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dimanche 1 septembre 2024

L’importance des rassemblements de masse dans la vie de l’Église

 

L’importance des rassemblements de masse 

dans la vie de l’Église 



NB : Cet article a été rédigé et publié dans un journal béninois en Janvier 2022


Pour la deuxième année consécutive, les dénominations chrétiennes n’ont pas pu organiser en 2021 leurs rassemblements de masse pour cause de Covid-19. Cette situation exceptionnelle, n’est pas restée sans conséquence sur le dynamisme spirituel de l’Église.

Depuis le lynchage médiatique bien haineux subit par l’église Porte Ouverte Chrétienne de Mulhouse en France, suite à l’organisation en toute légalité d’une semaine de jeûnes et prières du 17 au 24 février 2020, les rassemblements religieux de masse ont été interdits un peu partout dans le monde avec de graves conséquences sur l’Église. Ces rassemblements étaient accusés de propager le SRAS-Cov-2 ; les participants à leur retour infecteraient leur entourage et propageraient le virus dans des régions et territoires jusqu’alors épargnés. Ce n’était pas faux, au contraire ! Cette rencontre avait connu la participation de plus de deux mille cinq cents (2500) personnes venues de plusieurs continents. Deux participants venus du Burkina Faso, un célèbre prédicateur et sa femme, furent infectés. Ces mesures étaient donc justifiées.


Impacts négatifs sur l’Église

Cependant, l’impact sur la vie de l’Église a été catastrophique :

-L’effondrement de la participation aux cultes ;

-La fermeture des lieux de culte avec pour corollaire l’amenuisement  des ressources financières des communautés ;

- L’abandon ou la mise en difficulté de plusieurs projets à caractère social faute de ressources suffisantes ;

-Le relâchement spirituel et même l’abandon de la foi chrétienne par plusieurs chrétiens non affermis ;

-La fragilisation de plusieurs foyers chrétiens par manque de soutien spirituel ;

-L’incapacité de l’Église à soutenir les démunis ;

-La séduction doctrinale des frères en quête d’enseignements sur les réseaux sociaux puisqu’ils n’avaient plus accès aux rencontres d’Église ;

-Le foisonnement de faux prophètes et de faux docteurs qui s’introduisent dans des regroupements informels de chrétiens en quête de chaleur spirituelle suite à la fermeture des églises, pour les égarer.

Impréparation des églises 

La fermeture subite des lieux de culte mais aussi l’instauration du confinement par endroits a surpris la plupart des communautés chrétiennes. Il est vrai que tous ont entendu parler, grâce à l’histoire de l’Église, des persécutions atroces dont ont été victimes les chrétiens d’autrefois. Et ils savent aussi que de nos jours, de nombreuses églises sont victimes d’une persécution d’État un peu partout dans le monde (Afghanistan, Chine, Russie, Pakistan, Corée du nord, Somalie, Laos, Viêt-Nam...). Cependant, que de telles mesures soient prises un jour dans des pays démocratiques où la liberté religieuse est le fondement même de l’État de droit, personne ne pouvait y croire. Aussi n’ont-ils pas été capables de mettre sur pied de véritables églises de maison conformément au modèle biblique. Plusieurs dénominations avaient adopté un modèle organisationnel basé sur un clergé qui seul est autorisé à gérer les questions religieuses et un mode de gouvernance centralisé (Épiscopalien, presbytérien synodal). Néanmoins, vaille que vaille il a fallu s’adapter :

-Cultes en direct par la télévision ou par satellite ;

-Cultes diffusés en streaming  accessibles grâce à un appareil connecté ;

-Live sur Facebook, Tik tok, Instagram ;

-Chaîne YouTube avec des lives ;

-Visioconférence sur Zoom, Google Meet, WebEx ;

-Messages et vidéos d’édification sur WhatsApp ;

-Enseignements et séminaires par la radio ;

-Enseignements écrits diffusés par les journaux, par courriel, par des bulletins d’informations internes.

    Et tout ceci n’est possible que si la connexion internet est disponible dans la localité et si tous les membres de l’Église disposent au moins de téléphone intelligent (Smartphone). 

 

Palliatifs insatisfaisants

Mais, tout cela ne peut remplacer la chaleur humaine que l’on trouve dans le contact physique entre frères. Les réunions virtuelles ne pourront jamais supplanter les rassemblements physiques où on peut de vive voix échanger avec un frère, un dirigeant ou même le leader religieux sans autre forme de procès. De plus, la présence réelle des frères autour de soi rassure et renforce le sentiment d’appartenance à une même communauté. Cela crée une véritable solidarité. Les habitués des réseaux sociaux savent tous très bien qu’il est très difficile d’avoir une amitié profonde et confiante avec des amis virtuels qu’on n’a jamais rencontrés. Comment étudier et connaître véritablement une personne avec qui on n’a pas de contact physique ? Impossible !

Importance des rassemblements chrétiens

       Les rassemblements religieux de masse, quel que soit le nom qu’on leur attribue – séminaire, convention, retraite spirituelle, croisade chrétienne  – sont essentiels pour la vie de l’Église :


1- Sur le plan spirituel

Le Seigneur Jésus-Christ a clairement dit à ses disciples que chaque fois que «  deux ou trois sont assemblés » en Son nom, qu’Il est au milieu d’eux (Mathieu 18.20)

Nous savons tous que le Seigneur Jésus-Christ est omniscient ; néanmoins, Il ne parlait pas de rencontre virtuelle. Cela n’existait même pas à cette époque-là ! Il parlait de rassemblement physique, présentiel. La relecture de passages bibliques comme I Corinthiens 11.17-34, I Corinthiens 14, Jacques 2.1-4, nous permet de comprendre aisément l’impossibilité de pratiquer virtuellement la Sainte Cène, de conduire virtuellement le culte de manière biblique avec un libre exercice des dons spirituels ou même de faire virtuellement acception de personne.

Toutefois, nous croyons que le Seigneur est avec nous lorsque, indépendamment de notre volonté, nous nous réunissons virtuellement pour l’adorer et lui adresser nos requêtes.

La volonté parfaite de Dieu est que ses enfants se réunissent en un lieu physique pour l’adorer. La Bible nous confirme dans Actes 2.44-47 et Actes 4.32-37 la justesse de ce qui vient d’être dit :

« Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun.  Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun.  Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l'Église ceux qui étaient sauvés. »  Actes 2.44-47

«La multitude de ceux qui avaient cru n'était qu'un cœur et qu'une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux. Les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus. Et une grande grâce reposait sur eux tous. Car il n'y avait parmi eux aucun indigent : tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu'ils avaient vendu, et le déposaient aux pieds des apôtres ; et l'on faisait des distributions à chacun selon qu'il en avait besoin. Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas, ce qui signifie fils d'exhortation, Lévite, originaire de Chypre, vendit un champ qu'il possédait, apporta l'argent, et le déposa aux pieds des apôtres. » Actes 4.32-37

Comment oindre les malades à distance (Jacques 5.14, 15) ? Comment imposer les mains aux malades à distance (Marc 16.17, 18) ? La prière pour la délivrance des démoniaques est-elle possible à distance ? Parfois oui mais très souvent non. Ceux qui ont eu à exercer leur foi pour chasser les esprits impurs ou démons dans la vie de personnes spirituellement  enchaînées  comprendront aisément ce qui vient d’être dit.


2-Sur le plan des relations humaines

Il est très difficile voire impossible d’avoir un bon comportement social en vivant seul, dans la brousse, hors de toute présence humaine. L’éducation sociale est le fruit d’un long apprentissage qui nous amène à bien cerner les règles sociales qui régissent la société dans laquelle nous vivons. Il en est de même pour l’Église. Il est impossible d’avoir une bonne conduite chrétienne en ne mettant jamais les pieds dans une véritable communauté chrétienne. C’est au contact des autres que notre véritable nature se révèle. C’est en vivant ou en étant souvent avec les membres de notre communauté que nous prenons conscience de nos défauts que d’ailleurs le bon comportement des autres met en exergue.

       De plus, le contact direct avec les autres nous fait bénéficier d’enseignements précieux sur la vie. Leurs expériences de vie nous édifient et nous évitent de tomber dans les mêmes pièges. Virtuellement, c’est impossible : Où trouver concrètement de l’aide en période de persécution ? Où trouver rapidement du secours en cas de grandes difficultés ? Comment prendre soin des veuves et des orphelins mis à la rue à cause de leur foi en Jésus-Christ ? Comment assister le frère malade ? Car la Bible nous demande de pourvoir aux besoins des saints (Romains 12.13) et d’exercer l’hospitalité sans murmure (I Pierre 4.9). C’est là que l’on se rend compte des limites de l’église virtuelle.

La parade, le Saint-Esprit l’a révélée aux chrétiens de l’Église primitive qui évoluaient dans un environnement institutionnel très hostile : Les églises de maison.

La mise en œuvre de cette solution demande beaucoup de sacrifice ; mais en la couplant avec les enseignements de masse par internet, on s’assure que les uns et les autres recevront un enseignement de qualité qui mettra en difficulté les faux frères c’est-à-dire les loups déguisés en brebis. Ne dit-on pas que deux précautions valent mieux qu’une ?


Pasteur Dewis HILLAH

mercredi 27 juillet 2022

Le chrétien peut-il se laisser tuer par le méchant?

Le chrétien peut-il se laisser tuer par le méchant?



La question, assurément, peut sembler saugrenue eu égard à l’instinct de conservation naturel propre à tout être humain.  De plus, il est notoire que la réprobation du suicide par toutes les dénominations chrétiennes est unanime ; le Christianisme a en saine horreur l’avortement et l’euthanasie. Cependant, en considérant un certain nombre de déclarations du Seigneur relatives à la non violence notamment Matthieu 5.38-48, certaines âmes mal affermies peuvent verser dans un pacifisme outrancier.

En regardant juste autour de nous dans la sous-région, et en écoutant les nouvelles dont les média d’ici et d’ailleurs se font l’écho, nos cœurs meurtris constatent que certains chrétiens font très peu cas de leur vie au nom de l’amour du prochain, du devoir humanitaire ou de la prédication de l’Évangile. C’est une erreur gravissime qui peut être assimilée au suicide.

Le Seigneur, dans sa grande sagesse, a pris le soin de nous laisser dans Matthieu 10.16-23 des instructions très claires :

« Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes. Mettez-vous en garde contre les hommes ; car ils vous livreront aux tribunaux, et ils vous battront de verges dans leurs synagogues ; vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens. Mais, quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à l'heure même ; car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir. Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom ; mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n'aurez pas achevé de parcourir les villes d'Israël que le Fils de l'homme sera venu.»

Ce passage est très explicite quant à notre comportement devant la persécution : Il faut fuir ! (Matthieu 10.23). Et c’est en obéissance à ce commandement fondé sur le bon sens que l’Église à Jérusalem a fui dans d’autres villes d’Israël lors de la grande persécution qui s’est abattue sur elle. (Actes 8)

« Saul avait approuvé le meurtre d'Étienne. Il y eut, ce jour-là, une grande persécution contre l'Église de Jérusalem ; et tous, excepté les apôtres, se dispersèrent dans les contrées de la Judée et de la Samarie » Actes 8.1 

Ces chrétiens de l’Église primitive avaient bien plus de foi que nous ; pourquoi aujourd’hui les chrétiens se mettent-ils en danger dans des zones où leur vie est activement menacée? A partir du moment où un chrétien identifie une menace pour sa sécurité, sa santé, ses finances ou ses biens, il doit prendre des précautions humaines. Il n’est pas question de refuser de prendre ses responsabilités. Il faut anticiper, de manière rationnelle, de manière réfléchie. Il faut évaluer la situation et voir ce qui humainement peut être fait. Ce n’est qu’après cela que nous pouvons légitimement invoquer le secours de Dieu. Refuser de se soigner ou de se protéger et s’attendre au miracle est une folie dont l’issue est souvent mortelle. Le Nouveau Testament foisonne d’exemples à nous rendre sages :

Actes 12.1-19 nous relate l’histoire de Pierre emprisonné par Hérode en vue d’une exécution publique pour faire plaisir aux Juifs non messianiques. L’Église, constatant son impuissance, se mit à prier avec instance. Dieu envoya un ange libérer Pierre qui après s’être montré à l’Église, se cacha pour ne pas être repris par Hérode. Ce n’était manifestement pas la volonté de Dieu qu’il mourût de la main de ce tyran ; s’il s’était laissé reprendre et tuer, il aurait commis un grand péché.

Paul, de même, ayant appris que des Juifs lui ont tendu une embuscade pour ôter sa vie, ne joua pas à l’insensé mais prit au contraire des mesures idoines pour faire avorter ce projet.

« Puis il se rendit en Grèce, où il séjourna trois mois. Il était sur le point de s'embarquer pour la Syrie, quand les Juifs lui dressèrent des embûches. Alors il se décida à reprendre la route de la Macédoine. Il avait pour l'accompagner jusqu'en Asie : Sopater de Bérée, fils de Pyrrhus, Aristarque et Second de Thessalonique, Gaïus de Derbe, Timothée, ainsi que Tychique et Trophime, originaires d'Asie.  Ceux-ci prirent les devants, et nous attendirent à Troas. » Actes 20.3-5


Il était pourtant dans la volonté de Dieu. Il a préféré changer de chemin pour se rendre à Jérusalem. Arrivé au terme de son voyage, il tomba injustement entre les mains des Juifs d’Asie (Actes 21.27-33) qui cherchèrent à le tuer. Dieu, dans sa fidélité, le sauva miraculeusement de leurs mains. Ne s’avouant toujours pas vaincus, plus d’une quarantaine d’hommes parmi les plus fanatiques formèrent un complot pour lui ôter la vie (Actes 23.12-24). Que fit Paul lorsque cela parvint à sa connaissance ? Pria-t-il pour demander à Dieu d’agir comme bon Lui semblait ? Prit-il un jeûne pour demander discrètement à Dieu l’échec de ce projet d’assassinat ? Non ! Paul ne s’était pas cantonné au jeûne et à la prière qui sont absolument de très bonnes armes ; il se hâta plutôt d’en informer les autorités. S’il ne l’avait pas fait, ils auront probablement réussi leur projet d’assassinat. Paul aurait été tué avec sa propre complicité, détruisant ainsi involontairement le plan de Dieu sur sa vie. Considérons avec quelle promptitude ce tribun a mis en œuvre le plan de sauvetage de Paul. Il avait pourtant à sa disposition une véritable armée :


- plus de deux cents fantassins ;

- plus de soixante-dix cavaliers ;

- plus de deux cents archers.


Il était en position de force. Malgré cela, cet homme de guerre refusa de prendre le moindre risque. Il n’était pas un va-t-en-guerre, encore moins une personne immature. Il n’avait rien à prouver à quelqu’un. Il évalua la situation, jaugea la détermination de l’ennemi, géra sagement l’information et décida de la conduite à tenir. Il fallait devancer l’ennemi. Cette manière d’agir n’est pas de la couardise. Bien au contraire, c’est un trait de grande intelligence. Que gagnerait-il à risquer la vie de Paul et de ses soldats ? Parfois, c’est vrai, il n’y a pas d’autre choix logique que d’engager un combat à mort. Mais dans la plupart des cas, il vaut mieux décrocher à la première alerte.

Plusieurs, sous la séduction de Satan, tentent Dieu (Luc 4.9-12) sans s’en rendre compte. Ils exposent leur vie pour des glorioles et se placent hors de la protection de Dieu. Le chrétien doit se garder de ses ennemis visibles et invisibles. Le Seigneur n’a-t-Il pas déclaré ces paroles :

«Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes. Mettez-vous en garde contre les hommes ; » Matthieu10.16,17a

Que faire alors de Matthieu 5.39,  diront certains ?

« Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre. » Matthieu 5.39

"Résister au méchant" a le sens ici de rendre le mal pour le mal ou de se venger. Dans ces conditions, l’interprétation visant à laisser le méchant agir à sa guise en toute circonstance est à revoir. Les chrétiens que nous sommes ne devons jamais laisser quelqu’un brimer plus faible que lui. Jamais nous ne devons abandonner une femme victime d’agression sexuelle. Chaque fois que nous sommes en position de force nous devons mettre fin à l’injustice. Il n’est pas question d’être de lâches spectateurs invoquant honteusement Matthieu 5.39 lorsque nous sommes les témoins oculaires d’une violence illégitime. Qui de nous est prêt à laisser ses enfants être agressés sans rien tenter ? Qui laissera son vieux père ou sa vieille mère agressés par un petit voyou sans faire acte de vaillance ?

Faudrait-il en dire plus? Nous avons tous compris.

«Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point ; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas. »  I Jean5.18 

Il nous faut donc fuir les mauvaises compagnies (I Corinthiens 15.33) ; il nous faut fuir ceux qui visiblement en veulent à notre vie (Psaume 37.12 ; Proverbe 21.10) ; il nous faut fuir les endroits mal famés (Proverbes 7 ; Proverbes 22.24,25) ; il nous faut fuir promptement les gurus et pasteurs qui ne suivent pas l’enseignement biblique (Actes 20.28-30 ; Jude ; II Pierre 2) ; il nous faut fuir les apothicaires modernes, il nous faut fuir la médecine alternative non homologuée qui guérit tout et rien. Il nous faut veiller sur nos vies dans la prière. Soyez donc prudents !

« L'homme simple (crédule) croit tout ce qu'on dit, mais l'homme prudent est attentif à ses pas » Proverbe 14.15

« L'homme prudent voit le mal et se cache, mais les simples (crédules) avancent et sont punis. » Proverbe 22.3 


  

                                                          Pasteur Dewis HILLAH















jeudi 21 mai 2020

UN CHRÉTIEN ENGAGÉ : Saul de Tarse

 

 

 

UN CHRÉTIEN ENGAGÉ : Saul de Tarse





Actes 9.1-30

Actes 22.1-23

II Corinthiens 11.25-33

II Corinthiens 12.1-10

Philippiens 3.5-11





Le Nouveau Testament regorge de récits sur les violentes persécutions dont ont été victimes les premiers chrétiens de la part de leurs compatriotes Juifs croyant rendre un culte à Dieu. Au nombre de ces persécuteurs impénitents, il y avait un jeune homme nommé Saul originaire de la ville de Tarse, Hébreu né d’hébreux, de la tribu de Benjamin, docteur de la Loi du parti des pharisiens (Philippiens 3.5).

Il avait passé de nombreuses années au pied d’un respecté maître de la loi dénommé Gamaliel ; homme respecté et vénéré pour sa piété et sa connaissance exceptionnelle du Judaïsme d’alors (Actes 5.34 ; Actes 22.3).

Ce jeune homme avait une fervente foi en la religion de ses pères au point de quitter la ville de Tarse dans la province Romaine de Cilicie pour aller à Jérusalem, après sa formation de faiseur de tente¹.

Par sa naissance dans cette ville, distante de Jérusalem par voie terrestre d’environ 919,35 km, il avait le rare privilège pour un Israélite de cette époque, d’avoir la citoyenneté romaine (Actes 22.28).

Saul de Tarse avait de quoi mener une existence paisible et heureuse.

Mais son zèle pour Dieu était tel qu’il voulait redresser les Juifs qui avaient quitté le Judaïsme. Il agissait en toute sincérité, aussi Dieu s’était-Il révélé à lui pour le mettre sur la voie juste, lors d’une de ses expéditions contre les chrétiens :

«J'ai persécuté à mort cette doctrine, liant et mettant en prison hommes et femmes. Le souverain sacrificateur et tout le collège des anciens m'en sont témoins. J'ai même reçu d'eux des lettres pour les frères de Damas, où je me rendis afin d'amener liés à Jérusalem ceux qui se trouvaient là et de les faire punir. Comme j'étais en chemin, et que j'approchais de Damas, tout à coup, vers midi, une grande lumière venant du ciel resplendit autour de moi. Je tombai par terre, et j'entendis une voix qui me disait : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu? Je répondis : Qui es-tu, Seigneur? Et il me dit : Je suis Jésus de Nazareth, que tu persécutes. Ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière, mais ils n'entendirent pas la voix de celui qui parlait. Alors je dis : Que ferai-je, Seigneur? Et le Seigneur me dit : Lève-toi, va à Damas, et là on te dira tout ce que tu dois faire. Comme je ne voyais rien, à cause de l'éclat de cette lumière, ceux qui étaient avec moi me prirent par la main, et j'arrivai à Damas. Or, un nommé Ananias, homme pieux selon la loi, et de qui tous les Juifs demeurant à Damas rendaient un bon témoignage, vint se présenter à moi, et me dit: Saul, mon frère, recouvre la vue. Au même instant, je recouvrai la vue et je le regardai. Il dit : Le Dieu de nos pères t'a destiné à connaître sa volonté, à voir le Juste, et à entendre les paroles de sa bouche ; car tu lui serviras de témoin, auprès de tous les hommes, des choses que tu as vues et entendues. Et maintenant, que tardes-tu? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur. »  Actes 22.4-16

Suite à cette expérience de conversion sur la voie de Damas (Actes9.3-9), Saul de Tarse qui prendra après le surnom de Paul (Petit) cracha sur ses privilèges à savoir :

*Sa dignité de docteur de la Loi

*Son honneur d’homme, puisqu’il renonça au mariage pour mieux se consacrer à la prédication de l'Évangile (I Corinthiens 7.1,7 ; I Corinthiens 9.5) ;

*Ses relations : les mêmes qui lui donnaient des lettres de recommandations pour trouver des soutiens dans sa lutte contre les chrétiens en voulaient maintenant à sa vie ;

*Son droit au soutien financier dont il bénéficiait quand il persécutait les chrétiens pour le compte du Sanhédrin et du souverain sacrificateur

*Son intégrité physique : Saul de Tarse savait bien que sa conversion au christianisme signait son arrêt de mort ; mais il n’en avait cure. Autrement, sachant la position du Conseil des Anciens (Sanhédrin) et du souverain sacrificateur, il n’allait pas se hasarder à mettre les pieds à Jérusalem

Saul de Tarse avait renoncé à lui-même, au monde, et avait pris sa croix pour suivre le Seigneur Jésus-Christ (Luc 9.23).

Il aimait Dieu de tout son cœur,

Il mettait en pratique sans faille le premier et le plus grand commandement selon le Seigneur Jésus-Christ (Matthieu 22.38).Mieux, afin de ne pas être mis au rang des faux docteurs et faux apôtres de son temps, il avait renoncé à tout salaire venant de sa prédication de l'Évangile (I Corinthiens 9.15-18, II Corinthiens 11.7-13). Et pourtant, il enseignait à l’Église que celui qui prêchait l'Évangile devait vivre de l'Évangile (I Corinthiens 9.4-14 ; I Timothée 5.17,18 ; II Timothée 2.4-6). Mieux, l’apôtre Paul exerçait son métier et pourvoyait ainsi à ses besoins et à ceux de ses collaborateurs (Actes 20.33-35).

Sa consécration était totale ; son engagement vis-à-vis de Dieu radical.

Il pouvait dire avec assurance :

« J'ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi » Galates 2.20

Il ne vivait que pour Christ ; prêt à faire sa volonté à n’importe quel prix. Homme d’une grande humilité, il était dur avec lui-même (I Corinthiens 9.27) et plein de compassion avec les autres. Il avait la révélation de l’amour, du véritable amour du prochain. Aussi Dieu l’a t-il honoré pour l’éternité en lui faisant voir le ciel (II Corinthiens 12.1-13) d’une part, et en lui faisant écrire la majeure partie des épîtres qui sont ô combien capitales pour la bonne marche de l’Église.

Sans contredit, l’apôtre Paul était non seulement un véritable disciple de Jésus-Christ, un vase d’honneur dans la maison de Christ et un véritable serviteur de Dieu; il était aussi un modèle d’humilité.

Reconnaître s’être trompé, et avoir le courage d’embrasser ce qu’on a résolument combattu, est un signe de grandeur d’âme.


                                              Pasteur Dewis HILLAH




1La tente est un habitat temporaire et déplaçable, constitué d'une armature rigide couverte de toile, de peaux ou poils d’animaux

dimanche 17 mai 2020

Un puissant prophète de Dieu pour les temps de la fin : l’apôtre Jean

 

 

 Un puissant prophète de Dieu pour les temps de la fin : 

l’apôtre Jean

 

Apocalypse 10.11



Dieu ne peut confier une prophétie révélant à l’Église et aux chrétiens les événements de la fin des temps et son engagement à leur endroit qu’à une personne ayant une vie irréprochable et qui est respectée par toute l’Église, de sorte que le message soit aisément accepté et cru.

L’apôtre Jean, fils de Zébédée, était la personne indiquée.

L’apôtre Jean, selon le témoignage de l’église primitive, a été le dernier des douze apôtres du Seigneur Jésus-Christ, lors de son ministère terrestre en Palestine, à mourir.

Selon la Tradition de l’Église, il était resté vierge jusqu’à sa mort et avait vécu à Éphèse.

En 96 après Jésus-Christ, sous l’empereur Domitien, il avait été arrêté à Éphèse puis conduit à Rome où il a été jugé par le Sénat et condamné au supplice de l’huile bouillante. Durant tout ce supplice, il parlait de Jésus à son auditoire qui s’étonnait du peu d’effet du supplice sur sa personne.

Comme il en ressortit encore plus frais, on l’envoya sur l’île de Patmos en mer Égée purger une peine d’emprisonnement. C’est donc pendant qu’il était en détention que le Seigneur Jésus-Christ lui transmit une prophétie suivant ses propres déclarations dans le livre d’Apocalypse :

« Révélation de Jésus-Christ, qu'il a reçue de Dieu, pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu'il a fait connaître par l'envoi de son ange, à Jean son serviteur ; 

Lequel a rapporté la parole de Dieu, et le témoignage de Jésus-Christ, et tout ce qu'il a vu. »Apoc 1.1,2

« Moi Jean, votre frère et qui ai part avec vous à la tribulation et au règne, et à la patience de Jésus-Christ, j'étais dans l'île appelée Patmos, pour la parole de Dieu, et pour le témoignage de Jésus-Christ. Je fus ravi en esprit, le jour du Seigneur, et j'entendis derrière moi une grande voix, comme celle d'une trompette, Qui disait : Je suis l'Alpha et l'Oméga, le premier et le dernier ; ce que tu vois, écris-le dans un livre et l'envoie aux sept Églises qui sont en Asie, à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie et à Laodicée » Apoc 1.9-11

Jean jouissait donc d’un prestige certain, puisque le Seigneur lui a aussi confié le soin de Marie sa mère pendant qu’il agonisait sur la croix à Golgotha :

«Jésus donc, voyant sa mère et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et dès cette heure, le disciple la prit chez lui .»  Jean 19.26,27

Jean reçut, pour le compte des chrétiens, de puissants avertissements et promesses de Dieu relatifs aux événements de la fin des temps. Dieu, fidèlement à Son alliance avec Son peuple d’élus en Jésus-Christ, veillait à leurs bénédictions spirituelles (Éphésiens 1.3-14), à leur protection (Luc 12.4-7), à leur délivrance de la tentation (I Corinthiens 10.13), à leur persévérance dans la foi( II Timothée 1.12 ; II Thessaloniciens 3.3), au discernement (Jean 16.7-16 ; I Jean 2.26-29), à leur croissance spirituelle (Jean14.23 ; Éphésiens 4.11-16 ), à leurs besoins matériels (Matthieu 6.19-34 ; Philippiens 4.6,7), à leur vie après la mort (Jean14.1- 4 ; 14.18 ; Romains 8.11 ; I jean 2.25), et à l’exaucement de leurs prières (Matthieu 6.5-8 ; Jean 14.11-14 ; ).

La suite donc de cet engagement de Dieu envers son Église a été confiée à l’apôtre Jean qui avait aussi un puissant ministère prophétique :

  • La protection des serviteurs fidèles de Dieu, lors des cataclysmes et malheurs qui frapperont la terre, par le sceau que Dieu mettra sur le front de chacun d’entre eux (Apoc 7.1- 4)

  • La victoire pour les chrétiens fidèles sur le Diable (Apoc 12.10,11)

  • L’enlèvement des chrétiens marchant dans la sainteté (Apoc 14.1-5)

  • Les noces de l’Agneau au ciel pendant la punition des impies sur la terre (Apoc 19.1-9)

  • Les récompenses au tribunal de Christ (Apoc20.4)

  • Le règne avec Christ pendant mille ans sur la terre (Apoc20.4,6)

  • La victoire sur la seconde mort c’est-à-dire l’assurance de la vie éternelle (Apoc20.6)

  • Le jugement de tous les ennemis de Dieu (Apoc 20.11-15)

  • La joie éternelle au ciel pour les chrétiens sanctifiés (Apoc 21.1-7)

Somme toute, Jean a été un prophète béni de Dieu. Il est celui par qui Dieu a donné les dernières consignes à son Eglise relativement à son soutien et sa grâce en ces temps troublés de la fin. Manifestement, le christianisme traverse partout dans le monde des moments très difficiles :

d’un côté, de faux prophètes conduits par l’esprit de l’Antéchrist et propageant des doctrines de démons, et de l’autre des mouvements religieux qui croyant rendre un culte à Dieu tuent de pauvres serviteurs de Jésus-Christ inoffensifs. Mais en toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par Christ qui nous fortifie (Romains 8.37 ; Philippiens 4.13) !

                                                                 

                                                               Pasteur Dewis HILLAH




Note de fin

Jean a vécu à Éphèse (Irénée et Polycarpe). L’empereur Domitien l’a exilé à Patmos, d’où l’empereur Nerva (96) l’aurait libéré (Clément d’Alexandrie et Jérôme).

Jean est revenu à Éphèse. Très âgé, il continuait de prêcher l’Évangile. Il portait aux assemblées un message qu’ il aimait à répéter : « Mes petits enfants, aimez-vous les uns les autres. C’est le précepte du Seigneur ; bien gardé, il suffit » (Jérôme).

Il serait mort environ 70 ans après la crucifixion de Jésus-Christ (sous Trajan, vers 98 ou 101), et a été enseveli à Éphèse. Il ne s’était jamais marié (Polycrate, évêque d’Éphèse).

Version de la Bible utilisée : Bible Ostervald


lundi 28 janvier 2013

EXTRAIT DU LIVRE ''LE RETOUR DE JÉSUS-CHRIST'' DU Dr. RENÉ PACHE




               Personne n'a persécuté autant les croyants comme l’Église catholique romaine. En 1179, au troisième Concile de Latran, la papauté décida d'exterminer les ''hérétiques'' (Nom donné par les inquisiteurs aux chrétiens évangéliques.) Aussi du XIIIème au XVème siècle, fit-elle un grand effort pour les éliminer. Les Albigeois, les Vaudois, les Hussites, etc... ont été massacrés et brûlés vifs, au nom de Jésus-Christ. Par exemple, lors de la guerre sainte déclarée contre les Albigeois par Innocent III, pas moins de 7000 cadavres furent comptés dans une seule église de Bézier dans laquelle le peuple s'était réfugié. C’est ainsi qu'au début du XVème siècle, Rome se vantait d'avoir anéanti toute opposition dans la chrétienté... lorsqu'éclata la Réforme. Dès lors, le sang coula de plus belle : En Espagne où l'inquisition fonctionna pendant 600 ans, de même en Italie, en France, aux Pays-Bas, etc. la Bible était interdite et il suffisant d'en avoir une dans sa maison pour être envoyé aux galères, ou à la prison à perpétuité. Les tortures infligées étaient d'un sadisme des plus raffinés. La Rome papale de cette époque a dépassé de beaucoup la Rome païenne en cruauté ; en responsabilité aussi d'ailleurs, puisqu'elle avait infiniment plus de connaissance et de prétention chrétiennes. Il est vrai que ces faits-là sont anciens. ̶ Mais jamais l’Église romaine n'a officiellement exprimé son regret ou le moindre repentir de les avoir commis. Au contraire, elle a fait frapper une médaille lors du massacre de la St-Barthélémy, représentant un ange du ciel en train d'accomplir cette sinistre besogne. Ce jour-là, le Pape rendit publiquement grâces à Dieu dans l’Église pour cette ''merveilleuse victoire'' sur les ''ennemis du Christ''. On a canonisé un Pape, Pie V, que le bréviaire loue d'avoir été un inquisiteur inflexible. On trouve dans le même bréviaire, sous la date du 30 Mai, une leçon au terme de laquelle, St-Ferdinand, (Ferdinand III, roi de Castille et de Léon) est loué pour le zèle  avec lequel, il persécutait les hérétiques, … apportant de ses propres mains du bois aux bûchers pour brûler les condamnés, lesquels souvent chantaient des cantiques à leur Sauveur.

                        À la base de tout cela, se trouve un fait indéniable : C'est que les persécutions sont inscrites non seulement dans l'Histoire de l’Église romaine, mais encore dans son dogme. Le devoir de faire mourir les hérétiques  figure dans les décrets infaillibles et irrévocables de ses Conciles généraux (le IIIème et le  VIème de Latran.) Bellarmin, l'un des docteurs les plus écoutés de l’Église, démontre la nécessité de brûler les hérétiques. Il dit : ''L'expérience enseigne qu'il n'y a pas d'autres remèdes. Car l’Église s'est avancée à pas lents et essayé tous les moyens. D'abord, elle a seulement excommunié. Puis, elle a ajouté une amende, et ensuite l'exile. Enfin, elle a été obligée d'en venir à la peine de mort. Car les hérétiques méprisent l'excommunication et disent que ces foudres sont sans effet. Si vous les menacez d'amendes, ils ne craignent ni Dieu, ni les hommes, sachant qu'il y aura toujours des fous pour croire en eux et pour les faire vivre. Si vous les mettez en prison ou les envoyez en exil, ils corrompent là même par leurs paroles, ceux qui sont loin. C'est pourquoi, le seul remède est de les envoyer de bonne heure en leur propre lieu''. (Voir Guinness, op. Cit., Page 36-37) Et le même auteur ajoute : ''Toutes les ordonnasses de Rome contre l'hérésie, toutes ses règles de persécution demeurent inchangées dans ses canons : Rien n'a été abrogé !'' Rome a martyrisé des millions de saints. Ses édits de persécution couvrent la période entière de son existence.

                        Le Cardinal Lépicier, professeur de théologie au Collège de la Propagande à Rome, écrivait en 1908 : ''Si quelqu'un fait publiquement profession  d'hérésie ou cherche à pervertir soit par ses paroles, soit par son exemple, non seulement il peut, absolument parlant être excommunié, mais il peut en toute justice être tué, afin que son exemple contagieux malsain ne soit pas une cause de perte pour plusieurs.'' En effet, dit Aristote, un méchant homme est pire qu'une bête et nuit davantage. D'où il suit que, comme il n'est pas mal de tuer une bête des forêts, surtout si elle est nuisible, ainsi ce parut être une bonne action de priver de l'usage d'une vie nuisible un homme hérétique, détracteur de la vérité divine et ennemi du salut des autres  hommes...! Si le moyen de l'excommunication n'a été d'aucun effet, l’Église défère l'homme hérétique au jugement séculier pour qu'il soit exterminé du monde par la mort... Bien plus, on ne peut pas nier que l’Église, absolument parlant, n'ait le droit de frapper de mort les hérétiques, même s'ils sont venus à résipiscence. (Tiré de ''Stabilitate et progressu dogmatis'') Ce livre a reçu l'approbation véhémente (–Vehementer–) du Pape Pie X en 1910. Le Syllabus publié en 1864 par Pie IX contient une liste de 80 erreurs que le Pape condamne solennellement. L'article 15 s'exprime ainsi : ''Anathème à quiconque dira : Chaque homme est libre d'embrasser et de professer la religion qu’il aura réputée vraie'' (Donc condamnation formelle de la liberté de conscience.) Article 24 : ''Anathème à celui qui dit : l’Église n'a pas le droit d'employer la force''. Wilfred Monod, qui cite ces textes ajoute :'' L’Église ne désavoue rien. Elle n'attend que l'occasion propice d'appliquer les thèses du Syllabus contre la liberté de conscience.'' (Le Protestantisme, pages 171-173)

vendredi 28 décembre 2012

L’INSENSÉ DIT ''DIEU N'EXISTE PAS''


Apocalypse 1.12-20
Témoignage de IVAN BABULEV de KOLAREVO-PETRICH (Bulgarie)
(Avec autorisation de Mr. Chaix)

        Je suis né en 1925 à KOLAREVO, d'une famille Orthodoxe. Jamais je n'ai été athée, mais je croyais comme la plupart des gens, sans connaître Dieu. En 1925, au mois de mai, j'entrais dans les rangs de la police politique dite ''milice''. Huit ans, je travaillais comme Milicien et j'étais bon dans ce travail. J'étais très vigilant et c'est la raison pour laquelle on me plaçait souvent à faire le guet devant le siège du parti. Souvent, j'étais mentionné au tableau comme étant excellent dans le Service.
       Comme je manipulais les armes, ma mère avait très peur. Elle me disait de prier afin que Dieu me garde. Ne sachant comment prier, je priais ainsi comme me l'avait enseigné ma mère : ''Dieu, qui gardez les oiseaux et les fourmis, gardez-moi aussi!''. Les mots étaient simples, mais ma prière fut exaucée de Dieu.
Le 28 Août 1960, tandis que je montais la garde devant le siège du parti communiste, Le SEIGNEUR JÉSUS m'apparut. Il était vêtu d'une longue robe blanche ; une grande lumière sortait de Lui et elle éclairait toute la cour du parti ; tout était beauté. Il se mit devant moi et me dit avec une voix douce : ''JE SUIS L'ALPHA ET L'OMEGA''. Ces mots étaient inconnus pour moi ; jamais je ne les avais entendus. Plus tard, j'appris qu'ils étaient écrits dans la Bible. Après cela, Jésus cria à voix forte : ''JEAN, JEAN, dis à tes chefs qui font la guerre contre moi, que je suis vivant et existant ; qu'ils se présenteront devant ma justice. Viens et suis-moi ; tu seras témoin dans cette ville''.

        Est-ce que j'aurais alors le courage de me présenter devant mes Chefs, de dire tout cela, car je savais qu'ils combattaient contre Dieu ! J'étais si timide, qu'à la plus petite remarque, je me sentais si mal à l'aise ! Jésus me donnait une telle Mission que je ne pouvais accomplir ! Je ne trouvais pas la force en moi. Alors le Seigneur m'incita à prier et je me mis à intercéder afin que le Seigneur me remplisse de force dans ce but, et que je sois capable de résister sans peur, de mener à bien cette œuvre pour laquelle Il m'avait choisi. Je préférais être saint sur la terre et avoir une Vie Éternelle, plutôt que de continuer à vivre la vie facile que je menais.
Le Seigneur continua à m'apparaître. Il me dit de lire l'Ancien Testament pour l'éducation et le nouveau afin de le pratiquer. Tout cela était étrange pour moi, parce que, jusque-là, je n'avais lu ni l'Ancien ni le nouveau Testament. Dans une apparition, le Seigneur me prévint de me garder de mon ami ARMEVOV, parce qu'il me trahirait. Durant 6 mois, je vis la présence de Dieu, mais tout cela, je le gardais en secret.

       Un jour pourtant, je partageais mon secret avec ARMENOV, lui disant qu'il me trahirait. Armenov me répondit que jamais il ne le ferait, parce que nous étions de bons amis, vivant comme des frères. Un jour, ARMENOV ne put garder le secret. Il alla chez le chef de la police, GALABOV, et il lui raconta tout à mon sujet.
      Avant de me présenter devant mes chefs, DIEU me permit de voir le paradis afin que je puisse témoigner pour Lui. J'étais de garde devant le comité municipal du parti ; après quoi, je montais dans ma chambre de réserve pour me reposer. Ici, je profitais du repos pour prier. Je m'agenouillais et commençais une fervente prière. En ce temps, Jésus vint et me prit avec lui. je vis que nous nous élevions vers le ciel tandis que mon corps restait dans la chambre où j'avais prié. Peu de temps après, nous nous trouvâmes devant une porte de perles ; de chaque côté, il y avait deux anges vêtus de blanc. Devant la Ville de Dieu, il y avait un beau jardin avec des fleurs que je n'avais pas vues sur la terre. En allant avec mon Sauveur, tout le temps, je répétais : ‘‘Ah quelle beauté ! Quelle beauté ! Au milieu du jardin, il y avait un grand arbre avec des fruits intéressants. C'était l'arbre de la Vie. Quand nous arrivâmes dans la Ville, je vis que toutes les rues étaient pavées d'or ; que les bâtiments étaient de perles et brillaient comme des vitraux. Tout était d'une beauté indescriptible. La Ville était entourée de forêts ; et je ne trouve pas de mots pour les décrire. Nous entrâmes dans un grand corridor. Il y avait beaucoup de chambres. Dans la première chambre, il y avait seulement des enfants ; dans la deuxième, des jeunes ; dans la troisième, des gens plus âgés. Tous étaient habillés d'un blanc argenté. Ils étaient assis aux tables couvertes de nappes blanches et ils mangeaient aussi quelque chose de blanc. À l'intérieur, tout était de soie blanche. Le Christ me dit : ‘‘JEAN, voilà, cette chambre est à toi''. En la voyant je dis : ''Non, Seigneur ! Regarde mes habits : je ne suis pas pour cette chambre''. Jésus me répondit : ''Non, tu t'habilleras en vêtement blanc''. Alors, je dis : ''Oh ! Seigneur, maintenant je peux y entrer !
      Marchant dans la Ville, je me réjouissais comme un enfant de toutes ces beautés que je voyais et que je ne pouvais comparer à aucune autre chose terrestre. Alors, Jésus me dit : ''Qui garde mes commandements sera ici et se réjouira pour l’éternité''. Pendant tout ce temps, je disais : Seigneur, je Te remercie, parce que je suis avec Toi ! Peu de temps après, je me retrouvais dans la chambre de repos. Regardant autour de moi, il me semblait que je me trouvais dans une prison. Pour moi, la terre représentait une prison comparativement à ce que j'avais vu, et que Dieu m'avait montré.

       Durant sept jours, je pleurais comme un enfant, parce que Dieu m'avait renvoyé sur la terre. Je ne voulais plus vivre ici-bas. Ma femme et les locataires, gens croyants, me consolaient en me disant que Dieu m’avait donné de voir tout cela pour témoigner aux hommes.
Tandis que j'étais dans le Paradis, un des chefs m'avait cherché dans la chambre de repos, mais DIEU avait aveugle ses yeux et il ne put me voir. Plus tard il me dit : ''Jean, où étais-tu ?'' Je lui répondis que j'étais dans la chambre. Il ne voulut pas me croire et me dit qu'il irait avertir le chef.
       Après cela, je voulus voir l'Enfer pour témoigner devant les hommes que l'Enfer existe. Un jour, le Seigneur me donna de le voir en disant : ''JEAN, là-bas n'est pas pour toi !'' Je regardais en bas et je vis un abîme profond. Il y avait des gens innombrables. On pouvait seulement entendre des pleurs et des grincements de dents. Il me fut donné de reconnaître ma Grand-mère. Alors, je criais : ''Mon Dieu, je ne peux regarder davantage ! Fais-moi sortir de ce lieu de souffrances''.

       Malgré les apparitions que j'eus plusieurs fois durant 6 mois, je n'avais pas le courage de me présenter ouvertement devant mes chefs et je décidais, en secret, de me faire révoquer en donnant un autre motif. Mais la Volonté de Dieu n'était pas la mienne. Il voulait que je déclare Son Nom devant tout le monde qu'Il est vivant et existant ! À la fin, le temps de me présenter devant mes chefs et de témoigner pour Dieu arriva. Un Milicien vint me chercher. Je sus pourquoi il m'appelait et je priais Dieu de m'accorder des forces. Tandis que je montais les escaliers, le Seigneur me remplit d'une si grande force comme un feu qui sortait de mon corps. Sans peur, j'entrais chez le chef. Il me demanda : ''Est-ce vrai ce qu'ARMENOV m'a dit à ton sujet ? Il paraît que tu es devenu croyant et que tu as vu Dieu ? Où est ce Dieu ? Alors avec un grand courage, je lui répondis : ''Oui, camarade chef, il y a 6 mois que je suis croyant. Je vois le SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST. Je vois aussi des anges. Je ne peux plus servir dans la milice populaire et je vous prie de me congédier. Alors, il cria : ''Comment te congédier ? Nous allons te dissuader au lieu de te congédier ! Comment peux-tu te tromper ainsi ? Tu es fou !'' Je lui répondis : Camarade, mon chef, je ne suis pas fou ! Mais tout cela, je le dis avec une pure conscience et avec bon sens ; pour moi, Dieu vit et existe. Le 28 Août 1960, quand je montais la garde devant le siège du parti, m'apparut le CHRIST. Il m'a dit de vous communiquer qu'il est vivant, qu'il existe, que vous tous, vous vous présenterez devant sa justice''. Il fut encore plus furieux et il me dit : ''Tu vas nous enterrer vifs ! Est-il possible d'avoir un tel homme dans la Milice ?'' On essaya de me détromper ; on voulait m'amener un Savant pour me faire comprendre que Dieu n'existe pas. Je répondis qu'aucun Savant n'avait la possibilité de me prouver que Dieu n'existe pas,. Je L'ai vu ; j'ai écouté Sa Voix ; tout ce qu'Il m'a dit s'est réalisé ! Je posais cette question : ''Camarade mon chef, si quelqu'un entre chez vous et vous dit que je ne suis pas ici, pourrez-vous le croire ? ''Non !, répondit-il''. Alors, je rétorquais : ''Après que j'ai vu le SEIGNEUR, jamais je ne dirai qu'il n'existe pas''. Le  chef demanda d'écrire un rapport et de le lui remettre. J'écrivis le rapport ainsi : ''Je vous prie de me congédier de mon poste de milicien parce que, depuis 6 mois, je suis un croyant. Je regarde constamment à la présence de Dieu et je ne peux servir dans la milice. Je portais le rapport au chef Cantonal, mais il se mit en colère et me dit : ''Sais-tu que ce rapport ira jusqu'au Ministère ? ''Oh ! Mon chef, qu'il aille au Ministère. Je veux qu'ils lisent aussi qu'il y a un Dieu !''

        Quand ils virent leur incapacité de me détourner, ils décidèrent de convoquer une réunion pour formuler l'acte d'accusation. Durant tout ce temps, je jeûnais et je priais afin que Dieu me fortifie dans la foi. Christ, de nouveau, se mit devant moi et me dit : ''JEAN, JEAN, courage, n'aie pas peur, je suis avec toi, je parlerai par ta bouche ; toi, seulement, après deux jours, tu seras licencié télégraphiquement''.
            L'heure de la réunion à laquelle assistaient tous les Miliciens, le chef de la Milice, le chef Cantonal, les Dirigeants du Comité Municipal du parti Communiste sonna. Le chef ouvrit la Séance avec ces mots : ''Camarades ! Savez-vous pourquoi nous sommes réunis ce soir ? C'est une chose triste : Notre camarade BABULEV est devenu un chrétien croyant ! Comment est-il possible, Camarades, que notre bon Jean se soit laissé égarer.''Mes camarades baissaient la tête et n'osaient pas me regarder. Seul, ARMENOV le traitre, me regardait du coin de l'œil de temps en temps. Le chef cria : ''Mes camarades, dites-moi, y aurait-il, parmi vous, quelqu'un qui soit séduit ?'' Tout le monde se taisait et continuait à baisser la tête. Alors, je repris : ''Mon chef, puis-je parler ? ''Parle !'' hurla le chef.
 ''Je veux qu'on me pende au platane de la place publique devant tous, mais, avant, je veux que vous me permettiez de parler du Seigneur en qui je crois !
''Tais-toi !'' Cria le chef. ''Sais-tu que nous avons le pouvoir de te mettre en prison, de t'envoyer au camp de concentration, de te tuer ?
''Envoyez-moi où vous voudrez, mon chef, je n'ai pas peur de la mort. Pour moi, la mort est l'acquisition de la vie éternelle. Je sais où je vais,'' répondis-je !
''Donne-moi ton pistolet, '' cria le chef.
Je sortis le pistolet et le mis sur la table. J'ajoutais : ''Je remercie le Seigneur puisque l'heure est venue de remettre cette arme rouillée''. Ils enrageaient. Ils me montraient mes galons et me disaient : ''Ces épaulettes, qui te les a données ?'' Je les pris avec les deux mains pour les déchirer. Un des Miliciens me mit le pistolet sur la poitrine en me disant : ''Si je tire, ton Dieu viendra-t-Il t'aider ? À l'instant, je vis sur ma poitrine la main du Seigneur Jésus-Christ qui me disait : ''N'aie pas peur, JEAN, ma main est forte, cuirassée et la balle retournera en lui''.
Je rétorquais alors au milicien ; '' Tire, mais la balle retournera contre toi ''. Il retira le pistolet et dit :
''Je trouverai de faux témoins contre toi et je te mettrai en prison. Je lui répondis : ‘‘Si c'est la Volonté de Dieu, tu me mettras en prison, mais si ce n'est pas, tu en seras incapable !''
Quand ils virent que rien ne pouvait me dissuader, ils me congédièrent par télégramme.
(Peu de temps après cela, on découvrit que ce camarade avait commis beaucoup de vols. Il fut condamné à 8 ans de prison pour choses viles !)

Toutes les paroles que Dieu m'avait dites étaient vraies, authentiques. Qu'II soit loué le Seigneur Jésus-Christ qui m'a donné la force de témoigner de Son Nom devant mes supérieurs qui mènent une guerre acharnée contre Lui ; et de leur dire qu'Il est vivant, qu'Il existe. Vous qui lisez mon témoignage, si vous ne le connaissez pas, cherchez-Le afin de Le trouver et qu'Il devienne votre Ami personnel.
                                                                                                         Jean Babulev


Du docteur DAVID M... Médecin psychiatre qui vous communique ce bouleversant témoignage

      ''Ce témoignage du Frère JEAN BABULEV a amené un grand nombre de personnes à la connaissance de Jésus-Christ ; il a fortifié la foi de beaucoup. Ces apparitions quant au Paradis ou à l'Enfer ne sont pas des illusions. Je connais depuis longtemps la personne qui rend ce témoignage. J.B. n'est atteint d'aucune maladie psychique. Il est un homme équilibré au sein de sa famille. Tous sont consacrés à Dieu, témoignent et vivent une vie exemplaire.
        Nous rencontrons ces phénomènes spirituels dans la Parole de Dieu. 
 Médite 2 Corinthiens 12. 1-4
       Dans les pays totalitaires, quand le pouvoir tente de bâillonner l'Église et d'éteindre le flambeau de l’Évangile ; quand le peuple des chrétiens est dispersé et que les serviteurs de Dieu sont traqués, le Seigneur se révèle souvent par des manifestations surnaturelles semblables à ce témoignage. Les exemples sont nombreux et divers. C'est ainsi que des Vies changent d'orientation ; que des Consciences sont bouleversées de fond en comble ; que des malades pour lesquels la science médicale était impuissante... sont miraculés !
Des médecins, athées le confessent dans le secret. Et toi, quelle position prends-tu ?

                                                                                   Jean Schwab