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dimanche 1 septembre 2024

Job et le découragement spirituel

 

Job et le découragement spirituel

 

Job, personnage biblique très considéré, est unanimement présenté comme l’illustration parfaite du croyant intègre subissant des épreuves et souffrances permises par Dieu. Ces épreuves et souffrances, relatées dans le livre de Job, l’ont amené à ouvrir la bouche contre Dieu pour exprimer son incompréhension, sa déception et sa révolte.

Job, profondément découragé et déçu, prononça ces paroles terribles :

«... Périsse le jour où je suis né, et la nuit qui dit : Un enfant mâle est conçu! »Job 3.2,3 

 «Pourquoi ne suis-je pas mort dans le ventre de ma mère? Pourquoi n'ai-je pas expiré au sortir de ses entrailles? »  Job 3.11 

 « Et quand il m'exaucerait, si je l'invoque, je ne croirais pas qu'il eût écouté ma voix, lui qui m'assaille comme par une tempête, qui multiplie sans raison mes blessures,  qui ne me laisse pas respirer, qui me rassasie d'amertume. Recourir à la force? Il est Tout Puissant. A la justice? Qui me fera comparaître?  Suis-je juste, ma bouche me condamnera ; suis-je innocent, il me déclarera coupable.  Innocent! Je le suis ; mais je ne tiens pas à la vie, je méprise mon existence. » Job 9.17-21

« Mon âme est dégoûtée de la vie! Je donnerai cours à ma plainte, je parlerai dans l'amertume de mon âme. Je dis à Dieu : Ne me condamne pas! Fais-moi savoir pourquoi tu me prends à partie! Te paraît-il bien de maltraiter, de repousser l'ouvrage de tes mains, et de faire briller ta faveur sur le conseil des méchants? As-tu des yeux de chair, vois-tu comme voit un homme? Tes jours sont-ils comme les jours de l'homme, et tes années comme ses années, pour que tu recherches mon iniquité, pour que tu t'enquières de mon péché, sachant bien que je ne suis pas coupable, et que nul ne peut me délivrer de ta main? » Job 10.1-7

« Dieu m'a jeté dans la boue, et je ressemble à la poussière et à la cendre.  Je crie vers toi, et tu ne me réponds pas ; je me tiens debout, et tu me lances ton regard.  Tu deviens cruel contre moi, tu me combats avec la force de ta main. » Job 30.19-21

Pour mieux comprendre la déception de Job, il faut considérer sa marche avec Dieu. Job était un sacrificateur de l’Éternel (Job 1.5) ; il était, selon le témoignage de Dieu, un homme exceptionnel dans sa fidélité et sa constance dans l’obéissance aux commandements divins (Job 1.1). Job était un homme sobre et peu porté sur les plaisirs de la chair (Job 31.1). C’est donc avec une grande fierté que Dieu le cita en exemple à Satan, l’ennemi des adorateurs de l’Éternel des armées :

«L'Éternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job? Il n'y a personne comme lui sur la terre ; c'est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. » Job 1.8 

Job veillait aussi sur la conduite de ses enfants et leur enseignait à craindre aussi Dieu (Job 1.4, 5). Sa conduite mais aussi sa fortune faisaient de lui le guide et le conseiller éclairés de presque tous ceux qui vivaient dans son voisinage (Job 29.21-25). Il était le protecteur et le secours des misérables, de l’étranger, des veuves et des orphelins (Job 29.12-17 ; Job 30.25). Sa générosité et sa bonté n’avaient pas de limites. Et comme il le disait, il était très considéré à cause de sa sagesse :

 « Si je sortais pour aller à la porte de la ville, et si je me faisais préparer un siège dans la place, les jeunes gens se retiraient à mon approche, les vieillards se levaient et se tenaient debout.  Les princes arrêtaient leurs discours, et mettaient la main sur leur bouche ;  la voix des chefs se taisait, et leur langue s'attachait à leur palais.  L'oreille qui m'entendait me disait heureux, l’œil qui me voyait me rendait témoignage » Job 29.7-11

Job était « ... le plus considérable de tous les fils de l'Orient. »

 Et un jour, sans raison apparente, tout commence par s’écrouler autour de lui ; Satan était à la manœuvre (Job 1.6-12).  En une seule journée, il perd toute sa richesse, presque tous ses serviteurs (Job 1.14-17) et, comble de malheur, tous ses enfants (Job 1.13, 18, 19). Reconnaissons qu’il y a de quoi ébranler dans sa foi n’importe quel croyant !

Job, en homme spirituel, connaissait la souveraineté de Dieu et savait bien que le diable ne pouvait pas agir sans la permission de Dieu. Voilà ce pourquoi, il attribua avec raison ses malheurs à Dieu :

« Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L'Éternel a donné, et l'Éternel a ôté ; que le nom de l'Éternel soit béni! » Job 1.21

Jérémie le prophète n’écrivait-il pas :

« Qui dira qu'une chose arrive, sans que le Seigneur l'ait ordonnée?  N'est-ce pas de la volonté du Très Haut que viennent les maux et les biens? »  Lamentations 3.37, 38

Job ne comprenait pas la finalité de cette épreuve ; mais, en bon croyant, il l’accepta la mort dans l’âme : l’homme le plus riche de l’Orient, était passé, du jour au lendemain, du statut de riche à celui de pauvre !

Qu’à cela ne tienne ! Job n’imputa rien de criminel à Dieu malgré la rudesse du choc. Il tenait ferme dans sa foi en la bonté de Dieu. Cela ne fit évidemment pas plaisir à Satan. Il s’empressa de solliciter la permission d’attaquer sa santé (Job 2.1-7). Satan frappa "Job d'un ulcère malin, depuis la plante du pied jusqu'au sommet de la tête."  La pauvre femme de Job perdit la foi en Dieu et demanda expressément à son mari : « Maudis Dieu, et meurs! »

Ce mal était particulièrement douloureux : son corps était couvert de vers et d’une croûte terreuse (Job 7.5) ; sa peau noircissait et tombait en lambeau (Job 30.30) ;  il n’avait de répit ni jour ni nuit ; une douleur continuelle rongeait ses os et ses entrailles étaient en ébullition (Job 30.17,18,27). Et c’est le moment choisi par Satan pour inciter les misérables qui ont bénéficié de ses largesses financières à l’outrager de la pire des manières :

- Moquerie (Job 30.1,9) ;

- Crachat au visage (Job 30.10) ;

- Coup de pieds, humiliation, mépris, rejet (Job 30.11, 12).

       C’en était trop pour Job qui ne pouvait plus supporter cette déchéance et cet avilissement dont il était l’objet. Ses amis même ne croyaient pas en son intégrité devant Dieu et lui imputaient des péchés imaginaires.

A l’image de Job qui avait aussi l’Esprit de Christ (I Pierre 1.10-12 ;)(Jean 8.52-58), certains chrétiens intègres sont durement éprouvés. L’Église s’en étonne et les accuse à tort  et rend plus pénible leur souffrance. Les causes pour lesquelles Dieu permet à la souffrance de nous visiter ne sont connues très souvent que de Lui seul. Dieu voulait se révéler davantage à Job et aussi ôter de sa vie  les résidus des œuvres charnelles (Job 34.7, 8) : la raillerie, la compagnie des méchants, l'orgueil, la propre justice...

Dieu n’éprouve que ceux qui sont vraiment engagés dans la foi. Il le fait pour les affermir et non pour les faire souffrir. Il ne faut surtout pas se décourager si notre conscience ne nous reproche rien (I Jean 3.21). L’épreuve vient toujours de Dieu et ne nous incite jamais à pécher. L’épreuve nous mène toujours à la sanctification (Jacques 1.2,3 ; I Pierre 1.6,7).

Trouver dans l’épreuve une occasion de chute est une grave erreur ; même dans la tentation Dieu nous garde fermement (I Corinthiens 10.13).

 

 

                                                                               Pasteur Dewis HILLAH

 

                                  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vendredi 13 août 2021

Le Bon Combat de la foi

 



Le Bon Combat de la foi

 

 

 


        Le combat de la foi est la lutte que mène le chrétien pour garder sa foi chrétienne jusqu’à la fin de ses jours et pour propager la Bonne Nouvelle du royaume des cieux, en obéissance à la Grande Commission (Mathieu 28.19,20). Ce combat n’est pas un combat contre la chair et le sang (Éphésiens 6.12), c’est-à-dire contre les hommes ; il est plutôt spirituel. C’est un combat contre la chair (la nature adamique inféodée à Satan), le monde et les esprits impurs dont Satan se sert pour amener les enfants de Dieu à se détourner de leur Sauveur, et, par voie de conséquence, à perdre la Vie Éternelle. Le combat de la foi est une réalité difficilement perceptible par ceux du dehors ; mais le véritable enfant de Dieu le vit dans son être intérieur avec intensité. Il sent les blocages, les entraves, les oppressions, les malaises physiques inexplicables, les confusions de pensée, les craintes inexpliquées et les tourments intérieurs. Les esprits excessivement cartésiens ou incrédules émettront immanquablement des réserves et voudront ici trouver des explications rationnelles ou scientifiques. C’est une erreur mortelle qui n’est profitable qu’au monde des ténèbres. Car, Satan sait que si les hommes percevaient clairement qu’il est l’auteur de la majeure partie de leurs problèmes, ils se tourneront immédiatement vers leur Sauveur et trouveront du secours contre ses ruses (Genèse 3.1 ; Éphésiens 6.11). Aussi se déguise-t-il en ange de lumière pour séduire et tromper les hommes qui le prennent pour un messager de Dieu (II Corinthiens 11.14 ; II Thessaloniciens 2.9,10). Même les chrétiens les plus avertis se laissent parfois tromper et séduire. L’imitation est si parfaite que ceux des chrétiens qui se refusent à marcher comme de bons soldats de Christ se retrouvent inévitablement prisonniers et totalement perdus pour la cause de Christ (Mathieu 24.24 ; Actes 5 ; I Timothée 5.14,15 ; II Timothée 4.10 ; Luc 22.1-6). Il est important de savoir que Satan ne craint aucun homme et est très téméraire au point d’aller tenter son Créateur (Jésus-Christ) (Luc 4.1-14) ; il serait donc prétentieux de se croire hors de sa portée. Tous ceux qui se sont complus dans cette folle pensée n’ont même pas eu le temps de voir venir leur déchéance spirituelle. Le Diable est rusé, astucieux et vicieux. Il manipule les hommes avec un art consommé du mensonge et de la tromperie. Satan et ses anges déchus ne sont pas de notre création ; ils nous sont supérieurs en force et en sagesse (II Pierre 2.11). Il nous faut donc veiller et prier comme nous l’a demandé le Seigneur dans Marc 14.38 :

« Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation ; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible. »

Mais aussi résister avec toutes les armes que Dieu nous a données (Éphésiens 6.11) pour faire fuir le Diable :

«  Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous. »Jacques 4.7 

Certains objecteront que nous avons à combattre contre un ennemi déjà vaincu pour nous par le Seigneur Jésus-Christ à la croix, et que, de surcroît, notre Sauveur et Dieu nous a définitivement donné «le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi, et rien ne pourra nous nuire.» Ils sont entièrement dans la vérité. Cependant, Satan sait que « Dieu n'exauce point les pécheurs ; mais, si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, c'est celui-là qu'il exauce. »Jean 9.31

Satan sait aussi que « Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement... » I Jean 3.8

Satan comprend très bien qu’un enfant de Dieu peut faire naufrage par rapport à la foi et que la marche dans le péché le privera de son héritage céleste (Hébreux 6.4-6 ; Hébreux 10.26-29 ; Hébreux 12.15-17 ; Galates 5.19-21 ; II Pierre 2 ) :


« Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront point le royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n'hériteront le royaume de Dieu. » I Corinthiens 6.9,10

Il mettra donc tout en œuvre pour vous éloigner de la sainteté et de l’obéissance à Dieu. Au besoin, il vous donnera une fausse assurance en vous enseignant que le salut est éternel et inconditionnel, c’est-à-dire que la marche dans le péché volontaire n’a aucune espèce d’ incidence sur le salut du chrétien né de nouveau. C’est la doctrine de la sécurité éternelle inconditionnelle du chrétien. C’est son chef d’œuvre pour s’assurer que vous ne serez plus très regardants vis-à-vis du péché. De la sorte vous serez méprisants envers toute exhortation à marcher dans la sanctification comme le recommandait le Saint-Esprit aux chrétiens d’origine juive dans Hébreux 12.14 :

«Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. »  

La marche dans la foi chrétienne n’est pas une promenade de santé, mais une véritable guerre dans laquelle le Seigneur enrôle chaque chrétien comme soldat (II Timothée 2.3,4). C’est la raison pour laquelle l’exhortation à mener le bon combat de la foi est mentionnée plusieurs fois dans les épîtres. Le bon combat de la foi, c’est le combat spirituel au sens large. Il embrasse tous les domaines de la vie chrétienne :

-La nouvelle naissance ;

-La marche dans la sainteté ;

-Le discipulat  ou le discipolat :

-La croissance spirituelle ;

-Les dons spirituels ;

-L’appel au ministère ;

-L’évangélisation ;

-L’implantation des églises ;

-La direction spirituelle des églises ;

-la surveillance de la croissance des nouveau-convertis ;

-L’édification des membres de l’Église ;

-La vie des hommes de Dieu ;

-La dénonciation des œuvres des ténèbres (Éphésiens 5.11) ;

-L’exposition des faux prophètes et docteurs ( Jude 1, 3-4) ;

-Le combat contre les fausses doctrines ;

-La prière ;

-Le jeûne ;

-La louange ;

-L’enseignement ;

-La prédication ;

-Le mariage ;

-Le foyer chrétien ;

-L’éducation des enfants ;

-Les relations avec les non croyants ;

-La prière pour les autorités politico-administratives ...

Tous ces domaines sont l’objet d’attaques violentes de la part de Satan qui, connaissant bien la nature humaine, sait où, quand et comment frapper pour que cela fasse très mal.

Fort heureusement, le Seigneur nous a laissé le Saint-Esprit pour nous conduire dans toute la vérité (Jean 16.13). Par le Saint-Esprit, certains des dons spirituels (I Corinthiens 12) sont donnés aux membres de l’Église pour démasquer les ruses du Diable :

-La parole de connaissance ;

-La parole de sagesse ;

-La prophétie ;

-La foi ;

-Le discernement des esprits ;

-La diversité des langues ;

-L’interprétation des langues.

Les chrétiens n’ont pas le choix : il leur faut mener le bon combat de la foi ; c’est une obligation vitale. C’est ce que le Seigneur disait pendant son ministère terrestre, par ces mots :

«Depuis le temps de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s'en emparent. » Mathieu 11.12 

Il ne s’agit nullement de violence contre les autres, et encore moins de violence physique. Il s’agit de violence contre soi-même dans tout ce qui touche au péché, dans tout ce qui est contraire aux commandements de Dieu(Marc 8.34 ; Luc 14.33 ; Mathieu 10). Il s’agit de résister farouchement contre les ruses du Diable. Il s’agit de comprendre et de supporter les persécutions comme étant un comportement normal de la part des enfants du Diable (Jean 15.18-25 ; Jean 16.1-3).

Pour sortir victorieux du bon combat de la foi, il nous faut trois choses (I Corinthiens 13.13) :

-La foi ;

-L’espérance ;

-L’amour du prochain.

La foi en Dieu est le socle sur lequel repose ce combat spirituel. Sans la foi en Jésus-Christ, nous ne pouvons être sanctifiés ; et n’étant pas sanctifiés, nous ne pouvons pas être exaucés. C’est aussi par la foi que nous saisissons les promesses de Dieu pour renverser les œuvres du monde des ténèbres et lier les esprits impurs (Hébreux 11.1 ; Romains 4.16-22 ; Romains 3.22, 26 ; Romains 5.1).

L’espérance nous donne du zèle et de la persévérance dans l’obéissance, car nos yeux sont fixés sur la récompense céleste (Romains 5.5 ; Romains 12.12 ; Romains 15.4,13).

L’amour du prochain nous garde de toute haine préjudiciable à notre relation avec Dieu(Romains 13.9 ; I Jean 4.7,8).

Le Diable, appelé Satan ou encore le serpent ancien (Apocalypse 12.9), se sert de la propre chair du chrétien qu’il veut détruire, du monde et des esprits à son service pour lui faire une guerre sans merci. Le chrétien né de nouveau doit combattre simultanément sur ces trois fronts.



Pasteur Dewis HILLAH