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dimanche 15 août 2021

L’amour fraternel selon Dieu

 

L’amour fraternel selon Dieu



        L’amour fraternel en Jésus-Christ, commandement explicite du Seigneur (Jean 15.17), n’est pas uniquement cet élan de tendresse plein de compassion, de solidarité financière et matérielle, de miséricorde et de simplicité qui habite le cœur des vrais chrétiens à l’égard de leurs coreligionnaires. Non ; l’amour fraternel ne se résume pas à cette fraternité agissante que pratiquaient assidûment les membres les plus fidèles et les plus sincères de l'Église primitive, comme nous le percevons en lisant ces passages des Saintes Écritures :

« Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. » Actes 2.44,45

« La multitude de ceux qui avaient cru n'était qu'un cœur et qu'une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux.

...il n'y avait parmi eux aucun indigent : tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu'ils avaient vendu, et le déposaient aux pieds des apôtres ; et l'on faisait des distributions à chacun selon qu'il en avait besoin. » Actes 4.32-35

« Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l'hospitalité. »Rom 12.13 

L’amour fraternel, en réalité, dans une perspective vraiment biblique, va bien au-delà.

L’apôtre Jean, mû par le Saint-Esprit, écrivait il y a plus de deux mille(2000) ans ces phrases très profondes qui précisent exactement la pensée de Dieu sur l’amour fraternel :

« Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements. Car l'amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, » I Jean 5.2,3 

Cette définition de l’amour fraternel qui conditionne son effectivité à l’observation stricte de tous les commandements de Dieu troublera plusieurs, particulièrement le petit nombre d’enfants de Dieu qui essaie vaille que vaille de vivre aujourd’hui selon le modèle de l'Église primitive dans ce monde de plus en plus dénué d’amour de Dieu et du prochain, conformément à la prophétie de Matthieu 24 verset 12.

En quoi l’obéissance à Dieu est-elle une condition préalable à l’assistance d’un frère en difficulté ? N’est-il pas écrit dans la Bible :

« Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s'il a soif, donne-lui à boire ; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête. » Rom 12.20 ?

Or, voici que mon frère en Christ n’est pas mon ennemi ! Ne devrais-je pas à plus forte raison le soutenir sans trop me soucier de son état et mon état spirituels ?

Sans conteste, assister un frère en Christ est un commandement du Seigneur :

« C'est ici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. » Jean 15.12  

Nous devons donc veiller sur le bien-être matériel, financier, social, moral, matrimonial et spirituel de tous nos frères en Christ. C’est une obligation qui, certes aujourd’hui, n’est plus bien comprise par la majorité des chrétiens qui vivent à leur guise, sans trop se soucier des autres membres de leur communauté chrétienne. Mais, il n’en demeure pas moins vrai qu’elle est toujours d’actualité. La lecture de ces quelques versets nous servira de piqûre de rappel :

« Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté, car le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement. 

Mes frères, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les œuvres? La foi peut-elle le sauver? Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l'un d'entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il? Il en est ainsi de la foi : si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même. » Jacques 2.12-17

« Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. Celui qui n'aime pas demeure dans la mort. Petits enfants, n'aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. » I Jean 3.14,18 

Il était inconcevable, pour les chrétiens de l'Église primitive, qu’il puisse y avoir des indigents au milieu d’eux.

Et en lisant II Corinthiens 9, on se rend compte de la compréhension établie de ce devoir d’assistance dans les assemblées et de la révélation des grandes bénédictions spirituelles et matérielles qui y sont attachées. Ils agissaient indubitablement avec effusion de cœur mais ils avaient toujours les commandements de Dieu sous les yeux. Il ne s’agissait pas pour eux, comme on peut être tenté de le croire, d’une simple bonne œuvre ; mais d’une profonde œuvre spirituelle ayant des implications incommensurables. En agissant de la sorte avec une grande crainte de Dieu, ils pouvaient respecter deux choses essentielles pour un bon exercice de l’amour fraternel : la séparation spirituelle et la marche par l’Esprit.

I-La séparation spirituelle

La séparation spirituelle consiste à discerner et à isoler les faux frères et les faux ouvriers qui se mêlaient aux authentiques enfants de Dieu pour :

1- Épier la liberté qu’ils avaient en Christ  et profiter de la communauté (II Timothée 3.1-7; Galates 2.1-10) ;

2- Vivre sur le dos des autres sans rien faire de leurs dix doigts (II Thessaloniciens 3.5-15 ; Éphésiens 4.8) ;

3- S’enrichir indûment en flattant les bas instincts de ceux qui venaient d’échapper au diable (Matthieu 7.15-20 ; Philippiens 3.2,18,19 ; II Pierre 2 ; Romains 16.18) ;

4-Détruire leur foi en Christ en introduisant dans les assemblées des doctrines de démons ( I Jean 2.18,19 ; II Jean).

Cet attachement à la parole de Dieu fait largement défaut aujourd’hui au point où de nombreux faux ouvriers ont pu s’infiltrer dans l'Église et même prendre la direction des communautés par endroits. C’est ce refus de la séparation spirituelle entre brebis, chiens et loups qui a conduit l'Église là où elle est aujourd’hui : au bord de l’abîme.

Le Seigneur, connaissant la propension de ses enfants à l’amour charnel et à la sensiblerie, a posé des garde-fous dans sa parole pour mieux cadrer l’exercice de l’amour fraternel :

« Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? » Matthieu 7.15,16 

« Maintenant, ce que je vous ai écrit, c'est de ne pas avoir des relations avec quelqu'un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. »  I Corinthiens 5.11 

 « Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l'iniquité? ou qu'y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres? Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial? ou quelle part a le fidèle avec l'infidèle? Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l'a dit : J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C'est pourquoi, sortez du milieu d'eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout puissant. » II Corinthiens 6.14-18

  « Si quelqu'un enseigne autrement, et ne s'attache pas aux salutaires paroles de notre Seigneur Jésus-Christ, et à la doctrine qui est selon la piété, il est enflé d'orgueil, il ne sait rien ; mais il a la maladie des contestations et des disputes de mots, d'où naissent l'envie, les querelles, les médisances, les mauvais soupçons, et les vaines discussions de gens qui ont l'esprit corrompu, qui sont privés de la vérité, et qui regardent la piété comme une source de gain. Sépare-toi de ces gens-là. I Timothée 6.3 -5 (Ostervald)

  « Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles.  Car les hommes seront égoïstes, amis de l'argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux,  insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien,  traîtres, emportés, enflés d'orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l'apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là. »II Timothée 3.1-5

Pourquoi l'Église n’arrive-t-elle pas à purifier les assemblées de la présence de ces faux frères ? Où se trouve la difficulté ? Tout semble pourtant si clair. Ces gens sont des tâches dans nos agapes ( Jude 1,4-16), attirant sur l'Église la réprobation de Dieu et du monde. Le refus de pratiquer cette séparation spirituelle fait du véritable chrétien un pécheur et, de ce seul fait, un enfant du diable selon qu’il est écrit que «le péché est la transgression de la loi.  Et celui qui pèche est du diable» I Jean 3.4,8.

II-La marche par l’Esprit

Le chrétien qui marche selon son bon vouloir n’observe pas attentivement les commandements de Dieu. Il marche selon la chair et non selon l’Esprit (Romains 8.5-8). Il ne peut discerner la volonté de Dieu. Et, dans sa condition de rébellion, il sera un instrument du diable pour troubler la quiétude de l'Église par des œuvres de la chair :

« l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. » Galates 5.20,21 

Pire, il sera à l’origine d’initiatives d’assistance fraternelle mal pensées qui feront beaucoup plus de mal que de bien aux bénéficiaires. Il va gaspiller de précieuses ressources dans des projets spirituellement improductifs en toute bonne foi, aveuglé qu’il est par les forces ténébreuses. Progressivement, il en viendra à mettre en doute des portions entières de la Parole de Dieu. Il deviendra par sa vie désordonnée un puissant instrument du diable. Il incitera par son mauvais exemple plusieurs à déchoir de leur fermeté en Christ. Il poussera ainsi les plus faibles à la perdition éternelle. Il deviendra un malheur pour l'Église. Une telle personne selon I Corinthiens 5 doit être purement et simplement ôtée du milieu des frères pour que l’amour fraternel puisse à nouveau s’épanouir sans entrave. C’est vraiment une évidence que le chrétien ne peut réellement aimer les enfants de Dieu que s’il aime d’abord Dieu.

L’amour fraternel, dans ses œuvres, est un puissant acte d’adoration de Dieu ; c’est un sacrifice d’agréable odeur déposé sur l’autel des holocaustes qui produira à son tour de nombreux autres sacrifices d’actions de grâces selon II Corinthiens 9.12 : 

 « Car le secours de cette assistance non seulement pourvoit aux besoins des saints, mais il est encore une source abondante de nombreuses actions de grâces envers Dieu. »  

C’est une solennité !

Le traitement que Dieu réserva à Ananias et Saphira (Actes 5), deux faux frères, suite à leur mensonge planifié, nous montre à profusion la rigueur de Dieu à voir l’amour fraternel s’exercer sans la moindre souillure.

Déjà l’Esprit de Dieu déclarait au VIIIè siècle avant Jésus-Christ : « ... Je ne puis voir le crime s'associer aux solennités. » Ésaïe 1.13

 

Pasteur Dewis HILLAH

vendredi 13 août 2021

La Piété : Une qualité fondamentale pour le chrétien

 

La Piété : Une qualité fondamentale pour le chrétien



« L’attachement fervent à Dieu et à Ses commandements» est à mon sens la meilleure définition théologique du mot piété. Cette « dévotion ardente et sans faille à Dieu » est une étape essentielle sur le chemin de la croissance spirituelle. Elle est l’avant-dernière étape pour parvenir à la charité(II Pierre 1.5-7), qui est selon le Seigneur, le deuxième plus grand commandement de la Parole de Dieu(Mathieu 22.35-40).

La piété n’est pas un don spirituel ; elle est plutôt le fruit d’un travail spirituel structuré comme l’indiquait le Saint-Esprit par la bouche de l’apôtre Paul à l’apôtre Timothée(I Thessa1.1 ; II Thessa2.6) :

I Timothée 4.8a : «Exerce-toi à la piété ; car l'exercice corporel est utile à peu de chose, tandis que la piété est utile à tout, ayant la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir. ».

La piété est le signe distinctif que nous n’avons pas fait naufrage par rapport à la foi et que nous sommes toujours bénéficiaires de la vie éternelle promise aux vrais adorateurs du Père.


La piété authentique implique :


-Une révélation profonde du sacrifice expiatoire de Jésus-Christ à la croix et son acceptation ;


-Une foi ferme en la parole de Dieu ;


-Une connaissance profonde de la nature et du caractère de Dieu tels qu’enseignés par la Bible ;


-La maîtrise de la Saine Doctrine (I Timothée 6.3-5) ;


-La marche par l’Esprit (I Timothée 6.6-21) ;


-L’obéissance à la Grande Commission (Mathieu 28. 19-20) ;


-La séparation spirituelle d’avec les faux frères ( II Timothée 3.1-5) ;


-L’exercice d’un ministère dans l'Église en faveur des saints (I Timothée 4.8-16) ;


-Le rejet de toute forme d’iniquité (I Timothée 1.18, 19 ; 4.11-16).


Le mot grec « Eusebia » qui en français donne "piété" a aussi le sens de "sainteté". Il est donc impossible de prétendre à la piété en étant dans les liens du péché. C’est vrai qu’aucun serviteur de Dieu ne peut se déclarer net de tout péché au regard de I Jean 1.8 :

« Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous. »

Néanmoins, aucun homme pieux ne vit dans la mondanité, les querelles, les rancunes, la méchanceté, la haine, les jalousies, les calomnies, les médisances, les mensonges, les fausses doctrines, l’impudicité, l’adultère, le vol, la fraude... Aucun !

Au contraire, l’homme pieux, c’est-à-dire le chrétien qui marche dans la piété, est rempli des fruits de l’Esprit :

« Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; » Galates 5.22

La piété est toujours le produit de notre étude assidue de la Parole de Dieu dans la prière et de notre obéissance joyeuse et fidèle à Sa Volonté. Le roi David, qui était un homme pieux, avait perçu divinement le chemin qui mène à la piété :

Psaume 119.9 : «Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier? En se dirigeant d'après Ta Parole.» 

Tout au long du Psaume 119, David a prophétiquement exposé ce cheminement. Le candidat à la piété doit avoir :


1-Le désir et la détermination d’obéir à la volonté de Dieu révélée par l’étude de Sa Parole (Ps 119.102,106,112,129) ;


2-Un profond amour de la Parole de Dieu(Ps 119.92,103,111,127) ;


3-Le fardeau de prier pour recevoir la compréhension réelle de la Parole de Dieu (Ps 119.73,125) ;


4-L’habitude de méditer continuellement la Parole de Dieu(Ps 119.97,148) ;

 

5-La haine du péché et des mauvaises compagnies(Ps 119.63,113,115,128,139,158).


La conséquence heureuse de ce cheminement est l’approfondissement de l’amour et de l’engagement du croyant envers Dieu avec comme récompense, l’acquisition de l’instruction, de la sagesse et de l’intelligence, selon la grâce de Dieu départie à chacun (Ps 119.98,99,104).

La piété enracine et stabilise le chrétien dans la foi. La piété conduit le chrétien dans une plus grande proximité avec le Seigneur, dans une plus grande communion. La piété, l’authentique, détache l’enfant de Dieu des oripeaux du monde et pose ses regards sur les choses célestes. Elle conduit le chrétien dans une immense paix du cœur caractérisée par un total renoncement à soi. La piété nous rend fervents d’esprit et particulièrement préoccupés par la manifestation de la gloire de Dieu dans l'Église et dans le monde.

Elle nous rend attentifs au bien-être des frères et à leur croissance spirituelle. La vraie piété, contrairement à la fausse, est pleine d’humilité et de compassion. Elle ne s’élève pas au-dessus de l’assemblée et ne cherche pas sa propre gloire.

L’Ancien Testament nous donne en exemple la piété de nombreux hommes de Dieu. Ils ont pour nom Abel, Énoch, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse, Josué, Caleb, Samuel, Job, David, Élie… Tous ont tenu fermes dans la piété malgré les souffrances qu’ils ont endurées. Tous ont été fidèles parfois jusqu’à la mort. Leur sacrifice et leur consécration pour l’œuvre de Dieu continuent de nous défier à chaque lecture de la Bible. A leur suite, les apôtres et autres disciples de Christ de l'Église primitive ont exercé la piété au milieu de grandes souffrances, ayant à l’esprit cette vérité éternelle :

« Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés. »II Timothée 3.12 

Persévérer dans la piété, c’est aussi accepter les persécutions

tout en combattant « pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes »(Jude 1-3).




Pasteur Dewis HILLAH








Gaïus, un modèle d’amour fraternel

 


Gaïus, un modèle d’amour fraternel



    Combien comme Gaïus de III Jean ont reçu le témoignage de l’Église primitive et de l’immense apôtre Jean au sujet de son amour pour les frères en Christ ? Ils sont très peu ceux à qui le Saint-Esprit de Dieu a rendu un pareil témoignage, les laissant pour exemple à la postérité. Nul ne sait avec précision s’il s’agit du Gaïus qui résidait à Corinthe et dont la mention a été faite dans Romains 16.23 :

« Gaïus, mon hôte et celui de toute l'Église, vous salue. Éraste, le trésorier de la ville, vous salue, ainsi que le frère Quartus. »

Ce Gaïus avait un sens élevé de l’amour fraternel au point où il avait hébergé dans sa maison non seulement les réunions de l’Église locale mais aussi l’apôtre Paul qu’il assistait fidèlement de ses biens. Peut-être bien qu’il s’agissait de Gaïus le Macédonien compagnon d’œuvre de l’apôtre Paul qui fut malmené par les ouvriers et collègues de Démétrius lors de leur révolte contre l’évangile prêché par l’apôtre Paul et ses co-ouvriers (Actes19.24-29). Peut-être même du Gaïus de Derbe, homme courageux qui décida de participer au cortège de l’apôtre Paul pour le protéger contre des Juifs qui cherchaient à le tuer (Actes 20.3-5).

Toujours est-il que ce Gaïus, sur qui nous n’avons aucune précision dans l’épître, a reçu ce grand témoignage :

«J'ai été fort réjoui, lorsque des frères sont arrivés et ont rendu témoignage de la vérité qui est en toi, de la manière dont tu marches dans la vérité. ...  Bien-aimé, tu agis fidèlement dans ce que tu fais pour les frères, et même pour des frères étrangers, lesquels ont rendu témoignage de ta charité, en présence de l'Église. » III Jean 1-3,5-6

La pratique de l’amour fraternel était très répandue dans les Églises locales en ces temps-là. Et il ne pouvait en être autrement puisque la confession de la foi chrétienne exposait à de graves persécutions, comme la spoliation de ses biens, le rejet familial, la mise au ban de la communauté ou la mort. Aussi était-il normal de s’attendre à des gestes de solidarité tels que mentionnés dans Actes 2.44-46 et Actes 4.32,34,35. Mais, Gaïus, quant à lui, allait au-delà de ce qui était la norme. Non seulement, il pratiquait l’hospitalité, la distribution d’argent et de nourriture aux frères de l’Église locale et aux frères étrangers, il y mettait aussi beaucoup de zèle et de fidélité ! Son engagement à assister efficacement les frères dans leurs besoins était si remarquable qu’il était devenu un sujet de louange. Gaïus était loué non seulement par les membres de l’Église locale mais aussi par les visiteurs étrangers, qui, de retour chez eux, ne manquaient jamais de lui rendre un vibrant hommage quant à sa marche pleine d’amour fraternel et de vérité en Christ. Manifestement, il sortait du lot. Gaïus était devenu aux yeux des Églises non seulement l’exemple à suivre en matière d’amour fraternel mais aussi en matière de fidélité aux commandements de Dieu. Son amour pour Dieu était vraiment frappant (I Jean 4.12 ; III Jean 1-3).

Gaïus, en bon dirigeant de l’Église locale où il était en service, ne dépouillait pas les brebis du Seigneur ; au contraire, il pourvoyait fidèlement aux besoins des démunis et marquait sa déférence à l’autorité ecclésiastique dont il dépendait en obéissant à ses ordres. Ce qui n’était pas le cas de Diotrèphe, un homme méchant et haineux. (III Jean 1-4, 9-11).

« Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ; car l'amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. » I Jean 4.7

Pasteur Dewis HILLAH

Pourquoi les hommes doivent- ils adorer Dieu ?

 

Pourquoi les hommes doivent - ils adorer Dieu ?




        La question relative au bien-fondé de l’adoration du Créateur de l’univers ne se pose même pas pour l’athéisme, l’agnosticisme et l’antithéisme. Car, pour les premiers, Dieu n’existe pas ; pour les deuxièmes, Dieu est impossible à appréhender par l’esprit humain ; et pour les derniers, il n’existe pas un Dieu créateur, Dieu transcendant qui soit hors de la matière. Mais pour les monothéistes et surtout pour les chrétiens, cette question est au centre même de leur existence terrestre, puisqu’elle déterminera le lieu où chacun passera l’éternité à sa mort.

Selon donc que vous aurez adoré ou non votre Créateur, vous vous retrouverez à votre mort soit au paradis soit en enfer.

Adorer est, au sens premier, « l’honneur qu’on donne à une divinité en lui rendant le culte qui lui est dû. ». Adorer Dieu, c’est l’honorer ; c’est le craindre (Deut 10.20 ; Luc 4.8) ; c’est le servir. C’est aussi la stricte observance des règles et préceptes liés au culte divin ; l’obéissance vertueuse à la volonté de Dieu (Mathieu 7.21-23 ; Luc 6.47-49 ).

Pour le chrétien, c’est l’observance stricte des commandements de Dieu contenus dans la Bible (Exode 20.1- 17; Ésaïe 1). Sous la grâce, cette adoration de Dieu commence par l’acceptation de la divinité de Jésus-Christ de Nazareth(I Jean 5.20) :

«Et c'est ici son commandement : que nous croyions au nom de son Fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, selon le commandement qu'il nous a donné. »  I Jean 3.23 

« Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, c'est celui de l'antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde.  » I Jean 4.2,3

« Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. » I Jean 4:15 

« Quiconque croit que Jésus est le Christ, est engendré de Dieu ; et quiconque aime Dieu qui l'a engendré, aime aussi celui qui est engendré de lui. »I Jean 5.1  (Ostervald)

« Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est d'un plus grand poids ; or, c'est là le témoignage que Dieu a rendu de son Fils. Celui qui croit au Fils de Dieu, a le témoignage de Dieu en lui-même ; celui qui ne croit point Dieu, le fait menteur, puisqu'il n'a pas cru au témoignage que Dieu a rendu de son Fils. Et voici le témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle ; et cette vie est dans son Fils. Qui a le Fils, a la vie ; qui n'a point le Fils de Dieu, n'a point la vie. » I Jean 5.9 -12

Celui donc qui refuse de passer par Jésus-Christ perd son temps en invoquant Dieu. Jésus-Christ lui-même déclara à l’un de ses disciples :

« Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » Jean 14.6 

L’adoration de Dieu est une institution divine ; c’est un ordre auquel toute créature de Dieu doit obéir (Exode 20.1-6 ; Deut 5.29 ; 6.24 ; 8.6 ; 13.14 ; Éphésiens 1.3-12) :

«  Tu craindras l'Éternel, ton Dieu, tu le serviras, tu t'attacheras à lui, et tu jureras par son nom. »Deutéronome 10.20 

La prescription par notre Créateur de son adoration ne participe pas à un besoin de louange venant des humains ou à une soif de gloire ou de grandeur. Dieu est souverain et absolument grand avant la création de l’homme. Sa divinité, Sa gloire et Sa grandeur sont établies de toute éternité et étaient célébrées dans les tabernacles éternels (Luc 16.9) bien avant la création du ciel et de la terre et des hommes qui y vivent (Ésaïe 6.1-7 ; Ézéchiel 1.3-28 ) :

«Aussitôt je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu'un était assis. Celui qui était assis avait l'aspect d'une pierre de jaspe et de sardoine ; et le trône était environné d'un arc-en-ciel semblable à de l'émeraude.  Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre vieillards assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d'or. 

Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d'yeux devant et derrière.  Le premier être vivant est semblable à un lion, le second être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a la face d'un homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle qui vole. Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes, et ils sont remplis d'yeux tout autour et au dedans. Ils ne cessent de dire jour et nuit : Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout Puissant, qui était, qui est, et qui vient!  Quand les êtres vivants rendent gloire et honneur et actions de grâces à celui qui est assis sur le trône, à celui qui vit aux siècles des siècles, les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône, en disant : Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l'honneur et la puissance ; car tu as créé toutes choses, et c'est par ta volonté qu'elles existent et qu'elles ont été créées. » Apocalypse 4.2-11

Dieu n’a vraiment pas besoin de notre adoration pour se sentir Grand, Puissant ou Souverain. C’est plutôt nous qui avons besoin de l’adorer pour les raisons suivantes :

1-Être sauvé du Jugement dernier (Mathieu 12.37 ; Jean 4.7-14 ; I Jean 5.11,12 ; Actes 16.31 ; Apocalypse 20.11-15) ;

2-Être béni (Deutéronome 28.1-14 ; Lévitique 28.3-13) ;

3-Être secouru dans nos détresses et être sur la bonne voie (Jean 10.27,28 ; II Pierre 2.9) ;

4-Être délivré de la domination de Satan et de ses séductions (Luc 10.19 ) ;

5-Avoir de l’autorité sur les démons et être délivré de leurs oppressions et tourments (Marc 16.17) ;

6-Avoir la puissance spirituelle pour secourir notre prochain (Mathieu 10. 5-8 ; Marc 16.18) ;

7-Avoir toute la connaissance de la vérité spirituelle (Jean 16.13) ;

8-Avoir le courage et la force d’aller prêcher la Bonne Nouvelle du Royaume (Actes 1) ;

9-Être protégé de l’injustice.


Tous ceux qui parfois s’étonnent sincèrement de ce pourquoi Dieu laisse Satan et ses enfants malmener l’humanité, ont ici la réponse : C’est le refus de certains d’obéir à Dieu qui produit toute cette souffrance sur la terre. Si tous observaient strictement les commandements de Dieu, il n’y aurait plus d’injustices, de brimades, de guerres et de souffrances. Il n’y aurait plus besoin de se protéger contre son voisin ou contre des voleurs. Plus personne ne craindrait un empoisonnement, un assassinat, un envoûtement. On ne parlerait plus de prévarication, de détournements de fonds publics, d’escroquerie ou même de rançonnement. Il n’y aurait plus de viol, plus d’adultère, plus d’abandon de foyer, plus de jalousie… plus de souffrance.

Hélas, nous sommes nombreux à haïr Dieu ; et à être énervés par l’ enseignement de "ce" Jésus-Christ qui nous donne si mauvaise conscience. Dans ces conditions, il nous faudra supporter le dur règne de Satan et une éternité de souffrance.

Psaume 23



Pasteur Dewis HILLAH