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samedi 9 juillet 2022

EN FINIR AVEC LES MALÉDICTIONS HÉRITÉES DES PÈRES suite et fin

 

EN FINIR AVEC LES MALÉDICTIONS HÉRITÉES DES PÈRES  

                                                                                                                    suite et fin



        Le chemin vers la délivrance des malédictions héritées de nos pères (Exode 20.5b ; Exode 34.7 ; Nombres 14.18 ; Deutéronome 5.9 ; Ésaïe 14.21 ; Jérémie 32:18) à cause de leur désobéissance à Dieu et des méchantes actions dont ils se sont rendus coupables envers leur prochain, a été indiqué par Dieu sous la dispensation mosaïque par les versets Trente-neuf (39) à quarante-deux (42) de Lévitique chapitre vingt-six (26).

 Lévitique 26.40, 41 : « Ils confesseront leurs iniquités et les iniquités de leurs pères, les transgressions qu'ils ont commises envers moi,… Et alors leur cœur incirconcis s'humiliera, et ils paieront la dette de leurs iniquités. »

L’Israélite ou le prosélyte dont le cœur a été éclairé par Dieu, sous le poids de la conviction du péché et de la repentance, confessera ses iniquités et les iniquités de ses pères à Dieu conformément aux ordonnances de la Loi (Nombres 5.5-7 ; Lévitique 5). Il devra restituer, ce qui est indûment en sa possession, le produit de la fraude et des rapines, les fausses accusations et les diffamations ; faire la paix avec les personnes qu’il a lésées, blessées ou brimées (Ézéchiel 33.11-16 ).

        Sous la dispensation de la Grâce, le sacrifice expiatoire du Seigneur Jésus-Christ à la croix a libéré le chrétien de :

  1. La malédiction de la loi liée à son inobservance (Galates 3.10-13 ; Colossiens 2.13-17) ;

  2. La condamnation éternelle liée à ses iniquités antérieures ( I Timothée 1.15 ; Jean 3.16, 36 ; Jean 5.24 ; Romains 5.21)  ;

  3. Toutes les malédictions liées à ses péchés d’avant sa conversion (Ésaïe 53.5,6) ; I Corinthiens 1.30 ; Éphésiens 1.7)

  4. La domination des esprits impurs sur lui le rendant libre de tous les effets des malédictions antérieures ayant permis leur entrée dans sa vie (Marc 16.17, 18  ; Luc 10.19,20 ) ;

  5. La force du péché (Romains 6.22) ;

  6. La nature pécheresse.

II Corinthiens 5.21  : « Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. »

Le chrétien est, par sa nouvelle naissance en Jésus-Christ, délivré des nombreuses malédictions qu’il a héritées de ses pères. Le sang précieux de Jésus-Christ le libère de l’emprise absolue que les forces des ténèbres exerçaient sur lui (Apocalypse 12.11). Mais comme certaines malédictions transgénérationnelles résultent d’alliance volontaire avec le monde des ténèbres (sorcellerie, idolâtrie, magie, occultisme…) par conformisme culturel, il lui faut les dénoncer formellement. Autrement, détenant un droit légal d’agir dans sa vie, ils ne le quitteront pas automatiquement comme certains le pensent. Il se trouve un peu dans la situation de Lazare de Béthanie ressuscité par le Seigneur mais incapable de marcher à cause des bandelettes ayant servi à attacher le linceul()sur son corps lors de sa mise au tombeau.

Cette dénonciation formelle se fera en quatre étapes non facultatives :


I- La repentance

La repentance, d’un point de vue biblique, est un changement d’avis par rapport à un ou des comportements passés. Ce changement d’avis est produit par la connaissance de la volonté de Dieu au travers de la Bible. La repentance n’est pas le regret ou la honte consécutif à un acte répréhensible. Elle est le résultat d’une profonde conviction du péché qui nous ouvre grandement les yeux sur l’extrême gravité de nos actes, notre entière responsabilité dans l’œuvre de destruction des hommes par Satan et les conséquences éternelles résultant de tout cela. Sans cette repentance, nous ne comprendrons pas notre responsabilité dans l’œuvre de haine de Satan contre le genre humain et encore moins la nécessité de la confesser.


II-La confession

La confession est polysémique (a plusieurs sens). Elle est, dans le cas précis, le fait d’exposer ou de dire à Dieu ou à autrui le mal qu’on a fait, le tort dont on s’est rendu coupable ou le péché dont on est l’auteur. Tout péché commis l’est d’abord contre Dieu puis contre tous les hommes vivant sur cette terre.

Parlant de l’opposition des Juifs dans leur majorité à l’Évangile de Jésus-Christ et de la sanction qui s’en est suivie en l’an 70 après-J.C., l’apôtre Paul a déclaré ceci dans I Thessaloniciens 2.15,16 :

«Ce sont ces Juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus et les prophètes, qui nous ont persécutés, qui ne plaisent point à Dieu, et qui sont ennemis de tous les hommes,  nous empêchant de parler aux païens pour qu'ils soient sauvés, en sorte qu'ils ne cessent de mettre le comble à leurs péchés. Mais la colère a fini par les atteindre.»

La colère de Dieu dont l’apôtre parlait a été la destruction de Jérusalem en l’an 70 par le général romain Titus au milieu de crimes horribles. Jérusalem a été rasée et sa population amenée en captivité comme l’avait annoncé le Seigneur Jésus dans Matthieu 24.1-3, 15-22. Il en a été de même du reste d’Israël. Tous les femmes et enfants tués lors de ces événements, avaient-ils tous participé à la persécution des chrétiens ? La réponse est non !

Certains ont péché et tous ont supporté la colère de Dieu.

Penser donc que son péché est une affaire personnelle et que ceux de ses ascendants sont aussi leurs propres affaires, est le signe d’une profonde incompréhension de la notion du péché. C’est aussi l’évidence d’une mauvaise compréhension de l’œuvre du Seigneur à la croix. Une telle personne n’a probablement pas été réellement touchée par la grâce de Dieu. Elle ne peut se libérer de l’emprise de Satan.

L’Église primitive nous a laissé l’exemple de ces Éphésiens qui n’ont pas hésité à confesser publiquement leurs péchés :

Actes 19:18-20 : «  Plusieurs de ceux qui avaient cru venaient confesser et déclarer ce qu'ils avaient fait. Et un certain nombre de ceux qui avaient exercé les arts magiques, ayant apporté leurs livres, les brûlèrent devant tout le monde : on en estima la valeur à cinquante mille pièces d'argent. C'est ainsi que la parole du Seigneur croissait en puissance et en force. »

        Mieux, la Bible nous recommande, dans le cadre de la recherche de la guérison spirituelle et sanitaire, de confesser nos péchés les uns aux autres :

Jacques 5.16 : «Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace. » 

Marc 1.4-5 : «  Jean parut, baptisant dans le désert, et prêchant le baptême de repentance, pour la rémission des péchés. Tout le pays de Judée et tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui ; et, confessant leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain. »

La confession des péchés se fait devant d’authentiques chrétiens et non devant des impies qui s’empresseront d’aller divulguer vos secrets dehors. Faites-vous toujours assister par un chrétien mûr. Certaines personnes mal inspirées se permettent d’en faire à leur tête, attirant le déshonneur sur le nom de Christ. Sont-elles vraiment des enfants de Dieu ?

Il en est de même de la destruction des objets prohibés ou dévoués par interdit liés aux péchés confessés. Tout doit se faire avec une grande circonspection.

Colossiens 4.5,6 : « Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors, et rachetez le temps. Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun. »


III- La restitution

La restitution, dans le cadre biblique, est « l’action de retourner ou de rendre une chose, une bête ou une personne volée, arrachée ou illégalement acquise, à son véritable propriétaire. La chose à rendre peut être un droit, l’honneur, le respect, ou la dignité d’une personne, le produit de la fraude, l’argent de la contrebande ou l’argent emprunté ; et la personne à restituer peut être un enfant, une femme ou un mari d’autrui, une personne captive ou réduite en esclavage ». La nouvelle naissance en Jésus-Christ ne sanctifie jamais le fruit de l’injustice. Les personnes spoliées, dépouillées, opprimées ou avilies par nos ascendants dans leur impuissance en ont appelé à Dieu ou tout simplement au diable en lançant des malédictions contre nos pères et leurs descendants. Tant que nous ne restituerons pas ces choses ou personnes nous ne pouvons logiquement pas nous attendre à une délivrance ou à la paix du cœur. Pourquoi ? Eh bien, parce que, ce faisant, nous perpétuons une injustice.

La malédiction sans cause n’a pas d’effet(Proverbe 26.2b) ; mais quand elle a de cause, elle a d’effet. Dieu lui-même ne dit-il pas dans la Bible :

Deutéronome 24.14-15 : «   Tu n'opprimeras point le mercenaire, pauvre et indigent, qu'il soit l'un de tes frères, ou l'un des étrangers demeurant dans ton pays, dans tes portes. Tu lui donneras le salaire de sa journée avant le coucher du soleil ; car il est pauvre, et il lui tarde de le recevoir. Sans cela, il crierait à l'Éternel contre toi, et tu te chargerais d'un péché. »

La Bible nous enseigne donc bien la restitution :

Romains 13.7-8 : « Rendez à tous ce qui leur est dû : l'impôt à qui vous devez l'impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l'honneur à qui vous devez l'honneur. Ne devez rien à personne, si ce n'est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a accompli la loi. »

Voilà ce pourquoi nous devons réparer dans la mesure du possible les torts causés par nos ascendants.

        Cependant, il est dangereux de vouloir faire des restitutions sans l’assistance d’une personne mûre. Le processus de la restitution nécessite beaucoup de prière. N’oubliez pas que nous vivons dans un monde de méchanceté. Faites-vous conseiller par des personnes très mûres. En matière de restitution, c’est "qui va doucement, va sûrement".

 

IV- La prière de délivrance

A partir du moment où nous avons confessé les péchés et fait les restitutions qui sont encore possibles, nous devons avec assurance chasser les démons qui sont attachés à ces malédictions. Il faut se faire assister par des chrétiens authentiques et croyant fermement aux promesses du Seigneur contenues dans les versets suivants :

 Marc 16.17 : « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; »

Luc 10.19 : « Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi ; et rien ne pourra vous nuire. »

Le monde des ténèbres tentera de semer le doute dans votre cœur ; mais vous, soyez ferme. Ne doutez pas ; autrement vous ne pourrez les faire partir (Jacques 1.5-8). Au contraire, croyez et confessez (reconnaître pour vrai) les promesses de Dieu :

Philippiens 2.9-11 : « C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. »

Marc 11.23 -24 : « Je vous le dis en vérité, si quelqu'un dit à cette montagne : Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, et s'il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu'il dit arrive, il le verra s'accomplir. C'est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l'avez reçu, et vous le verrez s'accomplir. » 

Vous combattez contre un ennemi vaincu à la croix par le Dieu vivant pour vous. Vous devez seulement marcher dans cette victoire en vous assurant que Satan n’a rien lui appartenant en vous

 Éphésiens 6.10-12 : « Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante. Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. » 


                                                                                            Pasteur Dewis HILLAH

En finir avec les malédictions héritées de nos parents

 

En finir avec les malédictions héritées de nos parents 



    «Car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent ». 

Quiconque prend connaissance de ce verset 5b de Exode 20 pour la première, au détour d’une étude biblique ou d’une simple lecture, s’en étonne : Mais pourquoi donc punir des enfants innocents des péchés commis par leurs ascendants ? Ne suffisait-il pas de punir le coupable seul ? Être placé sous malédiction pour un péché commis bien avant sa naissance ? Et pourquoi jusqu’à la quatrième génération ? N’est-ce pas là une bien plus grande injustice ?

«Nos pères ont péché, ils ne sont plus, et c'est nous qui portons la peine de leurs iniquités. », disait le prophète Jérémie avec douleur dans le livre des Lamentations au verset 5 du chapitre 7.

Et immanquablement, après ce grand étonnement, vient la question de savoir pourquoi il peut en être ainsi et comment en être délivré.

Que Dieu nous garde de toute pensée de jugement à son endroit !

Dieu ne peut se tromper ni agir par méchanceté (Jacques1.13) ; le penser est un blasphème !

        La Bible pose dans plusieurs passages le principe de la punition de l’iniquité des pères sur les enfants (Exode 20.5 ; Exode 34.7 ; Nombres 14.18 ; Deutéronome 5.9 ; Jérémie 32.18 …). Ce principe, énoncé implicitement depuis Genèse 3.17-19, a été à plusieurs reprises illustré par des événements concrets dans la Bible comme la sanction que les enfants de Koré, Dathan, Abiram et On ont écopé lors de la révolte de leurs géniteurs contre Moïse et Aaron pendant qu’ils étaient en route pour la terre promise, Canaan (Nombres 16.27-34) ; ou encore comme la lapidation de tous les fils d’Acan avec leur père, suite à son péché de vol d’objets dévoués par interdit (Josué 7.20-25). Nulle part dans l’Ancien Testament, le Seigneur Dieu n’a donné une raison justifiant la malédiction des enfants suite aux péchés commis par leurs ascendants. Ce n’est qu’en lisant l’épître aux Hébreux en son chapitre sept (7) qu’on trouve un indice :

Hébreux 7.8-10 : «  Et ici, ceux qui perçoivent la dîme sont des hommes mortels ; mais là, c'est celui dont il est attesté qu'il est vivant. 

De plus, Lévi, qui perçoit la dîme, l'a payée, pour ainsi dire, par Abraham;  

car il était encore dans les reins de son père, lorsque Melchisédek alla au-devant d'Abraham. » 

Lévi, arrière-petit-fils d’Abraham, a payé la dîme de tous ses biens à Melchisédek, roi de Justice, roi de Salem, alors qu’il n’était pas encore né ! Cependant, Dieu le distinguait déjà dans les reins (gonades) de son arrière-grand-père. Dieu, dans son omniscience, le voyait et avait tous ses jours inscrits dans son livre, avant qu'aucun d'eux existât (Psaumes 139.16) .

Plusieurs se diront intérieurement que notre Créateur est bien sévère et sans compromis avec le péché. C’est vrai. Néanmoins, Il peut, selon sa grâce souveraine, décider d’imputer ou non une iniquité des pères aux fils jusqu’à la quatrième génération (Ézéchiel 18). Dieu n’agit jamais mécaniquement ; Il ne sanctionne donc pas systématiquement. Il connaît la raison profonde d’un comportement, et par conséquent, sait doser la punition. Dieu est un juste juge (Genèse 18.25 ; Jérémie 11.20 ; Psaumes 7.12a ; Psaumes 9.5 ; Psaumes 96.10) :

Exode 34.6-7 : «  Et l'Éternel passa devant lui, et s'écria : L'Éternel, l'Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu'à mille générations, qui pardonne l'iniquité, la rébellion et le péché, mais qui ne tient point le coupable pour innocent, et qui punit l'iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu'à la troisième et à la quatrième génération! »

        En nous rapportant aux passages où ce principe est clairement énoncé, c’est l’adoration d’une autre divinité que l’Éternel des armées qui est souvent à la base de cette malédiction  transgénérationnelle :

Deutéronome 5.6-9 : «  Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude. Tu n'auras point d'autres dieux devant ma face. Tu ne te feras point d'image taillée, de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me haïssent »

L’iniquité suprême aux yeux de Dieu, au regard des passages précités, est l’idolâtrie c’est-à-dire l’adoration d’autres dieux que lui. Or, pour qui connaît un peu la Parole de Dieu, il n’y a pas d’autres divinités que notre Créateur(Ésaïe 43.10-13 ; 44.6-20 ; 45.5-8). La seule créature qui se livre à cette prétention est l’archange Lucifer encore appelé Satan(Ésaïe 14.4-22 ; Ézéchiel 28.12-19). Et c’est parce que Adam et Ève ont écouté Satan pour désobéir à Dieu que Dieu a étendu la sanction de leur péché à toute l’humanité (Romains 5.12, 14). Ainsi, quiconque adore une divinité autre que le Créateur, est un adorateur de Satan, et il attirera assurément la malédiction sur lui-même et sur sa postérité jusqu’à la quatrième génération.

« En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché »(Jean 8.34 ). Et celui qui pratique le péché est du diable (I Jean 3.8) . Celui donc qui se rend esclave du péché se rend ainsi esclave de Satan. Il est un adorateur de Satan et sera livré par Dieu entre les mains de Satan ; lequel, bien entendu, déversera sa haine du genre humain sur lui et le chargera d’esprits impurs.

De plus, celui qui est adorateur du diable place sa personne et sa descendance sous les malédictions de Dieu, telles que énumérées dans les Saintes Écritures (Genèse 3.11-24 ; Lévitique 26 ; Deutéronome 28).

Sont sous malédiction, ceux qui, selon la Bible, commettent  les crimes suivants :

-L’adoration des idoles(Exode 22.20) ;

-La réalisation de représentations des choses célestes, terrestres ou aquatiques pour les adorer (Exode 20.4,5) ;

-L'utilisation du nom de Dieu sans déférence (Exode 20.7) ;

-La malédiction contre Dieu ou le prince de son peuple (Exode 22.28) ;

-Les relations sexuelles interdites par Dieu (Lévitique 18) ;

-La fraude dans l’usage des poids et mesures (Proverbes 20.10) ;

-La prière du pécheur impénitent (Proverbes 28.9) ;

-L'absolution du coupable ou la condamnation de l’innocent (Proverbes 17.15) ;

-L’avarice (Proverbes 19.17 ;21.13 ; 28.27) ;

-L’oppression du pauvre, de l’indigent, de l’étranger, de la veuve et de l’orphelin (Exode 22.21-27 ; Deut. 24.17 ; Deut. 27.19 ; Ésaïe 1.17 ; Zacharie 7.10) ;

- Le mépris de son père et de sa mère (Matthieu 15.4-6 ; I Timothée 5.8) ;

- La punition d’un fils pour une faute commise par son père (Deut. 24.16) ;

-L’exécution des innocents (Jérémie 22.3) ;

-etc.

        Hormis les malédictions qui nous viennent directement de Dieu, conséquences des nombreuses abominations commises par nos parents, il y en a d’autres qui viennent des relations conflictuelles qu’ils ont entretenues avec leurs contemporains :

brimades, injustices, crimes, meurtres, spoliations, viols, mensonges, destruction de foyers, trahisons, diffamations, fausses accusations, faux serments qui ont donné lieu à des imprécations, à des malédictions de la part des victimes désespérées et dépassées par autant d’inhumanité et de sauvagerie. Ces malédictions, étant justifiées, produisent toujours leurs effets. Les démons, invoqués par les victimes, s’empressent de les exaucer sachant bien que Dieu dans sa justice ne peut protéger le coupable. La malédiction sans cause n’a pas d’effet, dit-on souvent (Proverbes 26.2b) ; mais quand elle a de cause, elle a d’effet. Dieu lui-même ne dit-il pas dans la Bible :

Deutéronome 24.14-15 : «   Tu n'opprimeras point le mercenaire, pauvre et indigent, qu'il soit l'un de tes frères, ou l'un des étrangers demeurant dans ton pays, dans tes portes. Tu lui donneras le salaire de sa journée avant le coucher du soleil ; car il est pauvre, et il lui tarde de le recevoir. Sans cela, il crierait à l'Éternel contre toi, et tu te chargerais d'un péché. »

        Pour échapper à toutes ces malédictions héritées de nos parents, malédictions dont nous finissons toujours par en découvrir la présence dans nos vies, nous avons Jésus-Christ notre Sauveur qui s’est lui-même fait malédiction pour nous en mourant sur la croix pour tous nos péchés (Ésaïe 53 ; Galates 3.13 ; Colossiens 2.13-15) :

II Corinthiens 5.21  : « Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. »

En allant donc à lui pour obtenir la délivrance de ces malédictions, n’oublions pas de confesser les péchés de nos pères (Lévitique 26.40,41 ; Néhémie 1.6 ; 9.2 ; Jacques 5.16 ) et de faire les restitutions (Exode 22 ; Lévitique 5 ; Nombres 5.5-10) selon l’enseignement du Nouveau Testament.

Hébreux 4.16 : « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. »

 

                                                                                            Pasteur Dewis HILLAH









dimanche 15 août 2021

La formation des disciples : un appel divin


La formation des disciples : un appel divin 



Mat 28. 18 -20 

A la fin de son séjour terrestre, avant de retourner s’asseoir à la droite de Dieu le Père, le Seigneur a ordonné à ses disciples d’aller et de faire de toutes les nations des disciples, de les baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et de leur enseigner à observer toutes les instructions qu’ils avaient reçues de lui.

Tout chrétien né de nouveau doit croître spirituellement en Christ jusqu’à parvenir au statut de disciple. Pour parvenir au statut de disciple accompli ou d’homme fait (le mot "fait" vient du grec"τέλειος" qui a le sens de "parfait") en Jésus-Christ, il faut qu’il soit formé par un chrétien accompli dans la foi. Les tout premiers disciples de Jésus de Nazareth ont été formés par le Seigneur lui-même pendant trois ans et demi. A leur tour, ils formèrent leurs successeurs grâce à qui le Nouveau Testament et leurs enseignements sont parvenus jusqu’à nous. C’est grâce à ce processus perpétuel de formation de disciples que la foi apostolique est toujours présente sur cette terre malgré les nombreuses et violentes persécutions religieuses dont a été victime l’Église de Jésus-Christ. C’est grâce à l’observation scrupuleuse de ce commandement du Seigneur mentionné dans Mathieu 28.19,20 que l’Église a été résiliente et victorieuse devant toutes les embûches semées par le diable et ses agents.

Il est impérieux que tout chrétien mature en Christ veille non seulement à la délivrance des captifs mais surtout à leur instruction dans le Seigneur afin qu’ils parviennent aussi à la stature de chrétiens accomplis.

Pour ce faire, le formateur de disciples doit lui-même avoir été formé par le Seigneur aux pieds d’un autre disciple directement ou par ses écrits selon l’analogie de la foi. Il ne s’agit nullement d’enseignements particuliers ou secrets contraires à la Bible ou de pseudos révélations complétant la Bible et l’enseignement des apôtres, mais de la pure Parole de Dieu. Il s’agit plutôt d’observer soi-même ce que le Seigneur a prescrit à ses apôtres et disciples conformément aux Saintes Écritures, de sorte à être un modèle pour le chrétien jeune dans la foi :

I Corinthiens 4.16 : «Je vous en conjure donc, soyez mes imitateurs. »

I Corinthiens 11.1 :  « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ. »

Philippiens 3.17  « Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. »

Chemin faisant, l’enseignement amènera le jeune converti à considérer la marche d’autres véritables disciples dans les autres Églises de Jésus-Christ et à conformer sa vie au modèle qu’il voit en eux.

I Thessaloniciens 2.14 : « Car vous, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Églises de Dieu qui sont en Jésus-Christ dans la Judée, parce que vous aussi, vous avez souffert de la part de vos propres compatriotes les mêmes maux qu'elles ont soufferts de la part des Juifs. »

Au fur et à mesure de sa croissance, le disciple en formation comprendra clairement grâce toujours aux enseignements que le but final de sa formation est sa ressemblance avec Christ selon ce qui est écrit dans I Thessaloniciens 1.6 :

I Thessaloniciens 1.6  « Et vous-mêmes, vous avez été mes imitateurs et ceux du Seigneur, en recevant la parole au milieu de beaucoup de tribulations, avec la joie du Saint-Esprit, »

Éphésiens 5.1 :  « Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; »

Le Seigneur Lui-même ne disait-il pas :

Matthieu 5. 48 :«  Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. »

Ne disait-il pas cela pour les inciter à marcher comme Dieu le Père le fait avec amour envers tous les hommes ? Il suffit de lire Matthieu 5. 38-47 pour s’en convaincre.

Faire du nouveau converti un disciple accompli du Seigneur Jésus-Christ nécessite un certain nombre de dons et d’aptitudes spirituels personnels.

A-Les aptitudes spirituelles :

I- Demeurer soi-même en Christ (Jean 15.1-10)

Demeurer en Jésus-Christ signifie qu’on garde ses commandements, et qu’on marche selon sa volonté. C’est à cette seule condition que le chrétien peut être sanctifié. Sans la sanctification, nul n’entrera au ciel (Hébreux 12.14). Celui qui n’est pas digne du Seigneur peut-il former un chrétien pour en faire un disciple, c’est-à-dire un homme fait en Christ ? Celui qui n’est pas délivré lui-même des esprits impurs peut-il avoir la foi nécessaire pour les chasser ?

Voilà ce pourquoi il doit lui-même d’abord :

  1. Renoncer aux œuvres des ténèbres (Romains 13.12 ; Éphésiens 5.11 ; Galates 5.19-21 ; Romains 6.11-16) ;

  2. Renoncer au monde (I Jean 2.15-17 ; Jacques 4.4 ;  Matthieu 16.26 ; Éphésiens 4.20-24);

  3. Renoncer à l’amour de l’argent ( Matthieu 6.19 ; Luc 12.15-34 ; Luc 16.13 ; Colossiens 3.5 ) ;

  4. Renoncer à la gloire des hommes (Luc 14.26 a ; Galates 1.10 ) ;

  5. Renoncer à lui-même ( Matthieu16.24,25 ; Luc 14.26b ; Luc 14.33 ; Marc 8.34 ; ) ;

  6. Rejeter l’esprit de vengeance et l’esprit de haine (Matthieu 5.43-48 ; Romains 12.19 ; )

  7. Pratiquer la charité et l’amour fraternel (Romains 15. 26 ; II Corinthiens 16. 3 ; II Corinthiens 8. 4 ; II Corinthiens 9.1).


    II- Avoir la soif de connaître Dieu (I Pierre 2.2)

La connaissance de Dieu ne s’obtient pas par une simple lecture de la Bible mais par révélation de Dieu. C’est souverainement que Dieu décide d’éclairer l’étudiant de la Bible. Connaître Dieu, c’est un don de Dieu ; don qu’Il accorde à ceux qui Lui sont agréables. Néanmoins, la soif de connaître Dieu doit pousser le faiseur de disciples à étudier ardemment la Bible et à rechercher la connaissance spirituelle aux pieds de chrétiens plus mûrs que lui ou dans les ouvrages qu’ils ont écrits. 

 

III- La maîtrise de la Parole de Dieu (II Timothée 2.15)

L’une des conséquences immédiates de la soif de connaître Dieu est la maîtrise de la Bible. A force de sonder les Écritures pour connaître Dieu, le chrétien finit par maîtriser sa Bible. Cette maîtrise de la Bible est capitale pour être crédible devant les candidats au discipulat. Quel véritable chrétien peut suivre et avoir confiance en un dirigeant qui ne connaît pas lui-même la Parole de Dieu ?

II Timothée 2.15 : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n'a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. »


IV- La disponibilité

Le faiseur de disciples doit être en tout temps et en tout lieu attentif à la marche et aux besoins des jeunes convertis qu’il a sous sa responsabilité. Il doit être accessible pour que les brebis du Seigneur puissent l’interroger sur la conduite à tenir en chaque circonstance qui les trouble. Il n’est pas nécessaire à notre époque qu’ils vivent dans un même lieu. Aujourd’hui, les nouvelles technologies effacent les distances et permettent de communiquer facilement et en permanence. Cependant, des temps de communions régulières dans le jeûne, l’enseignement et la prière sont absolument nécessaires.


V- Les fruits de l’Esprit ou le caractère chrétien (Galates 5.22)

Le faiseur de disciples est un serviteur. Il n’est pas le gourou qu’on doit vénérer. Il est un serviteur de Dieu au service de Ses enfants. C’est un serviteur inutile qui n’a aucun mérite s’il fait son travail correctement. Il se doit d’être doux, bon, simple, sobre, honnête, chaste, peu enclin à la colère, patient, pacifique, compréhensif, compatissant, miséricordieux, généreux, hospitalier, désintéressé, bref, irrépréhensible  dans son comportement.

 

VI- L’esprit de prière (Éphésiens 6.18 ; I Thessaloniciens 5.17 ; Luc 21.36 ; Matthieu 26.41 ; Marc 14.38)

La formation d’un disciple n’est pas semblable aux autres formations. Il faut ici une grande proximité avec le Seigneur pour recevoir rapidement et régulièrement des directives de lui afin d’être efficace dans les conseils et enseignements dispensés aux candidats au discipulat. Cette proximité avec le Seigneur ne peut être obtenue que par la prière et le jeûne

 

VII- L’acceptation de la souffrance et de la persécution (Matthieu 10.24, 25)

La souffrance est attachée à la foi chrétienne. Celui qui veut vivre pieusement en Jésus-Christ sera persécuté : 

II Timothée 3.12 : «Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés.»

En prenant l’engagement de faire la volonté de Dieu, le chrétien irrite profondément les pécheurs conscients de la nature mauvaise de leurs œuvres. Il n’est pas question de vouloir échapper à la souffrance en compromettant, « Car il vaut mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu'en faisant le mal. » (I Pierre 3.17).

« Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché »(I Pierre 4.1).

 

B- Les dons spirituels et les ministères

I- Les dons spirituels

Les dons spirituels sont une partie essentielle de l’équipement spirituel du disciple du Seigneur. Il s’agit de : la parole de sagesse, la parole de connaissance, la foi, le don des guérisons, le don d'opérer des miracles, la prophétie, le discernement des esprits, la diversité des langues, l'interprétation des langues. Sous la grâce, la plupart des dons spirituels se manifestent après le baptême du Saint-Esprit. Et la manifestation de ses dons est une opération du Saint-Esprit qui les distribue à chacun comme Il veut pour l’utilité commune (I Corinthiens 12. 4-11).

Parmi tous ces dons, certains sont indispensables pour mener à bien la formation des disciples. Il s’agit de :

-Le don de la foi ;

-Le discernement des esprits ;

-La parole de connaissance ;

-La parole de sagesse ;

-La prophétie.

Grâce à ces cinq dons spirituels, il est plus facile de connaître mieux les frères et d’écarter du groupe des candidats au discipulat les loups.

Les quatre autres dons spirituels sont tout aussi utiles pour l’affermissement de la foi des disciples.

 

II-Les ministères

Le mot ministère vient du grec "διακονία" (diakonia) et signifie en français "service". Le ministre est celui qui a la charge d’un ministère. Le ministre de Dieu est soit un ministre de Dieu au service des saints dans l’Église comme les diacres chargés du service au table (don de secourir) (I Corinthiens 12. 28) et/ou de l’administration de l’Église (don de gouverner) ou un ministre de Dieu au service exclusif de la Parole en vue de l’édification des saints (Éphésiens 4.4-14).Le ministre de Dieu est forcément un disciple accompli, un "homme fait" en Christ. Dieu ne peut appeler comme formateur de disciples un nouveau-né en Christ ou un chrétien immature. Cependant, tout faiseur de disciples doit savoir que même s’il n’a pas un de ces cinq principaux ministères, il est selon Apocalypse 1.6 un sacrificateur, donc un véritable ministre de Dieu. Il n’y a donc aucune excuse à faire valoir !

La maturité spirituelle étant un processus perfectible et continuel jusqu’à la mort du disciple, chaque formateur de disciples est toujours lui-même en formation aux pieds de son faiseur de disciples ou à défaut aux pieds du Seigneur Jésus-Christ.


Pasteur Dewis HILLAH