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lundi 16 août 2021

Pourquoi devons-nous pratiquer la charité ?

 

Pourquoi devons-nous pratiquer la charité ?



L’apôtre Jean, au soir de sa vie, parcourait les assemblées de l’Église à Éphèse avec ce message  : « Mes petits enfants, aimez-vous les uns les autres. C’est le précepte du Seigneur ; bien gardé, il suffit » (Jérôme). Ce message qu’il aimait à répéter n’était pas exclusivement une invite à l’amour fraternel mais bien plutôt une exhortation à garder rigoureusement la charité ou amour du prochain afin d’être éligible pour le ciel. Et cette même exhortation, il l’adressa aussi à une assemblée non spécifiée de son époque (Rq : "Kyria" mot grec signifiant madame est utilisé ici de manière imagée) :

II Jean 1.4-6 « J'ai été fort réjoui de trouver de tes enfants qui marchent dans la vérité, selon le commandement que nous avons reçu du Père. Et maintenant, ce que je te demande, Kyria, - non comme te prescrivant un commandement nouveau, mais celui que nous avons eu dès le commencement, - c'est que nous nous aimions les uns les autres. Et l'amour consiste à marcher selon ses commandements. C'est là le commandement dans lequel vous devez marcher, comme vous l'avez appris dès le commencement. » 

Cet enseignement, il le tenait du Seigneur Jésus-Christ lui-même. C’est le condensé de la réponse que le Seigneur donna un jour à un pharisien, docteur de la loi, qui voulait l’éprouver en lui demandant quel était le plus grand des commandements (Mathieu 22.34-40).

L’apôtre Jean n’était pas le seul à l’enseigner ; les apôtres Pierre(I Pierre 4.8 ; II Pierre 1.3-8), Paul(I Timothée 1.5), et Jacques(Jacques 2.8) en faisaient de même.

En vérité, toute la loi c’est-à-dire toute la Bible se résume à l’amour du prochain ou charité :

Galates 5.14 : « Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Toute l’Église primitive percevait clairement que l’amour du prochain ou la charité est la loi royale ou la voie par excellence(I Corinthiens 12.31) pour parvenir à une sanctification complète sans laquelle nul n’entrera au paradis(Hébreux 12.14). En effet, comment se dégager des souillures (Actes 15.20 ; Jacques 1.27 ; II Pierre 2.20) pour entrer dans la Jérusalem céleste (Apocalypse 21.27 ; II Pierre 2.13 ; Apocalypse 3.4 ; 14.4) en refusant de pratiquer l’amour du prochain qui est un précepte du Seigneur ? C’est impossible !

L’apôtre Paul écrivit ceci aux saints de Rome :

Romains 13.8-10 : « Ne devez rien à personne, si ce n'est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a accompli la loi. En effet, les commandements : Tu ne commettras point d'adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu'il peut encore y avoir, se résument dans cette parole: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L'amour ne fait point de mal au prochain : l'amour est donc l'accomplissement de la loi ».

Comment peut-on aimer son prochain en le volant ? Comment peut-on lui manifester sa charité en lui mentant ou en le trompant ?

Quel est ce genre d’amour qui porte préjudice au bonheur de son prochain ? Est-ce en le diffamant ou en le calomniant qu’on est parfait dans l’amour ? Honnêtement, ce n’est pas en agissant par haine ou par jalousie qu’on serait sur le chemin de l’amour ! Car, en marchant dans les œuvres de la chair(Galates 5.19-21), on est plutôt dans le péché !

C’est donc pour lever toute équivoque que le Saint-Esprit par la bouche de l’apôtre Paul a énuméré les signes distinctifs de la vraie charité(I Corinthiens 13) :

Les signes de la vraie charité (I Corinthiens 13.4-7)

La charité est :

- Patiente ;

- Pleine de bonté ;

- Modeste ;

- Humble ;

- Honnête ;

- Altruiste ;

- Paisible, douce ;

- Ennemie des fausses accusations, des calomnies ;

- Contre l’injustice ;

- Amie de la vérité ;

- Indulgente, magnanime ;

- Pleine de foi ;

- Pleine d’espérance ;

- Pleine de persévérance dans la souffrance.

La charité, contrairement à l’opinion générale, est très difficile à mettre en pratique si l’on n’a pas une connaissance profonde des commandements de Dieu. Comment peut-on garder un commandement qu’on ne connaît pas ? Comment peut-on marcher dans la sainteté en violant constamment les ordonnances divines ?

Car, même lorsque nous péchons sans le savoir, nous nous rendons coupables et sommes passibles des sanctions divines :

Lévitique 5.17 :  « Lorsque quelqu'un péchera en faisant, sans le savoir, contre l'un des commandements de l'Éternel, des choses qui ne doivent point se faire, il se rendra coupable et sera chargé de sa faute. »

Pour être donc parfait dans l’amour du prochain, il nous faut connaître profondément la Bible, l’étudier et marcher selon son conseil. Pourquoi ? Il se peut que le bien que je crois faire soit une abomination aux yeux de Dieu. Si je me rends complice d’un acte répréhensible en ne dénonçant pas le coupable ou pire en l’aidant à détruire les preuves de sa culpabilité, suis-je en train de lui faire du bien ? La notion du bien n’est pas la même dans toutes les communautés. Sous certaines latitudes, on encourage les homosexuels à s’affirmer, alors que sous d’autres, on réprime sévèrement cette orientation. Ailleurs, l’inceste, la zoophilie et la nécrophilie ne choquent pas grand monde ; mais, sous nos latitudes, c’est un sacrilège, une abomination à faire vomir. Le coupable, s’il ne prend pas promptement le large, se fera à coup sûr étriper. Le mal est contagieux ! A force d’avoir les oreilles rebattues par ces crimes contre nature, on finit par s’y habituer ; et ce qui était un sacrilège finit par tomber dans la banalité et devient presque normal.

Au point où on appelle le mal bien et le bien mal (Ésaïe 5.20) !

Fort heureusement, nous avons la Bible pour nous indiquer le bon chemin. Et c’est elle qui nous jugera au Dernier Jour, selon ce qui est écrit dans Jean 12.47-49.

Le chrétien se doit donc de refuser tout ce qui à l’apparence du mal au nom du véritable amour. Il doit tenir ferme pour la vérité, même devant les chantages affectifs. Les comportements manipulatoires ne sont pas dignes de personnes sérieuses et encore moins de chrétiens.

Nul ne peut prétendre avoir l’amour du prochain s’il marche selon son bon vouloir, au gré de ses convoitises. Car, celui qui marche selon ses convoitises marche dans la chair ; et celui qui marche dans la chair ne peut obéir aux commandements de Dieu (Romains 8.1-8).

La charité est la marque distinctive du chrétien mature. Elle est, au demeurant, la dernière étape de la croissance spirituelle (II Pierre 1.5-7). Elle est le couronnement d’une vie chrétienne vertueuse, persévérante et patiente dans l’épreuve. Le chemin vers la maturité spirituelle n’est pas un long fleuve tranquille. Le chemin vers la maturité est parsemé d’épreuves, de tentations et d’embûches. Chaque pas sur cette voie est un acte de foi et de courage. Et Dieu sait la somme de souffrances qu’un chrétien authentique doit supporter pour persévérer dans l’obéissance à Sa Parole dans ce monde de plus en plus libertaire et libertin.

Dans le Pentateuque déjà, Dieu rappelait aux hommes le type de relation qui doit exister entre eux (Lévitique 19.1-4, 9-18) :

Lévitique 19.18 : « Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l'Éternel.» 

Dieu attend donc que les humains s’entraident, s’aiment et vivent en parfaite harmonie sur la terre. Notre Créateur veut que nous nous aimions d’un amour sincère et sans hypocrisie (Romains 12.9a). Que de chemin nous reste-t-il à faire !

  « Veillons(donc) les uns sur les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes œuvres. » Hébreux 10.24

« Que tout ce que vous faites(donc) se fasse avec charité! » I Corinthiens 16.14 



Pasteur Dewis HILLAH

Une Invitation à notre devoir de prière





Une invitation à notre devoir de prière



II Chroniques 7.14 : «  Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie, et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies,-je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays.»


Psaume 91

Marc 11.22-26

I Jean 3.21, 22

I Jean 5.15

Matthieu 18.19

Jean14.12-15

Jean15.16


Les chrétiens que nous sommes ne pouvons nous réjouir ou même rester indifférents à l’hécatombe mondiale causée par la covid-19. Tous les jours que Dieu fait, les média annoncent la progression de la pandémie et, comme dans une liturgie mortuaire de masse, égrènent les statistiques des décès par pays. Les chiffres sont ahurissants ! Mais derrière ces décès se cachent de grandes douleurs. Des hommes et des femmes meurent comme des chiens, loin de la présence et de l’affection des leurs. Des familles empêchées de conduire elles-mêmes leurs défunts à leur dernière demeure. Des couples séparés à jamais par une mort cruelle. Des orphelins qui ne connaîtront plus jamais les délices de la chaleur parentale. Des familles endeuillées ou dans de grandes difficultés financières, ne pouvant bénéficier de voisins logés à la même enseigne. La covid-19, vraiment, a déclaré la guerre à l’humanité !

Dans cette situation de détresse mondiale les chrétiens doivent, certes, absolument suivre les consignes des autorités sanitaires à divers niveaux, mais aussi et surtout se tourner vers leur Créateur et Seigneur Jésus-Christ pour implorer son secours. Ils doivent, tout naturellement, prier pour obtenir, la protection de Dieu sur eux-mêmes et leurs familles, sans omettre de supplier Dieu pour la guérison des malades de par le monde.

Cependant, cette épreuve effrayante et très douloureuse ne doit pas nous faire oublier que :

  1. Les autorités politico-administratives sont les tout premiers en faveur de qui nous devons élever des prières à Dieu car, elles sont déterminantes pour la victoire dans cette guerre contre la covid-19. Constamment sous une pression immense, elles ont donc grand besoin d’un énorme soutien spirituel afin de prendre des décisions éclairées et propices à l’éradication de la covid-19, tout en réfléchissant à l’assistance financière et matérielle à apporter aux plus pauvres.

  2. Le corps médical est le premier corps professionnel au front contre la covid-19. Ces hommes et femmes sont les soldats sanitaires qui, armes à la main, luttent inlassablement pour délivrer l’humanité de l’extinction. Ils mènent cette guerre au prix de leur vie pendant que plusieurs sont calfeutrés chez eux et jouissent de la chaleur du cocon familial. Nombreux parmi eux, sous d’autres cieux, sont tombés. Ils paient le plus lourd tribut à la Covid-19. Nous leur devons des prières incessantes et des jeûnes réguliers. Nous devons prier pour leurs enfants et leurs conjoints. Demandons donc à Dieu de les couvrir du précieux sang de Jésus-Christ versé à la croix pour le salut des hommes afin qu’ils reviennent chez eux en vie et que leur travail soit béni et couronné de succès.

  3. Les Forces de l’ordre sont le troisième groupe le plus sollicité et le deuxième corps professionnel le plus exposé. C’est eux qui veillent et veilleront sur notre sécurité jour et nuit. Laissant femmes, enfants et parents à la Grâce de Dieu, ils partent sans être sûrs de revenir sains et saufs. Ils mènent une vie sacrificielle pour que vive la nation. Nous leur devons un très grand respect et une immense reconnaissance. Ils sont, avec les médecins, les plus courageux de nous tous. Élevons donc à Dieu des requêtes et supplications en leur faveur.

  4. Il y a aussi les journalistes qui s’efforcent de nous donner des informations précieuses pour notre sécurité sanitaire et physique dans cette période troublée et dangereuse. Ils s’exposent pour obtenir des informations fiables et, souvent, doivent faire eux-mêmes les investigations nécessaires pour éviter les mensonges et manipulations dont le politique est parfois friand. Ils ont besoin de nos prières pour leur sécurité sanitaire et physique de même que pour le discernement nécessaire à la collecte des informations.

Enfin, prions pour tous les fonctionnaires qui, pour la bonne marche de l’État, reçoivent du public. Ils multiplient tous les jours leurs chances de contracter ce méchant coronavirus.
Ils travaillent tous pour notre bien-être sans incitation financière particulière en ces moments où la mort se répand comme une peste parmi les nations. Que notre gratitude infinie à leur endroit se traduise par le zèle dans le jeûne et la prière en leur faveur.

Prions également pour que la paix soit dans nos cœurs et sur la terre. Portons donc toutes les nations dans la prière avec ferveur. Sachant bien que notre paix dépend aussi de la leur. Au demeurant, les médicaments, matériel et fournitures médicales que nous utilisons viennent pour la plupart de ces nations-là ; sans oublier que plusieurs compatriotes et membres de nos familles résident et travaillent à l’extérieur.

Que jamais notre foi en Dieu ne défaille et que jamais notre nature humaine compatissante et chaleureuse ne fléchisse les genoux devant ce coronavirus sournois, terrifiant et mortel pour devenir égoïste. Donnons-nous la main dans l’amour.


  Pasteur Dewis HILLAH


dimanche 15 août 2021

PRIONS POUR NOTRE PAYS ET LE MONDE





PRIONS POUR NOTRE PAYS ET LE MONDE


Père Éternel, nous Te disons merci pour Ta fidélité envers Tes enfants et Ton amour infini envers les hommes.

Tu es celui qui fait lever le soleil sur les méchants et les bons ; et Tu ne prends pas plaisir à la mort du méchant. Tu es celui qui redonne vie aux os desséchés, qui ramène à la vie ceux qui sont déjà morts. C'est à Toi qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire aux siècles des siècles.

En ces moments où les ténèbres couvrent la face de la terre et que nous tes créatures humaines sommes dans une grande détresse, nous implorons Ton secours et Te prions d'étendre Ta main afin que des prodiges et des miracles de guérison s'opèrent en faveur de tous ceux qui sont malades. Nous Te prions, Seigneur, d'avoir compassion de tous ceux qui sont bien portants afin qu'ils ne soient pas touchés par ce virus. Nous prions pour tous ceux qui sont confinés de part le monde entier, qui sont en difficultés matérielles et financières, Seigneur nous Te prions de pourvoir à leurs besoins . Seigneur ainsi que Tu l’as fait pour la veuve de Sarepta, que " la farine qui est dans le pot ne manque point et que l'huile qui est dans la cruche ne diminue point, jusqu'au jour où Tu mettras fin à cette pandémie."

Nous remettons entre Tes mains nos gouvernements et les autorités sanitaires de nos pays, afin qu'éclairés par le Saint-Esprit, ils prennent les mesures appropriées pour l'éradication de ce virus sur toute la terre. Nous prions spécialement pour le corps médical, afin que Tu le préserves de la contamination durant son service en faveur des malades.

Nous Te prions d'apaiser les cœurs de tous ceux qui sont affolés, de les amener à placer leur confiance en Jésus-Christ, et à savoir que rien n'arrive à Ton peuple sans Ta volonté.

Nous prions que Tu éloignes de Tes enfants tous les faux prophètes et charlatans qui viendront leur faire croire qu'ils détiennent la solution. Nous Te supplions de donner aux uns et aux autres la discipline et la patience nécessaires pour appliquer les règles d'hygiène prescrites, et accepter le confinement. Nous prenons autorité sur les démons de confusion, de désespoir et de rébellion dans nos vies. Accorde-nous en ces moments de grandes difficultés, la sagesse, l’intelligence et le discernement. Remplis nos cœurs de l'amour du prochain. Béni sois-Tu Seigneur aux siècles des siècles !


Au nom de Jésus-Christ nous avons prié. Amen !


Pasteur Dewis HILLAH



Les entraves à l’épanouissement du nouveau-né en Christ

 



Les entraves à l’épanouissement du nouveau-né en Christ



Les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs ! Ainsi se résume la vie spirituelle de la plupart des nouveau-nés en Jésus-Christ. Leur zèle pour le christianisme s’étiole devant les nombreuses entraves qui ne manquent jamais de se dresser sur leur chemin. S’il est vrai que plusieurs de ceux qui adoptent le Christianisme comme religion n’expérimentent pas toujours la nouvelle naissance en Jésus-Christ, il y a de nombreuses personnes qui, en toute connaissance de cause, courageusement ont accepté d’emprunter le sentier étroit (Matthieu 7.13, 14) de la privation, de l’opprobre et de l’incompréhension de ceux pour qui la prédication de la croix est une folie (I Corinthiens 1.18). Seulement, devant l’étendue de l’adversité présente en eux-mêmes, plusieurs se découragent et progressivement retournent dans les ténèbres.

Car, contrairement à l’obstacle qui, au sens premier, est "ce qui s’oppose au passage, un "empêchement" frontal, une vive opposition, l’entrave est plutôt, "ce qui gêne, ce qui retient" la marche.

L’entrave était à l’origine le "lien qu’on met aux jambes d’un animal, ou une traverse suspendue par une corde à son cou, pour gêner sa marche" de sorte à l’empêcher d’aller trop loin. Ce dispositif était utilisé, non pour bloquer le mouvement de l’animal comme le ferait l’obstacle, mais pour limiter la mobilité de la bête. L’obstacle est externe au nouveau-né en Christ mais l’entrave est interne. L’entrave est le produit de tout ce qui vient de notre nature pécheresse héritée d’Adam(Épître aux Romains) après notre conversion authentique et radicale au Christianisme. L’entrave est ce que produit la vie propre de l’âme,  qui est, selon la Bible, la chair(Romains 6) ; c’est aussi ce que certains théologiens appellent le moi (Galates 2.20). La nature Adamique ne vient pas de Dieu ; elle vient du diable qui l’a créée en Adam et Ève, en les amenant à désobéir à leur Créateur (Genèse 3). Elle s’oppose sournoisement à notre obéissance à Christ en produisant de nombreuses convoitises charnelles qui nous rendent amers et envieux de sorte à produire l’insatisfaction en nous et à nous faire croire que la marche en Christ est extrêmement pénible :

I Pierre 2.11 : «  Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme. »

Romains 8.7 : « ...l'affection de la chair est inimitié contre Dieu ; car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu ; et en effet, elle ne le peut. »

Les entraves à la foi chrétienne peuvent être classées en trois grandes catégories selon l’enseignement de la Bible contenu dans la première épître de Jean :

I Jean 2.15-16 : « N'aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l'orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais du monde.» 

I- La convoitise de la chair

La convoitise qui est un désir avide venant de notre propre fond se manifeste principalement dans la chair par les désirs sexuels illégitimes, la fornication, l’adultère, la masturbation, les déviations sexuelles, l’attirance vers les stupéfiants, les affections illégales, l’amour excessif de la nourriture, l’addiction à l’alcool...

II- La convoitise des yeux

Les yeux sont essentiels pour notre orientation spatiale dans ce monde matériel. Tant que nous revêtirons cette tente, nous devons veiller doublement sur eux. Car les yeux, s’ils sont en bon état spirituel (Matthieu 6.22,23), nous préservent de la chute c’est-à-dire des convoitises relatives à la possession des biens de luxe :

maison de luxe, voiture de luxe, mobiliers de luxe, bijoux de très grande valeur, habits somptueux(I Timothée 2.9 ; I Pierre 3.3) … Toutes ces choses dans les limites de la modestie sont légitimes. Hélas, notre nature dégénérée par le péché a un goût immodéré pour le clinquant, le brillant, le luxe tapageur et vaniteux. C’est vrai qu’en nous créant, notre Dieu nous a donné l’amour du beau, de l’esthétique. Cependant, il ne nous a jamais engagés à dilapider de précieuses ressources pour des acquisitions qui ne profitent pas à la communauté :

Galates 5.26 : « Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres. »

Philippiens 2.3 : « Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. »

Dans la mesure du possible, nous devons nous conformer au modèle apostolique qui est tout, sauf du communisme :

 Actes 4.32 : «La multitude de ceux qui avaient cru n'était qu'un cœur et qu'une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux. » 

III- L’orgueil de la vie

Les manifestations de l’orgueil de la vie sont souvent facilement discernables par notre entourage. Il s’agit pour l’essentiel des désirs de :

a- Puissance spirituelle

C’est l’une des manifestations marquantes de l’orgueil de la vie. C’est le désir de puissance spirituelle qui est la cause du foisonnement des religions. Chacun veut avoir la prééminence religieuse. Tous veulent être incontournables. Dans un domaine aussi abstrait que l’adoration du Créateur que personne n’a jamais vu de ses yeux sauf le Fils Unique du Père, Jésus-Christ, on en vient à vanter ses connaissances spirituelles et sa supériorité sur ses coreligionnaires(). C’est étonnamment extraordinaire!

Et pourtant, le Seigneur nous a bien dit ceci :

Marc 9.33-35 : « Ils arrivèrent à Capernaüm. Lorsqu'il fut dans la maison, Jésus leur demanda : De quoi discutiez-vous en chemin?  Mais ils gardèrent le silence, car en chemin ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. Alors il s'assit, appela les douze, et leur dit : Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. » 

Marc 10.42-44 :  « Jésus les appela, et leur dit : Vous savez que ceux qu'on regarde comme les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les dominent. Il n'en est pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit l'esclave de tous. » 

Simon le magicien(Actes 8.9-24), les scribes et les pharisiens (Matthieu 23.1-12 ; Jean 7 ; Jean 11) en sont les parfaites illustrations.

b- Puissance temporelle

C’est le désir d’être chef pour régner sur les autres. On préfère être le premier dans son village plutôt que d’être le second à Rome. On cherche à tout prix à renverser celui qui est au devant pour prendre sa place. Et quand ce désir est exacerbé, il donne lieu à de grandes bassesses et à des actes criminels.(Matthieu 2.1-16 ; III Jean 9-11). Hérode n’a pas hésité à faire tuer beaucoup d’innocents bébés juste pour conserver un pouvoir éphémère au détriment de sa propre vie éternelle.

c- Puissance financière ou matérielle

Le désir effréné de s’enrichir massivement et d’être plus riche que tous n’a rien de sain. C’est une manifestation typique du désir de puissance. C’est une soif excessive de domination de l’autre, une glorification de soi, une prétention à peine voilée du désir d’être célébré, d’être loué, d’être glorifié, d’être magnifié. C’est un désir caché d’être adoré. On se fait, sans le savoir, adorateur (du culte) de Mammon (Matthieu 6.19-24 ; Luc 12.15) et du diable. Le Seigneur a cela en horreur ; c’est pour cette raison qu’Il a demandé au jeune homme riche de vendre tous ses biens et donner tout l’argent en aumône aux pauvres avant de l’accepter comme disciple(Matthieu 19.16-23).

d- Recherche de la célébrité et de la gloire des hommes

L’amour de la gloire des hommes nous pousse à rechercher l’approbation de nos congénères. Nous voulons qu’ils nous considèrent, qu’ils nous admirent, qu’ils nous louent pour telle ou telle prouesse. Cela nous conduit à être prisonniers du regard des autres, à nous conformer à la norme sociale, même si nous voyons qu’elle est erronée ou sotte. c’est avec raison que Blaise Pascal le Janséniste disait :

« Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà »

Cette citation résume à elle toute seule la relativité de certaines valeurs sociétales. Ce qui est la norme pour la polyandrie ne l'est pas pour la polygynie. La norme, pour le chrétien, c’est la Bible et son enseignement. L’apôtre Paul écrivant aux Galates l’a clairement exprimé :

 Galates 1.10 : « Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.» 

Oui ! Il faut oser parfois l’anticonformisme lorsque notre raison d’homme et de chrétien est convaincue de la parfaite inutilité de certaines pratiques religieuses, morales, sociales ou économiques. Tout interdit qui veut nous priver de la liberté évangélique doit être rejeté. Il faut le faire, quitte à être persécuté durement.

I Pierre 4.1 :  « Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché, »

Matthieu 16.24 : « Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et me suive »

Matthieu 11.12 : « Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s'en s'emparent. » 

Ce refus de déplaire à ceux qui nous entourent a conduit plusieurs, au temps du ministère terrestre du Seigneur Jésus, à le renier devant les hommes :

Jean 12.42 : « Cependant plusieurs, des principaux même, crurent en lui ; mais ils ne le confessaient point, à cause des pharisiens, de peur d'être chassés de la synagogue .» 

Or, en le reniant devant les hommes, ils ont perdu le bénéfice de la vie éternelle (Matthieu 10.33 ; Luc 12.9 ; II Timothée 2.12).

En vérité, «la crainte des hommes tend un piège, mais celui qui se confie en l'Éternel est protégé. »Proverbes 29.25

    Les entraves à la vie spirituelle sont plus subtiles et moins évidentes pour les personnes non averties ; mais pour le chrétien, elles sont manifestes :

 Galates 5:19-21 : «  Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu. » 

Les entraves à la foi chrétienne, appelées communément les œuvres de la chair, sont plus oppressantes et dangereuses pour tout nouveau converti que les attaques frontales du diable et les persécutions des non chrétiens.

Aussi étrange que cela pourrait paraître, les attaques du Diable et les persécutions sanglantes ou non raffermissent la foi chrétienne et radicalisent les indécis. Elles permettent au monde de comprendre, au vue de la persévérance des chrétiens à subir patiemment, sans murmures, et dans la joie le martyr, que le message de la Bible n’est pas une fable, et que Jésus-Christ est véritablement celui par qui Dieu jugera ce monde. Elles prouvent surabondamment qu’il y a vraiment une espérance qui s’attache à l’appel de Jésus-Christ.



Pasteur Dewis HILLAH



La formation des disciples : un appel divin


La formation des disciples : un appel divin 



Mat 28. 18 -20 

A la fin de son séjour terrestre, avant de retourner s’asseoir à la droite de Dieu le Père, le Seigneur a ordonné à ses disciples d’aller et de faire de toutes les nations des disciples, de les baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et de leur enseigner à observer toutes les instructions qu’ils avaient reçues de lui.

Tout chrétien né de nouveau doit croître spirituellement en Christ jusqu’à parvenir au statut de disciple. Pour parvenir au statut de disciple accompli ou d’homme fait (le mot "fait" vient du grec"τέλειος" qui a le sens de "parfait") en Jésus-Christ, il faut qu’il soit formé par un chrétien accompli dans la foi. Les tout premiers disciples de Jésus de Nazareth ont été formés par le Seigneur lui-même pendant trois ans et demi. A leur tour, ils formèrent leurs successeurs grâce à qui le Nouveau Testament et leurs enseignements sont parvenus jusqu’à nous. C’est grâce à ce processus perpétuel de formation de disciples que la foi apostolique est toujours présente sur cette terre malgré les nombreuses et violentes persécutions religieuses dont a été victime l’Église de Jésus-Christ. C’est grâce à l’observation scrupuleuse de ce commandement du Seigneur mentionné dans Mathieu 28.19,20 que l’Église a été résiliente et victorieuse devant toutes les embûches semées par le diable et ses agents.

Il est impérieux que tout chrétien mature en Christ veille non seulement à la délivrance des captifs mais surtout à leur instruction dans le Seigneur afin qu’ils parviennent aussi à la stature de chrétiens accomplis.

Pour ce faire, le formateur de disciples doit lui-même avoir été formé par le Seigneur aux pieds d’un autre disciple directement ou par ses écrits selon l’analogie de la foi. Il ne s’agit nullement d’enseignements particuliers ou secrets contraires à la Bible ou de pseudos révélations complétant la Bible et l’enseignement des apôtres, mais de la pure Parole de Dieu. Il s’agit plutôt d’observer soi-même ce que le Seigneur a prescrit à ses apôtres et disciples conformément aux Saintes Écritures, de sorte à être un modèle pour le chrétien jeune dans la foi :

I Corinthiens 4.16 : «Je vous en conjure donc, soyez mes imitateurs. »

I Corinthiens 11.1 :  « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ. »

Philippiens 3.17  « Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. »

Chemin faisant, l’enseignement amènera le jeune converti à considérer la marche d’autres véritables disciples dans les autres Églises de Jésus-Christ et à conformer sa vie au modèle qu’il voit en eux.

I Thessaloniciens 2.14 : « Car vous, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Églises de Dieu qui sont en Jésus-Christ dans la Judée, parce que vous aussi, vous avez souffert de la part de vos propres compatriotes les mêmes maux qu'elles ont soufferts de la part des Juifs. »

Au fur et à mesure de sa croissance, le disciple en formation comprendra clairement grâce toujours aux enseignements que le but final de sa formation est sa ressemblance avec Christ selon ce qui est écrit dans I Thessaloniciens 1.6 :

I Thessaloniciens 1.6  « Et vous-mêmes, vous avez été mes imitateurs et ceux du Seigneur, en recevant la parole au milieu de beaucoup de tribulations, avec la joie du Saint-Esprit, »

Éphésiens 5.1 :  « Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; »

Le Seigneur Lui-même ne disait-il pas :

Matthieu 5. 48 :«  Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. »

Ne disait-il pas cela pour les inciter à marcher comme Dieu le Père le fait avec amour envers tous les hommes ? Il suffit de lire Matthieu 5. 38-47 pour s’en convaincre.

Faire du nouveau converti un disciple accompli du Seigneur Jésus-Christ nécessite un certain nombre de dons et d’aptitudes spirituels personnels.

A-Les aptitudes spirituelles :

I- Demeurer soi-même en Christ (Jean 15.1-10)

Demeurer en Jésus-Christ signifie qu’on garde ses commandements, et qu’on marche selon sa volonté. C’est à cette seule condition que le chrétien peut être sanctifié. Sans la sanctification, nul n’entrera au ciel (Hébreux 12.14). Celui qui n’est pas digne du Seigneur peut-il former un chrétien pour en faire un disciple, c’est-à-dire un homme fait en Christ ? Celui qui n’est pas délivré lui-même des esprits impurs peut-il avoir la foi nécessaire pour les chasser ?

Voilà ce pourquoi il doit lui-même d’abord :

  1. Renoncer aux œuvres des ténèbres (Romains 13.12 ; Éphésiens 5.11 ; Galates 5.19-21 ; Romains 6.11-16) ;

  2. Renoncer au monde (I Jean 2.15-17 ; Jacques 4.4 ;  Matthieu 16.26 ; Éphésiens 4.20-24);

  3. Renoncer à l’amour de l’argent ( Matthieu 6.19 ; Luc 12.15-34 ; Luc 16.13 ; Colossiens 3.5 ) ;

  4. Renoncer à la gloire des hommes (Luc 14.26 a ; Galates 1.10 ) ;

  5. Renoncer à lui-même ( Matthieu16.24,25 ; Luc 14.26b ; Luc 14.33 ; Marc 8.34 ; ) ;

  6. Rejeter l’esprit de vengeance et l’esprit de haine (Matthieu 5.43-48 ; Romain 12.19 ; )

  7. Pratiquer la charité et l’amour fraternel (Romains 15. 26 ; II Corinthiens 16. 3 ; II Corinthiens 8. 4 ; II Corinthiens 9.1).


II-Avoir la soif de connaître Dieu (I Pierre 2.2)

La connaissance de Dieu ne s’obtient pas par une simple lecture de la Bible mais par révélation de Dieu. C’est souverainement que Dieu décide d’éclairer l’étudiant de la Bible. Connaître Dieu, c’est un don de Dieu ; don qu’Il accorde à ceux qui Lui sont agréables. Néanmoins, la soif de connaître Dieu doit pousser le faiseur de disciples à étudier ardemment la Bible et à rechercher la connaissance spirituelle aux pieds de chrétiens plus mûrs que lui ou dans les ouvrages qu’ils ont écrits. 

 

III- La maîtrise de la Parole de Dieu (...)

L’une des conséquences immédiates de la soif de connaître Dieu est la maîtrise de la Bible. A force de sonder les Écritures pour connaître Dieu, le chrétien finit par maîtriser sa Bible. Cette maîtrise de la Bible est capitale pour être crédible devant les candidats au discipulat. Quel véritable chrétien peut suivre et avoir confiance en un dirigeant qui ne connaît pas lui-même la Parole de Dieu ?

II Timothée 2.15 : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n'a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. »


IV- La disponibilité

Le faiseur de disciples doit être en tout temps et en tout lieu attentif à la marche et aux besoins des jeunes convertis qu’il a sous sa responsabilité. Il doit être accessible pour que les brebis du Seigneur puissent l’interroger sur la conduite à tenir en chaque circonstance qui les trouble. Il n’est pas nécessaire à notre époque qu’ils vivent dans un même lieu. Aujourd’hui, les nouvelles technologies effacent les distances et permettent de communiquer facilement et en permanence. Cependant, des temps de communions régulières dans le jeûne, l’enseignement et la prière sont absolument nécessaires.


V- Les fruits de l’Esprit ou le caractère chrétien (Galates 5.22)

Le faiseur de disciples est un serviteur. Il n’est pas le gourou qu’on doit vénérer. Il est un serviteur de Dieu au service de Ses enfants. C’est un serviteur inutile qui n’a aucun mérite s’il fait son travail correctement. Il se doit d’être doux, bon, simple, sobre, honnête, chaste, peu enclin à la colère, patient, pacifique, compréhensif, compatissant, miséricordieux, généreux, hospitalier, désintéressé, bref, irrépréhensible  dans son comportement.

 

VI- L’esprit de prière (Éphésiens 6.18 ; I Thessaloniciens 5.17 ; Luc 21.36 ; Matthieu 26.41 ; Marc 14.38)

La formation d’un disciple n’est pas semblable aux autres formations. Il faut ici une grande proximité avec le Seigneur pour recevoir rapidement et régulièrement des directives de lui afin d’être efficace dans les conseils et enseignements dispensés aux candidats au discipulat. Cette proximité avec le Seigneur ne peut être obtenue que par la prière et le jeûne

 

VII- L’acceptation de la souffrance et de la persécution (Matthieu 10.24, 25)

La souffrance est attachée à la foi chrétienne. Celui qui veut vivre pieusement en Jésus-Christ sera persécuté : 

II Timothée 3.12 : «Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés.»

En prenant l’engagement de faire la volonté de Dieu, le chrétien irrite profondément les pécheurs conscients de la nature mauvaise de leurs œuvres. Il n’est pas question de vouloir échapper à la souffrance en compromettant, « Car il vaut mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu'en faisant le mal. » (I Pierre 3.17).

« Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché »(IPierre4.1).

 

B- Les dons spirituels et les ministères

I-Les dons spirituels

Les dons spirituels sont une partie essentielle de l’équipement spirituel du disciple du Seigneur. Il s’agit de :la parole de sagesse, la parole de connaissance, la foi, le don des guérisons, le don d'opérer des miracles, la prophétie, le discernement des esprits, la diversité des langues, l'interprétation des langues. Sous la grâce, la plupart des dons spirituels se manifestent après le baptême du Saint-Esprit. Et la manifestation de ses dons est une opération du Saint-Esprit qui les distribue à chacun comme Il veut pour l’utilité commune (I Corinthiens 12. 4-11).

Parmi tous ces dons, certains sont indispensables pour mener à bien la formation des disciples. Il s’agit de :

-Le don de la foi ;

-Le discernement des esprits ;

-La parole de connaissance ;

-La parole de sagesse ;

-La prophétie.

Grâce à ces quatre dons spirituels, il est plus facile de connaître mieux les frères et d’écarter du groupe des candidats au discipulat les loups.

Les sept autres dons spirituels sont tout aussi utiles pour l’affermissement de la foi des disciples.

 

II-Les ministères

Le mot ministère vient du grec "διακονία" (diakonia) et signifie en français "service". Le ministre est celui qui a la charge d’un ministère. Le ministre de Dieu est soit un ministre de Dieu au service des saints dans l’Église comme les diacres chargés du service au table (don de secourir) (I Corinthiens 12. 28) et/ou de l’administration de l’Église (don de gouverner) ou un ministre de Dieu au service exclusif de la Parole en vue de l’édification des saints (Éphésiens 4.4-14).Le ministre de Dieu est forcément un disciple accompli, un "homme fait" en Christ. Dieu ne peut appeler comme formateur de disciples un nouveau-né en Christ ou un chrétien immature. Cependant, tout faiseur de disciples doit savoir que même s’il n’a pas un de ces cinq principaux ministères, il est selon Apocalypse 1.6 un sacrificateur, donc un véritable ministre de Dieu. Il n’y a donc aucune excuse à faire valoir !

La maturité spirituelle étant un processus perfectible et continuel jusqu’à la mort du disciple, chaque formateur de disciples est toujours lui-même en formation aux pieds de son faiseur de disciples ou à défaut aux pieds du Seigneur Jésus-Christ.


Pasteur Dewis HILLAH