aimer la vie et voir des jours heureux, qu'il préserve sa langue du mal et ses lèvres des paroles trompeuses, qu'il s'éloigne du mal et fasse le bien, qu'il recherche la paix et la poursuive ; car les yeux du Seigneur sont sur les justes et ses oreilles sont attentives à leur prière, mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal.»

Cependant, nous devons mettre en œuvre ce pardon et cet amour du prochain en nous rappelant des avertissements que le Seigneur nous a donnés dans Sa parole (Mathieu 10.16-25). Il ne s’agit donc pas d’un amour naïf et sans sagesse. Il s’agit d’une compassion mêlée de tristesse. Car ils ne sont nullement disculpés devant Dieu. Au contraire, ils porteront la peine de leurs péchés.

2- Le port de l’armure spirituelle


Le Seigneur, conscient que nous devons riposter et non rester les bras croisés devant ces attaques incessantes et douloureuses des enfants du diable, révèle les différentes pièces de l’armure spirituelle dont nous devons nous revêtir pour tenir ferme dans les moments d’épreuve dans Éphésiens 6.10-18 :

«Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante. Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. C'est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ;  mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l'Évangile de paix ; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin ; prenez aussi le casque du salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu. Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints. »

 

Les éléments de l’armure



a-La vérité (Eph.6.14b)

La vérité, c’est la Parole de Dieu ; c’est notre Seigneur Jésus-Christ (Jean 1.1 -18; Jean 14.6 ; Jean 17.17  ) ; c’est aussi la saine doctrine de Christ c’est-à-dire son enseignement ().

Il faut donc être né de nouveau pour utiliser la vérité comme ceinture. Il faut aussi ne pas être dans un mensonge doctrinal (Apocalypse 14.2-5) qui touche à la nature de Dieu ou à la nature de Christ. Car, selon leur gravité, ils peuvent vous empêcher d’avoir accès à la vie Éternelle.

b-La justice (Eph.6.14c)

Il y a la Justice de Dieu et il y a la justice de l’homme. La Justice de Dieu est Sa sainteté incorruptible, tandis que la justice du chrétien lui vient de sa foi en Jésus-Christ. Cette justice, acquise par la foi, l’oblige à rechercher et à pratiquer la Justice de Dieu c’est-à-dire la volonté de Dieu qui le conduit à la sainteté (Romains 10.1-10).

c-La prédication de l’Évangile (Eph.6.15)

Le zèle de l’Évangile de paix est la pratique active et inspirée du témoignage chrétien dans le cadre de l’exercice du ministère de la réconciliation (Romains 10.12-15 ; II Corinthiens 5.18-20 ).

d-La foi (Eph.6.16)

La foi qui sauve c’est-à-dire celle qui croit en la divinité et au sacrifice expiatoire de Jésus-Christ pour être sauvé n’est pas celle dont parle ce verset. Il s’agit de la foi pour obtenir de Dieu par la prière (Jacques1.5-8 ; Mathieu 14.22-31 ; Mathieu 15.22-28 ; Mathieu 21.18-21 ) Cette foi est basée sur la connaissance de la souveraineté de Dieu, son omniscience, sa toute-puissance, sa fidélité et sa bonté. C’est en étudiant la Bible assidûment dans la prière qu’on parvient à la profonde révélation de la nature de Dieu, notre Créateur.

e-Le salut (Eph.6.17a)

Philippiens 2.12  : « Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent ». Cette invite de la Bible n’indique pas que le salut est progressif ou doit faire l’objet d’une recherche continuelle. Ce verset nous invite à garder l’assurance du salut dans une conscience pure et sans tâche. Car l’assurance du salut nous place dans une position très confortable dans le combat contre les forces ténébreuses. Il est donc très important de veiller sur sa marche chrétienne :

I Thessaloniciens 5.8 : « Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de la charité, et ayant pour casque l'espérance du salut ; »

f-La Parole de Dieu (Eph.6.17b)

L’utilisation de la Parole de Dieu comme une épée suppose que nous l’étudions assidûment et que nous maîtrisons les promesses qui s’y trouvent. Nous devons utiliser les versets appropriés pour répondre à Satan comme le Seigneur lui-même les a employés pour fermer la bouche à Satan (Mathieu 4.1-11). Il faudrait confesser chaque fois que le besoin se fait sentir, la parole de Dieu pour éloigner le doute et l’inquiétude. Rappeler à Dieu ses promesses dans la prière pour avoir de l’assurance et obtenir la victoire sur Satan et ses démons.

g-La prière et des supplications persévérantes et ferventes (Eph.6.18)

Le Seigneur nous a lui-même invités à prier afin de ne pas tomber en tentation (Mathieu 26.41). La prière est " la respiration de l’âme" ; c’est elle qui maintient la foi vivante et rayonnante. Elle est le moment privilégié où nous rencontrons Dieu pour exprimer nos besoins et celui des autres. La prière associée au jeûne est souvent nécessaire pour venir à bout de certaines possessions démoniaques (Mathieu 17.21). La prière des saints est particulièrement agréable au Père Céleste. C’est un parfum d’agréable odeur (Apocalypse 8.2-4). Elle est très efficace pour détruire les plans du diable. Celui qui ne prie pas pour l’avancement de l’œuvre de Dieu et la paix des saints est un serviteur de Satan qui s’ignore.

Pour que cette armure soit efficace contre les attaques sournoises de Satan, il faut veiller à la présence effective de chaque élément. Si un élément venait à manquer les autres seront inopérants ; cela est encore plus vrai si le casque du salut venait à faire défaut.

Le chrétien qui est ainsi équipé spirituellement ne peut être vaincu par Satan ; comme les apôtres de Jésus-Christ, il traversera les zones de turbulence dans sa vie chrétienne sans aucune crainte.

La vie chrétienne n’est pas un long fleuve au cours tranquille. C’est une vie de combat.

Jude 24-25 : « Or, à celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire irrépréhensibles et dans l'allégresse, à Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus-Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et puissance, dès avant tous les temps, et maintenant, et dans tous les siècles! Amen! »


 


Pasteur Dewis HILLAH