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lundi 2 septembre 2024

La prière efficace

 

La prière efficace

 

Jacques 5.16b-18

I Pierre 3.12


« Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l'a enseigné à ses disciples. » (Luc1.1), telle fut la requête qu’un des disciples, un jour, adressa au Seigneur Jésus-Christ . Le Seigneur, en réponse à cette requête, leur enseigna comment adresser la parole à Dieu ; car prier, c’est parler à Dieu, c’est aussi parler avec Dieu.

            Cette prière modèle est connue par les chrétiens de tous bords sous le nom de "Pater- Noster" ou du "Notre Père" ou encore  de " l’Oraison Dominicale".

Ce modèle de prière nous révèle à qui adresser nos prières et ce que nous devons demander à Dieu dans nos prières. Il s’agit donc, pour l’essentiel, des grands types de requêtes que nous devons présenter au Seigneur dans nos moments de communion avec Lui. Cependant, le "Notre Père" ne nous indique pas en lui-même les préalables à l’exaucement de la prière, c’est-à-dire comment être sûr de faire une prière efficace.

            Bien avant d’indiquer à ses disciples ce qu’il convient de demander à Dieu, le Seigneur avait, lors de ce Sermon sur la montagne, mis en exergue quelques obstacles à l’exaucement de nos prières. Et tout au long de ses enseignements, du début de son ministère jusqu’à sa crucifixion à Golgotha, Il a continué par rendre ses disciples attentifs aux attitudes et comportements qui favorisent l'exaucement ou font obstacles à la prière.

Les obstacles à la prière peuvent être regroupés en quatre (4) grands groupes :

  1. Le rejet de l’existence d’un Dieu unique

            Celui qui ne croit pas en l’existence d’un créateur du ciel et de la terre appelé Dieu, ne peut honnêtement pas lui adresser une prière. Si, par convenance sociale, à la demande d’un tiers, il adressait une prière à Dieu, il n’obtiendra aucune réponse car Dieu ne répond qu’à ceux qui le connaissent et qui croient en Lui :
Hébreux 11:6 : « Or sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. »

            Il en est de même de ceux qui, séduits par des esprits mauvais, se livrent à des cultes de démons en toute bonne foi. Les exaucements qu’ils reçoivent ne viennent pas de Dieu mais d’esprits séducteurs, car Satan lui-même se déguise en ange de Dieu :
2Corinthiens 11:14 : « Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. »

  1.  Le rejet de la Divinité du Seigneur Jésus-Christ  

Une série de versets bibliques nous rappelle que dans la Nouvelle Alliance, le seul chemin pour aller à Dieu le Père est Jésus-Christ :
Jean 1:18  : « Personne n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a fait connaître. »
Jean 3:16 : « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. »
Jean 5:22, 23 : « Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent
le Père. Celui qui n'honore pas le Fils n'honore pas le Père qui l'a envoyé. »

Jean 6:40 : « La volonté de mon Père, c'est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour. »  
Jean 14:6 : « Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »


Matthieu 11:27 : « Toutes choses m'ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père ; personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
1Jean 4:1-3 : « Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. 
Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, c'est celui de l'antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde. »
1Jean 4:15 : « Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. »

 Jean 2:23 : « Quiconque nie le Fils n'a pas non plus le Père ; quiconque confesse le Fils a aussi le Père. »

            Eu égard aux versets qui précèdent, le rejet de Jésus-Christ entraîne par là-même le rejet du Père. Celui donc qui rejette le Fils n’aura jamais la révélation du Dieu Vivant. Et n’ayant pas la révélation du Père, il ne peut espérer recevoir l’exaucement de ses prières encore moins échapper aux sortilèges des agents du diable. Il ne peut espérer échapper au Jugement Dernier car il n’a pas la Vie Éternelle :
1Jean 5:12  : « Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. »

  1.   Le rejet de l’ordre moral établi par Dieu
    (Exode 20, 22, 23.1-24 ; Lévitique 18 ; 20.8-23, 27 ;


    Le rejet de l’ordre moral établi par Dieu se manifeste par une profonde haine de tout ce qui de près ou de loin ressemble aux préceptes moraux issus de la Parole de Dieu et de ceux qui la pratiquent. Évidemment, on rejette toute idée de Jugement Dernier et on se gausse de l’existence possible de l’enfer (Proverbes 9.7 ; Psaumes 10.2-11 ; Psaumes 50.16-23). On préfère croire au concept de la réincarnation. Pour de telles personnes, on peut racheter ses mauvais actes en les compensant par une somme importante de bien. En vérité, il n’en est rien.
     En effet, la Bible déclare que nous ne pouvons jamais pratiquer le bien jusqu’à mériter le ciel, selon qu'il est écrit que :
    Romains 3:10-12, 20, 24-28 : « ... Il n'y a point de juste, pas même un seul ; nul n'est intelligent, nul ne cherche Dieu ; tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul ; 
    Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c'est par la loi que vient la connaissance du péché.
     et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C'est lui que Dieu a destiné à être une victime propitiatoire, pour ceux qui auraient la foi en son sang, afin de montrer sa justice, parce qu'il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, de montrer sa justice  dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus. Où donc est le sujet de se glorifier? Il est exclu. Par quelle loi? Par la loi des œuvres? Non, mais par la loi de la foi. Car nous pensons que l'homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. »

et encore
 Ésaïe 64:5 : « Nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé ; nous sommes tous flétris comme une feuille, et nos crimes nous emportent comme le vent. » ;
Galates 2:16 : « Néanmoins, sachant que ce n'est pas par les œuvres de la loi que l'homme est justifié, mais par la foi en Jésus-Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus-Christ, afin d'être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi »
 Éphésiens 2:8-9 : « Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. »
 


Car le bien que nous voulons faire peut être contraire à la volonté de Dieu ou préjudiciable à autrui. Aussi est-il impossible de se sauver par ses bonnes œuvres. Et comme il est impossible que nos bonnes œuvres Lui soient agréables, Il n’écoutera jamais nos prières qui sont une abomination devant Lui :
Proverbes 28:9 : « Si quelqu'un détourne l'oreille pour ne pas écouter la loi, sa prière même est une abomination. »
Proverbes 28:13 : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. »

  1.   Le rejet de la foi chrétienne ou l’apostasie

            L’apostasie est le fait de renier les enseignements de Jésus-Christ en marchant d’une manière indigne de la foi chrétienne. La dispensation de la grâce a une exigence plus élevée en sainteté que la dispensation de la Loi. La grâce nous enseigne à fuir l’impiété et les convoitises de ce siècle comme nous le confirme le passage suivant :

Tite 2:11,12 : « Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, ... »
 

Si donc un chrétien estime au-dessus de ses forces, l’obéissance aux commandements de Dieu et qu’il en arrive à renoncer à lutter contre le péché jusqu’au sang (Hébreux 12.1-4), qu’il sache qu’il a apostasié (II Timothée 3.1-5). L’apostat n’a plus rien à espérer de Dieu. Il n’est plus son enfant.

            Le rejet de la foi chrétienne peut se manifester par :

-La violation permanente et consciente d’un commandement du Seigneur  (I Jean 3.9,10;) ;
-Le refus de faire ou d’accomplir la volonté de Dieu (Matthieu 7.21-23) ;
-Le refus de l’appel au sacerdoce (Matthieu 19.16-24) ;
-Les mauvaises fréquentations spirituelles (II Jean) ;
-La marche dans la mondanité ( Marc 8.34; Matthieu 10.38,39) ;
-La promotion des doctrines de démons, c'est-à-dire de faux enseignements ( I Timothée 4.1,2) ;
-La prière pour la mort de ses ennemis (Matthieu 5.38-48 ; 19.19) ;
-La haine des frères en Christ, même s’ils ne sont pas de notre dénomination ( Matthieu 5.20-26 ; I Jean 3.11- 19  ) ;
-Le refus de prendre soin de ses parents ou le fait de le faire avec négligence (I Timothée 5.8  ).

Comment prier ?

            Le chrétien dont la conscience est en paix avec Dieu (I Jean 3.20) peut aller avec assurance devant le trône de la grâce de Dieu pour présenter ses requêtes (Hébreux 4) ; cependant, il doit avoir à l’esprit ces six(6) choses :

 

  1. Formuler ses requêtes selon la volonté de Dieu

    La Bible déclare que si nos requêtes sont conformes à sa volonté, nous devons nous attendre à l’exaucement :
     I Jean 5:14-15 : « Et la confiance que nous avons en lui, c'est que, si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous exauce. Et si nous savons qu'il nous exauce, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons de lui les choses que nous avons demandées. »

Connaître la volonté de Dieu pour les véritables enfants de Dieu n’est pas si difficile, puisque le Saint-Esprit leur a été donné pour les conduire dans toute la vérité (Jean16.13, 14). Il ne faut surtout pas demander pour satisfaire ses convoitises mondaines ou pour un objectif criminel (Jacques 4.1-4).

 

 

  1. Présenter ses requêtes sans douter

    Présenter ses requêtes en doutant de leur possible exaucement est une grave erreur (Jacques 1.5-8). Il faut croire (Matthieu 7.7-11) en « espérant contre toute espérance ». La foi défie toujours les règles de la rationalité. Elle est « une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas.»(Hébreux1.1). Si vous regardez à la réalité, vous aurez des raisons légitimes de douter, de craindre l’échec. Souvenez-vous de l’expérience de l’apôtre Pierre marchant sur l’eau à la rencontre du Seigneur ; il
    perdit pied parce qu’il avait douté comme nous le lisons ici :

Matthieu 14:25-31: « A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer. Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C'est un fantôme! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris. Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c'est moi ; n'ayez pas peur! Pierre lui répondit : Seigneur, si c'est toi, ordonne que j'aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à  enfoncer, il s'écria : Seigneur, sauve-moi! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté? »
Manifestement, le doute anéantit toujours le miracle.

  1. S’appuyer sur les promesses de Dieu écrites dans la Bible

    À la lecture de la Bible, nous découvrons comment les saints de l’Ancien et du Nouveau Testaments priaient. Ils s’appuyaient toujours sur les promesses écrites de Dieu qui sont dans la Bible (II Chroniques 6 ; Néhémie 1 ; ).
    Il y a plus de trois mille (3000) promesses dans la Bible. Au détour des pages de la Bible, vous les rencontrerez et les noterez au besoin dans un calepin ; elles vous seront très utiles dans les moments d’épreuves ou de tentations. Elles fortifieront votre foi et consoleront vos cœurs. C’est l’épée de l’Esprit dont parle Éphésiens 6:17 :
    « Prenez aussi le casque du salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu. »
    C’est une arme très puissante, redoutée de Satan. Veuillez bien en abuser.

  2. Confesser avec foi les promesses d’exaucement reçues de Dieu lors de vos prières.

    Il faut distinguer la confession positive des occultistes et autres tenants de la pensée positive, de la confession de la Parole de Dieu (Logos et Rhema). Le logos est la Prophétie écrite (II Pierre 1.20) que nous appelons Bible. Le rhema est la parole que Dieu adresse directement et spécialement à un ou plusieurs de ses enfants. Le rhema peut être reçu lors de la méditation biblique ou de la prière. C’est souvent la réponse à une prière ou à une préoccupation qui est dans notre esprit. Le rhema n’a rien à voir avec les fausses déclarations prophétiques qui ne sont que des paroles en l’air, à la différence des vraies déclarations prophétiques.

  3. Rendre constamment grâce à Dieu et cultiver l’esprit de louange

    La louange est "un discours ou paroles par lesquels on relève le mérite de quelqu'un, de quelque action, de quelque chose."
    Elle est donc la confession de la nature, des attributs, des œuvres et du caractère de Dieu, bref, de Sa grandeur. La louange est un sacrifice d’agréable odeur à Dieu :

    Hébreux13:15 : « Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c'est-a-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. »

    La louange transforme les circonstances et nous introduit dans la présence de Dieu. (Psaumes 22.4 ;  II Rois 3.15 ; II Chroniques 20.1-29 ; Actes 16.24-26)
    L’action de grâces, quant à elle, est une attitude de cœur et une manifestation de notre gratitude à Dieu pour tous ses bienfaits à notre endroit. 
    Phil 4:4-7 : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. » 

  1. Prier avec persévérance

    Le Seigneur Lui-même nous recommande de prier avec persévérance (Luc 18.1-8). Dieu, dans sa Souveraineté, peut décider de retarder l’exaucement d’une prière, parfois pour des raisons indépendantes de notre volonté. Le Seigneur Jésus-Christ nous exhorte donc à persévérer dans la présentation de nos requêtes jusqu’à l’exaucement (Luc 11.5-13) :
    Éphésiens 6:18  : « Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints. » 

Combien de fois prier par jour?


La Bible nous recommande de prier sans cesse :

Luc 21:36 : «Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d'échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l'homme. »
Il ne s’agit pas de prier cinq fois par jour ou même plus, mais Il s’agit de prier sans cesse, de prier constamment comme nous l’indique I Thessaloniciens 5.17 :

« Priez sans cesse. »


Où prier ?


             Partout où nous sommes, nous pouvons prier silencieusement, sans faire du bruit, sans montrer aux autres que nous sommes en train de prier ou de jeûner. Le Seigneur a reproché ces travers au peuple Juif lors de son ministère terrestre :

Matthieu 6:1, 5, 6 : «Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus ; autrement, vous n'aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »


Matthieu 6:17,18 : « Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.  »
            Si le fardeau est particulièrement lourd sur notre cœur, il vaut mieux nous isoler pour épancher notre cœur devant le Roi des rois. Il ne sert à rien de perdre une précieuse bénédiction de Dieu pour des glorioles.

            La prière est la clé d’une vie triomphale sur la chair, sur le monde, et sur le royaume des ténèbres. C’est une affaire sérieuse que malheureusement nous négligeons. Combien de bénédictions perdues juste par ignorance ! Combien de projets anéantis par manque de temps pour la prière ! Combien de vies détruites par mépris pour la prière !

Le ministère terrestre de Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ a été spécialement marqué par une vie de prière intense. Il nous faut en prendre de la graine.



                                                  Pasteur Dewis HILLAH

dimanche 1 septembre 2024

L’incrédulité : La principale cause de l’échec spirituel

  

  La principale cause de l’échec spirituel 

  

Le plus grand obstacle à la manifestation de la gloire de Dieu dans la vie d’un chrétien est l’incrédulité. Cette incrédulité condamnée sévèrement par les Saintes Écritures est la cause essentielle de l’échec spirituel, matériel, sanitaire et social de nombreux enfants de Dieu. Rien d’autre n’est aussi puissant pour empêcher son plan, ses desseins de bonheur de s’accomplir dans la vie de ceux qu’Il a bénis d’avance (Éphésiens 1.3-5). Cette vérité biblique a été illustrée de la plus belle des manières par les chapitres treize (13) et quatorze (14) du livre des Nombres.

« L'Éternel parla à Moïse, et dit :  Envoie des hommes pour explorer le pays de Canaan, que je donne aux enfants d'Israël. Tu enverras un homme de chacune des tribus de leurs pères ; tous seront des principaux d'entre eux. Moïse les envoya du désert de Paran, d'après l'ordre de l'Éternel ; tous ces hommes étaient chefs des enfants d'Israël. » Nombres 13.1-3 

« Ils furent de retour de l'exploration du pays au bout de quarante jours. A leur arrivée, ils se rendirent auprès de Moïse et d'Aaron, et de toute l'assemblée des enfants d'Israël, à Kadès dans le désert de Paran. Ils leur firent un rapport, ainsi qu'à toute l'assemblée, et ils leur montrèrent les fruits du pays. Voici ce qu'ils racontèrent à Moïse : Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés. A la vérité, c'est un pays où coulent le lait et le miel, et en voici les fruits. Mais le peuple qui habite ce pays est puissant, les villes sont fortifiées, très grandes ; nous y avons vu des enfants d'Anak. Les Amalécites habitent la contrée du midi ; les Héthiens, les Jébusiens et les Amoréens habitent la montagne ; et les Cananéens habitent près de la mer et le long du Jourdain.  Caleb fit taire le peuple, qui murmurait contre Moïse. Il dit : Montons, emparons-nous du pays, nous y serons vainqueurs! Mais les hommes qui y étaient allés avec lui dirent : Nous ne pouvons pas monter contre ce peuple, car il est plus fort que nous. Et ils décrièrent devant les enfants d'Israël le pays qu'ils avaient exploré. Ils dirent : Le pays que nous avons parcouru, pour l'explorer, est un pays qui dévore ses habitants ; tous ceux que nous y avons vus sont des hommes d'une haute taille ; et nous y avons vu les géants, enfants d'Anak, de la race des géants : nous étions à nos yeux et aux leurs comme des sauterelles. » Nombres 13.25-33 

       C’est vrai qu’à plusieurs reprises, lors de l’exode du peuple d’Israël de l’Égypte vers Canaan, le peuple connut des moments plus ou moins intenses d’incrédulité (Exode 15.22-25 ; Exode 16 ; Nombres 11). Mais jamais, ces crises d’incrédulité ne furent aussi profondes que celle des chefs de tribu envoyés explorer le pays de Canaan.


Qui étaient ces hommes ? 


Pour mieux percevoir la profondeur, l’intensité et l’extrême gravité de cet acte d’incrédulité, il faut avoir à l’esprit que ceux qui ont été missionnés pour espionner le territoire de Canaan en vue de sa conquête étaient :

- des chefs de tribu (Nombres 13.3),

- des gens qui participaient à l’administration du peuple d’Israël aux côtés de Moïse et d’Aaron (Exode 18.19-26),

- de vaillants guerriers et des chefs de l’armée d’Israël,

- des gens qui ont été témoins oculaires des prodiges de Dieu pour les sortir de la servitude en Égypte (Exode 7 à 14),

- des gens qui ont vécu le passage au travers de la mer rouge (Exode14),

- des gens qui ont été abreuvés et nourris miraculeusement dans le désert par Dieu (Exode16).

Bref,  c’étaient des gens qui connaissaient bien l’Éternel des armées et savaient qu’Il est le vrai Dieu et que sa fidélité dure à toujours (Exode 15.1-21). Ils croyaient fermement en l’existence de Dieu et pratiquaient ses commandements. Ce n’étaient pas des personnes répréhensibles, à la conduite critiquable. Non, s’ils n’avaient pas été désignés par Dieu, Moïse ne leur aurait jamais confié une mission aussi délicate. Pourquoi ces hommes de guerre qui avaient l’expérience de la toute-puissance de Dieu pouvaient-ils en arriver au point de croire que Dieu serait incapable de les mener à la victoire devant les fils d’Anak ? Manifestement, ils ont été saisis par un esprit d’incrédulité venu de Satan.


Que s’est-il passé ? 


Satan, comme à son habitude, détourna leurs yeux de la grandeur infinie de Dieu pour les poser sur leurs propres personnes. Ils se comparèrent aux fils d’Anak, et aux autres peuples de cette contrée ; et, en toute objectivité, se virent incapables de les battre. Car, ces peuples qui habitaient Canaan étaient nombreux et puissants. Eux, les Hébreux, étaient en petit nombre et sans les chars et matériels de guerre comme ces nations-là. Satan s’était servi de leur intelligence naturelle pour les vaincre définitivement. Sans s’en rendre compte, ils sont devenus ses serviteurs faisant son éloge à la face d’Israël. Ils firent passer Moïse pour un imposteur qui parlait faussement au nom de Dieu. Ils ne croyaient pas du tout que Dieu puisse cette fois-ci faire un quelconque miracle ; ils refusaient de considérer leur relation antérieure avec Dieu. Ils ne croyaient qu’à ce qu’ils ont vu ; et ce qu’ils ont vu, était humainement parlant, vraiment hors de leur portée. Voilà ce pourquoi ils perdirent courage et entraînèrent involontairement le peuple dans la rébellion.

« Toute l'assemblée éleva la voix et poussa des cris, et le peuple pleura pendant la nuit. Tous les enfants d'Israël murmurèrent contre Moïse et Aaron, et toute l'assemblée leur dit : Que ne sommes-nous morts dans le pays d'Égypte, ou que ne sommes-nous morts dans ce désert! Pourquoi l'Éternel nous fait-il aller dans ce pays, où nous tomberons par l'épée, où nos femmes et nos petits enfants deviendront une proie? Ne vaut-il pas mieux pour nous retourner en Égypte? Et ils se dirent l'un à l'autre : Nommons un chef, et retournons en Égypte. » Nombres 14.1-4


 La colère de Dieu


Le découragement se mua en rébellion contre l’autorité administrative et religieuse. Ils en voulurent à Moïse, à ceux qui croyaient à la promesse divine et à Dieu lui-même.

C’en était trop ! Dieu n’accepte jamais qu’on s’attaque à sa gloire en le traitant de menteur ou d’incapable. Leur propos souillait la gloire de Dieu :

«  Toute l'assemblée parlait de les lapider, lorsque la gloire de l'Éternel apparut sur la tente d'assignation, devant tous les enfants d'Israël. Et l'Éternel dit à Moïse : Jusqu'à quand ce peuple me méprisera-t-il? Jusqu'à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les prodiges que j'ai faits au milieu de lui? »  Nombres 14.10-11

Dieu décida de les punir et de priver cette génération de la terre promise :

« Mais, je suis vivant! et la gloire de l'Éternel remplira toute la terre. Tous ceux qui ont vu ma gloire, et les prodiges que j'ai faits en Égypte et dans le désert, qui m'ont tenté déjà dix fois, et qui n'ont point écouté ma voix, tous ceux-là ne verront point le pays que j'ai juré à leurs pères de leur donner, tous ceux qui m'ont méprisé ne le verront point. » Nombres 14.21-23

 « Vos cadavres tomberont dans ce désert. Vous tous, dont on a fait le dénombrement, en vous comptant depuis l'âge de vingt ans et au-dessus, et qui avez murmuré contre moi, vous n'entrerez point dans le pays que j'avais juré de vous faire habiter, excepté Caleb, fils de Jephunné, et Josué, fils de Nun. » Nombres 14.29-30


La bénédiction retardée


Par incrédulité, ils ont perdu la bénédiction qui leur avait été promise. Et, à cause d’eux, la bénédiction des hommes justes et de leur descendant sera retardée de quarante(40) ans

« De même que vous avez mis quarante jours à explorer le pays, vous porterez la peine de vos iniquités quarante années, une année pour chaque jour; et vous saurez ce que c'est que d'être privé de ma présence. » Nombres 14.34  

Le Saint-Esprit, lorsqu’Il mettait en garde les chrétiens hébreux contre l’incrédulité, les cita comme exemple de conséquences de l’incrédulité :

«Et contre qui Dieu fut-il irrité pendant quarante ans, sinon contre ceux qui péchaient, et dont les cadavres tombèrent dans le désert?  Et à qui jura-t-il qu'ils n'entreraient pas dans son repos, sinon à ceux qui avaient désobéi? Aussi voyons-nous qu'ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité. »  Hébreux 3.17-19

 

 Définition de l’incrédulité 


       L’incrédulité, c’est le fait de croire que Dieu ne peut pas imposer sa volonté dans toutes les situations ou dans une situation particulière ; c’est croire que Dieu peut être incapable d’accomplir ses promesses.  Il ne s’agit pas de douter ; il s’agit de refuser de croire en la souveraineté de Dieu sur chaque situation qui peut survenir dans sa vie ou dans celle d’autrui. Ce refus peut être conscient ou inconscient, volontaire ou involontaire, explicite ou implicite. La forme que prendra cette manifestation d’incrédulité importe peu. Elle demeurera toujours un profond mépris de la personne divine. C’est un rejet de son infaillibilité, de sa souveraineté, de son omniscience, de son omnipotence, de son omniprésence, de sa sagesse éternelle et parfois de son existence éternelle.

La plupart des dictionnaires profanes définissent l’incrédulité comme « un manque de foi, de croyance religieuse ou le doute. » Cette définition profane n’est pas satisfaisante, au regard de la doctrine biblique, car le doute n’est pas de l’incrédulité.

L’incrédulité n’est pas de l’athéisme non plus, puisque d’un point de vue biblique, l’incrédule ne nie pas l’existence de Dieu, mais se refuse à accepter la présentation théologique que la Bible en fait. C’est par exemple le cas des Juifs qui croyaient en l’Éternel des armées, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, tout en rejetant la divinité du Seigneur Jésus-Christ, son existence antérieure à la création du monde. C’est aussi le cas de toute personne qui rejette l’existence de Jésus-Christ en tant que Dieu avant son incarnation chez Marie.

 

Conséquences de l’incrédulité

 

L’incrédulité ferme la porte à l’exaucement de la prière (Hébreux 11.6 ; 4.12), à la réalisation des promesses de Dieu (Romains 4.1-22), à la bénédiction financière, matérielle et spirituelle (Marc  16.17,18), à la guérison (Mathieu 9.2 ; Mathieu 9.20-22 ; Mathieu 9.29 ; Mathieu 18.35-42), à la délivrance (Marc 9.14-29 ; Mathieu 15.21-28 ; Mathieu 17.19-21), à la victoire sur Satan et ses démons (Mathieu 17.14-21), aux miracles (Marc 6. 1-6 ; Jean 11.1-45), à la vie éternelle (Jean 3.18,19 ; Romains 11)...

L’incrédulité est une puissante arme de Satan contre le peuple de Dieu.

 

 

 

                                  Pasteur Dewis HILLAH