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vendredi 13 août 2021

Ton échec ne peut provenir que de toi-même !

 

Ton échec ne peut provenir que de toi-même !




« Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi. » Galates 6.7

Ce verset pose le principe de la responsabilité de l’homme face à son devenir : Chaque homme a l'entière responsabilité de la réalisation du plan de Dieu pour sa vie ; il est le seul responsable de sa réussite ou de son échec. Il est l’acteur principal dans l’accomplissement du meilleur de Dieu pour lui.

Il faut tout de suite mentionner que la réussite dont il s’agit ici n’est pas la réussite matérielle ou sociale. Sans être pour autant fataliste, nous savons tous que l’origine ethnique ou raciale, le statut socio-économique, la religion de nos parents, l’environnement social peuvent être des atouts ou des handicaps majeurs pour notre bien-être matériel ou spirituel. Dieu lui-même ne déclare-t-il pas :

Proverbe 22.2 : «Le riche et le pauvre se rencontrent ; c'est l'Éternel qui les a faits l'un et l'autre. »

et aussi :

Exode 20.4-6 : «Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu'à la millième génération à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements.»

Néanmoins, il est biblique de travailler dur et honnêtement pour se sortir de la pauvreté et surtout de l’indigence. Il n’y a pas lieu de se réfugier derrière les malédictions, les envoûtements (Luc 10.19 ; Nombres 23.23 ; Proverbe 26.2) et les origines sociales modestes pour baisser les bras et subir la dictature de la misère. Certes, Dieu attend que nous nous tournions vers lui dans la prière pour chercher son secours, mais il veut aussi que nous travaillions durement(Genèse 3.19 ; II Thessaloniciens 3.6-14). C’est une nécessité absolue de chercher à grandir socialement, de chercher l’excellence dans tout ce que l’on fait de bien ; mais objectivement, nous ne pouvons pas être tous des rois, des ministres ou tout simplement du même niveau social. Qu’on l’accepte ou non, cela dépend de Dieu qui a établi ces choses ainsi, bien avant la fondation du monde (Éphésiens 1.3-10 ; Tite 3.1 ; I Pierre 2.13-15). C’est pourquoi il est écrit  ceci :

Romains 13.1,2 : «Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C'est pourquoi celui qui s'oppose à l'autorité résiste à l'ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes.»

Dieu, dans sa grâce, a prévu faire des uns des rois, des princes, des notables, des officiers ou des savants, et des autres des religieux, des ouvriers, des agriculteurs, des magistrats, des commerçants, des médecins, des navigateurs, des guerriers ou des serviteurs. Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du cie(Jean 3.27).

Cependant, l’accomplissement de ce à quoi Dieu nous a prédestinés ne dépend pas des autres, fussent-ils les maîtres du monde ! Cela dépend de notre obéissance à ses commandements, de notre détermination à faire sa volonté :

L’obéissance à Dieu est la clé du vrai succès.

Il est vrai qu’en voulant vivre pieusement en Jésus-Christ nous aurons des tribulations ( II Timothée 3.12), mais ces tribulations seront transformées en bénédictions par Dieu :

Romains 8.28 : «Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.»

Comment est-ce possible ?, peut-on s’interroger.

Eh bien ! Dieu qui est omniscient, omnipotent, omniprésent partout sur cette terre, a le pouvoir de s’assujettir toutes choses dans sa souveraineté (Philippiens 3.20,21 ; I Timothée 6.14-16). Il connaît nos jours dans leur intégralité avant même qu’aucun d’eux existât (Psaume 139) :

Psaume 139.16 : « Quand je n'étais qu'une masse informe, tes yeux me voyaient ; et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m'étaient destinés, avant qu'aucun d'eux existât »

Il connaît dans les moindres détails ce que nous penserons, ce que nous dirons, ce que nous ferons dans un futur proche ou éloigné :

Psaume 139.4 : «Car la parole n'est pas sur ma langue, que déjà, ô Éternel! tu la connais entièrement.»

Il connaît quelle sera la conduite de chacune de ses créatures humaines ou angéliques (Genèse 4.1-10). Il connaît d’avance quelles seront nos tentations et nos difficultés. Il connaît le nombre de nos jours(Psaumes 90.12 ; 139.16). Il connaît nos besoins bien avant que nous les ressentions (Matthieu 6.25-32). Même le nombre de nos cheveux est connu de lui (Matthieu 10.30). Rien n’arrive sans sa volonté (Lamentations 3.37,38). Il est donc impossible qu’il puisse échouer dans ses projets et desseins. Voilà ce pourquoi Il peut déclarer assurément :

Ésaïe 55.10,11 : «Comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n'y retournent pas sans avoir arrosé, fécondé la terre, et fait germer les plantes, sans avoir donné de la semence au semeur et du pain à celui qui mange, ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : Elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.»

Sa parole, le logos ou le rhema, est une prophétie ; elle s’accomplit toujours. Dieu n’est pas un homme pour mentir(Nombres 23.19), il est toujours fidèle à ses promesses. Il n’est nullement lié par des élucubrations humaines baptisées "pompeusement déclarations prophétiques" mais bien par sa propre parole, par ses propres prophéties(II Pierre 1.21).

Un tel être suprême ne peut être pris au dépourvu. Seulement, Il nous a laissé la faculté de choisir(le libre arbitre) entre le bien ou le mal, l’obéissance ou la désobéissance, le péché ou la sainteté.

Dans sa bonté, il nous révèle par sa Parole le chemin de la vie qui est en Jésus-Christ :

Psaume 25.8 : «L'Éternel est bon et droit : C'est pourquoi il montre aux pécheurs la voie

Si toutefois, nous méprisons son offre et choisissons de continuer par vivre dans le péché, nous nous plaçons sous l’autorité de Satan (I Jean 3.4-10). Satan sera libre alors de faire de nos vies ce qu’il veut. C’est notre choix et non celui de Dieu pour nous. Dans ces conditions, le plan de Dieu pour notre vie ne s’accomplira jamais.

Certains se demandent parfois pourquoi Dieu ne va pas simplement sauver tout le monde pour mettre fin aux souffrances de l’homme sur terre.

Ce serait contraire au principe de liberté de conscience que Dieu a donné à l’homme dès sa création. Dieu n’est pas un tyran ! Il ne fait jamais le bonheur de quelqu’un contre son gré.

C’est vrai que Dieu désire que tous les hommes soient sauvés (Actes 17.30) afin qu’il puisse les guider et les amener à découvrir le plan qu’il a tracé pour chacun d’eux. Et ce salut se trouve en Jésus-Christ par la foi (Éphésiens 2), lequel a promis de ne pas renvoyer quiconque viendrait à Lui pour obtenir la vie éternelle :

Jean 6.37 : «  Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi; »

Mais il ne force personne.

Celui donc qui librement fera le pas de la foi obtiendra le salut et sera inscrit dans le livre de vie au ciel (Apocalypse 20.12,15). Celui-là seul pourra prétendre à la protection parfaite de Dieu et à sa direction claire pour sa vie.

Psaume 25.12 : « Quel est l'homme qui craint l'Éternel? L'Éternel lui montre la voie qu'il doit choisir. »

Dieu veillera sur lui afin d’accomplir le plan qu’il a établi sur lui avant la fondation du monde. Il sera lui-même son guide et le Saint-Esprit le conduira dans toute sa volonté (Psaume 32.8 ; Jean 14.16-18 ; Jean 16.7-15).

Joseph, fils de Jacob, est la parfaite illustration de cette souveraineté de Dieu à accomplir un dessein formé d’avance selon le conseil de Sa Volonté (Genèse 37 ;39 ;40 ; 41 ; 42 ; 43 ; 44 ; 45 ; 46 ; 47 ).



Pasteur Dewis HILLAH













Le chrétien et le travail

 

Le chrétien et le travail



Le travail est d’essence divine ; c’est une institution de Dieu pour tous les hommes. Après la création des cieux et de la terre, Dieu a placé l’homme dans un jardin où il y avait de quoi vivre sans se déranger ; et pourtant, Il lui donna l’ordre de le cultiver et de le garder :

« L'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant. Puis l'Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l'orient, et il y mit l'homme qu'il avait formé. L'Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal… L'Éternel Dieu prit l'homme, et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder. » Genèse 2.7-9, 15 .

Pourquoi travailler lorsqu’on a tout pour vivre de manière convenable?

Le travail, c’est la vie !

La Bible, dans les tout premiers versets, nous révèle que le travail est d’essence divine. Par le travail, Dieu créa les cieux et la terre et tout ce qui s’y trouve. Il les créa en six jours de labeur et se reposa de son travail le septième jour.

« ... en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour : c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié. » Exode 20.11 

Par la perfection inimitable de ses œuvres, Dieu révèle au plus incrédule des hommes non seulement son existence mais surtout son caractère travailleur.

Et cette nature travailleuse de Dieu colore tout l’univers :

Les anges de Dieu travaillent ;

Les animaux travaillent.

Il est donc impensable que Dieu cautionne la fainéantise ou bénisse le paresseux. Dieu Lui-même n’a-t-Il pas déclaré que l’homme mangera à la sueur de son front (Genèse 3.19) ?

Et n’est-il pas écrit dans le Nouveau Testament ceci :

« Car, lorsque nous étions chez vous, nous vous disions expressément: Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus. Nous apprenons, cependant, qu'il y en a parmi vous quelques-uns qui vivent dans le désordre, qui ne travaillent pas, mais qui s'occupent de futilités. Nous invitons ces gens-là, et nous les exhortons par le Seigneur Jésus-Christ, à manger leur propre pain, en travaillant paisiblement. » II Thessaloniciens 3.10-12


Le travail est communément défini comme « un labeur, une tâche, un effort soutenu pour faire quelque chose, en parlant de l’esprit comme du corps ». Par extension, le travail, c’est aussi « une activité professionnelle, un emploi ». Le travail peut donc faire référence à une activité directement productive ou non, génératrice de revenu ou non. Le travail peut être physique ou purement intellectuel ; il peut être ludique ou non. A l’échelle planétaire et au travers des périodes de l’histoire, le travail est toute activité licite qui a de l’utilité pour autrui. Selon les États, les coutumes, le code moral d’une communauté donnée, une activité condamnée par la Bible peut être considérée comme licite. C’est le cas des péripatéticiennes (prostituées), des tenanciers de fumoir de haschich ou de chicha … dans certains pays européens. C’est ce que II Thessaloniciens 3.10-12 appelle « futilités »

Pour le chrétien qui marche à la lumière de la Parole de Dieu, il n’existe aucune ambiguïté à ce niveau : le chemin est déjà balisé ! Rien de ce qui est interdit par la Bible ne peut être l’objet de sa profession. Et tout travail que Dieu lui donne pour sa subsistance doit être fait avec zèle et recherche de perfection. Que cela soit directement pour lui-même ou pour le compte d’autrui. Être infidèle en cela, c’est pécher (Colossiens 3.22-25) :

« Serviteurs, obéissez en toutes choses à vos maîtres selon la chair, non pas seulement sous leurs yeux, comme pour plaire aux hommes, mais avec simplicité de cœur, dans la crainte du Seigneur. Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes, sachant que vous recevrez du Seigneur l'héritage pour récompense. Servez Christ, le Seigneur. Car celui qui agit injustement recevra selon son injustice, et il n'y a point d'acception de personnes. » Colossiens 3.22-25 


Il doit tout faire avec excellence selon la grâce qui lui a été donnée afin de ne pas attirer sur le nom du Seigneur et sur l’Église le déshonneur. Car il n’y a pas une plus grande honte pour l’Église qu’un chrétien qui mendie son pain. C’est d’ailleurs pour cela, entre autres choses, que la solidarité était agissante dans l’Église primitive(Deutéronome 15.11 ; Actes 4.34 ; II Corinthiens 9.9).

Dans tout ce que nous entreprenons selon la volonté de Dieu et dans l’obéissance à ses commandements, nous avons cette promesse :

« L'Éternel fera de toi la tête et non la queue, tu seras toujours en haut et tu ne seras jamais en bas, lorsque tu obéiras aux commandements de l'Éternel, ton Dieu, que je te prescris aujourd'hui, lorsque tu les observeras et les mettras en pratique... » Deutéronome 28.13

Un chrétien authentique est un descendant d’Abraham par la foi et, par là-même, héritier des promesses de Dieu faites aux Juifs :

« Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse. » Galates 3.29 

Il y aura des circonstances extérieures indépendantes de notre volonté qui parfois peuvent nous laisser sans ressources (aléas climatiques, calamités naturelles, famines, chômage, guerres, épidémies, persécutions religieuses ); le Seigneur est fidèle et veillera à nous tirer d’affaires le plus vite possible afin que nous puissions vivre dignement.

Cependant, chercher le bien-être matériel ne suffit pas pour s’assurer le bonheur ; car Dieu nous a créés d’abord pour servir à la louange de sa gloire (Éphésiens 1.3-6) ; Il nous a créés pour l’adorer. Voilà ce pourquoi le Seigneur Jésus-Christ s’adressant aux Juifs de son époque déclara :

« Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l'homme vous donnera ; car c'est lui que le Père, que Dieu a marqué de son sceau. » Jean 6.27 

Il ne s’agit donc pas de course effrénée pour s’enrichir à tout prix, de promotion ostentatoire de biens mal acquis ou d’exercice passionné de cupidité. La Bible évidemment condamne ces choses (Proverbe 28.16 ; Éphésiens 5.3 ; Colossiens 3.5 ; I Thessaloniciens 4.6 ; II Pierre ) :

« Car l'amour de l'argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments. Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur. »

 I Timothée 6.10, 11 

Il s’agit de marcher comme les géants de la foi des temps anciens qui, malgré les grandes bénédictions financières qui étaient les leurs, n’ont jamais oublié qu’ils étaient des pèlerins sur cette terre. Ils marchaient avec Dieu et ne travaillaient que pour la manifestation de la gloire de Dieu.



Pasteur HILLAH Dewis