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dimanche 1 septembre 2024

Le découragement dans la foi chrétienne

 

Le découragement dans la foi chrétienne

 

Ce n’est un secret pour personne :  la grande majorité de ceux qui continuent de fréquenter les églises vivantes est découragée, confuse et amère. Ils ont de la peine à écouter des versets tels que :

«...  je mets en Sion une pierre d'achoppement et un rocher de scandale, et celui qui croit en lui ne sera point confus. » Romains 9.33 

« Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous? que boirons-nous? de quoi serons-nous vêtus? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » Mathieu 6. 31-34

« C'est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l'avez reçu, et vous le verrez s'accomplir. » Marc 11:24 

« Jésus lui dit :... Tout est possible à celui qui croit. » Marc 9.23 

Ils reçoivent l’évocation de ces versets qui invitent le chrétien à une foi ferme comme une injure à leur engagement chrétien.

Et Dieu sait qu’ils étaient zélés, pleins de foi et d’espérance. Ils passaient le plus clair de leur temps dans la vigne du Seigneur : évangélisation, jeûnes et prières à l’église, visites aux malades dans les hôpitaux, dons aux veuves et aux orphelins. Rien n’était trop pénible pour eux ; ils n’avaient qu’une inquiétude : accomplir la volonté de Dieu pour demeurer dans ses bonnes grâces.  N’est-il pas écrit que : « Nous savons que Dieu n'exauce point les pécheurs ; mais, si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, c'est celui-là qu'il exauce. » ? Jean 9.31 

Aussi redoublent-ils d’ardeur dans l’application de la parole de Dieu afin d’obtenir ce qui est le vœu le plus cher de leur cœur : qui, un travail, tel, une guérison, un autre,  le mariage, tel autre, la délivrance…

Tous étaient sincères, rigoureux, jaloux de la gloire de Dieu et ne rataient ni dîmes ni offrandes. Leurs dirigeants spirituels en étaient émus et les citaient en exemple à l’église afin d’inciter les autres à les prendre pour modèles. Malgré cela, tout semble aller de mal en pis dans leur existence. Pleins de courage,  ils se disaient que «  Le juste vivra par la foi » (Hébreux 10.38) et ces temps d’épreuves étaient leur baptême de feu (Mathieu 3.11 ; Marc 9.49-51) et qu’après les épreuves, de grandes bénédictions suivront (I Pierre 1.7). Mais, au fil du temps, ils commencent par se décourager : Pourquoi Dieu ne m’exauce- t-Il pas ? se demandent- ils. Y a-t-il un péché caché dans ma vie ?  Aurais-je offensé un enfant de Dieu sans le savoir ? Et souvent, la révolte contre Dieu et l’Eglise n’est pas bien loin. Les plus aigris sont ceux qui, malgré tous leurs efforts sur le plan professionnel, n’arrivent pas à subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. Ils deviennent la risée des ennemis de la croix qui tiennent là une belle occasion pour dénigrer le christianisme. Parfois, des non croyants au cœur compatissant se demandent si c’est seulement sur certains chrétiens que le monde des ténèbres expérimente sa nouvelle formule de galère ! Tellement ces frères sont criblés de problèmes.

Certains chrétiens affermis aussi sont ébranlés, car ils ne comprennent pas ce qui se passe, ils ne comprennent plus Dieu. Plusieurs alors sautent le pas et retournent à leur ancienne vie. Ils n’ont plus de frein. Ils se permettent tout. Et ils déclarent, à qui veut bien leur prêter une oreille attentive, leur déception du christianisme et de Jésus-Christ.

       En vérité, Dieu n’y est pour rien ; Il n’a aucune responsabilité dans leur situation. Ils ont été victimes d’un immense malentendu, d’un malheureux quiproquo sur la nature de Dieu et sa relation avec ses créatures. Ils ont cru que la relation avec le Seigneur Jésus-Christ est basée exclusivement sur la sincérité de l’engagement chrétien, les bonnes œuvres, la confession des promesses bibliques et autres déclarations prophétiques. Ils ont cru, à tort, que le jeûne et la prière et autres pensées positives sont des armes puissantes qui peuvent forcer Dieu à accomplir leurs désirs, projets et volontés. Sans le savoir, ils ont quitté le terrain de la foi chrétienne pour celui de la magie. Car, la magie est cette croyance selon laquelle le divin peut être amené « au moyen de formules ou pratiques rituelles » à accomplir la volonté de sa créature. Non, non et non ! Il n’existe aucune pratique religieuse, aucune forme de prière, aucune manière de jeûner,  aucune possibilité d’engager Dieu à accomplir quelque chose qui soit contraire à Sa Volonté.

Dieu travaille toujours sur la base de ses desseins et projets. Et ses desseins sont immuables selon qu’il est écrit que :

« Les desseins de l'Éternel subsistent à toujours, et les projets de son cœur, de génération en génération. » Psaumes 3.11 

Dieu est omniscient, il connaît toutes les actions de ses créatures (Lucifer devenu Satan, les anges déchus ou démons, les anges de Dieu, les hommes, les animaux…) bien avant leur existence.

« Souvenez-vous de ce qui s'est passé dès les temps anciens ; car je suis Dieu, et il n'y en a point d'autre, je suis Dieu, et nul n'est semblable à moi. J'annonce dès le commencement ce qui doit arriver, et longtemps d'avance ce qui n'est pas encore accompli ; je dis : Mes arrêts subsisteront et j'exécuterai toute ma volonté. » Ésaïe 46.9,10

Et ce qu’Il a déclaré, dans sa souveraineté, Il l’accomplit toujours ( Ésaïe 55.10,11). De plus, les pensées de Dieu n’ont rien de commun avec les pensées humaines (Ésaïe 55.8,9).

Est-ce à un tel être que nous voulons donner des ordres ?

       Tout le problème vient de là !

Dieu garde Sa parole et veille sur Ses promesses ; Il n’est lié que par ce qui est effectivement sorti de Sa bouche ; Il ne se préoccupe pas des pensées positives, des visualisations et des déclarations prophétiques mensongères.

Penser un seul instant que Dieu changera Ses plans suite à des jeûnes et des prières est une grande séduction.

Si Dieu n’a pas prévu faire quelque chose, nos prières ne peuvent pas l’amener à changer de cap. Si nous avons bien compris le salut par la Grâce, nous saisirons toute la portée des versets suivants :

«Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. » Jean 16.13 

Le chrétien ne doit plus vivre selon les vaines pensées du monde mais selon la pensée de Dieu. Par nous-mêmes, nous ne pouvons discerner les pensées de Dieu ; seul l’Esprit de Dieu peut nous les révéler :

« Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’œil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l'homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment. Dieu nous les a révélées par l'Esprit. Car l'Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l'homme, si ce n'est l'esprit de l'homme qui est en lui? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n'est l'Esprit de Dieu. » I Corinthiens 2.9-11

       Et si vous êtes effectivement baptisés du Saint-Esprit, Il vous révélera les desseins éternels de Dieu à votre endroit, Il vous indiquera la voie à suivre pour jouir des projets de bonheur que Dieu a prévus pour chacune de Ses créatures(Jérémie 29.11 ; Éphésiens 1.3-14). Il vous préservera de l’égarement, du péché (Galates 5.13-25) et des pièges de Satan. Nous devons être attentifs à Sa voix pour espérer sortir victorieux du combat spirituel contre le monde des ténèbres. Faisons-lui confiance, Il ne peut jamais se tromper. Sans lui, impossible de marcher d’une manière agréable à Dieu.

Voilà ce pourquoi,  le Seigneur Jésus-Christ,  avant son ascension a recommandé à Ses disciples, d’attendre le baptême du Saint-Esprit avant d’aller témoigner(Actes 1.4,5  ).

La tendance à contrôler le divin par des rituels ou pratiques religieuses est la source de plusieurs naufrages en Christ. C’est une tendance certes ancienne dans les communautés chrétiennes, cependant elle a pris de l’ampleur avec le ministère de certains télé-évangélistes américains précurseurs du néo-évangélisme dans les années 70.

Le néo-évangélisme par ses enseignements tirés du Nouvel Age a introduit beaucoup d’éléments religieux pernicieux dans le Corps du Christ.

 

                                  Pasteur Dewis HILLAH

vendredi 13 août 2021

La vertu, le bien et le chrétien

 

La vertu, le bien et le chrétien




    La vertu, deuxième étape sur le chemin de la croissance spirituelle (II Pierre 1.5 ), est souvent confondue à tort avec la notion de bien. Cette confusion, depuis les temps anciens, a conduit à de chaudes empoignades entre les philosophes grecs d’abord, puis entre les scolastiques et enfin entre les penseurs de l’époque contemporaine.

La raison réside pour l’essentiel non pas dans la double étymologie du mot vertu, mais dans l’approche profane de leur étude de la nature humaine.

Non ! la nature humaine est totalement corrompue depuis la chute de l’homme dans le Jardin d’Éden (Genèse 3) ; et depuis lors, l’homme est incapable par lui-même du souverain bien :

« L'Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. L'Éternel se repentit d'avoir fait l'homme sur la terre, et il fut affligé en son cœur. » Genèse 6.5,6

C’est aussi ce que l’apôtre Paul exprimait sous l’inspiration divine en déclarant ceci :

« Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair : j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.  Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi.  Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.  Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?... » Romains 7.14-24

L’une des étymologies du vocable vertu, vient du latin virtus qui est dérivé de vir  "homme" et a le sens de « courage physique ou moral, force d’âme, vaillance... ». L’autre vient du grec arétê qui, depuis l’époque socratique, a le sens de « valeur morale ». Dans le Nouveau Testament et suivant les traductions (versions) utilisées, on retrouve l’un ou l’autre sens dans les versets où le mot "vertu" est mentionné. La vertu dans II Pierre 1.5, quant à elle, vient du grec arétê qui, dans le contexte présent et au sens de l’église primitive, est « la disposition habituelle, le comportement permanent, la force avec laquelle l’individu se porte volontairement vers le bien, vers son devoir, se conforme à un idéal moral, religieux, en dépit des obstacles qu’il rencontre... ». La vertu, dira l’autre, « n’est pas un bien, c’est un devoir » ; c’est la norme fondamentale en matière de foi chrétienne. La vertu consiste donc à garder fidèlement les commandements de Dieu. Et comme pour garder fidèlement les commandements de Dieu, il faut marcher par l’Esprit(Galates 5), la vertu pour le chrétien se résume à marcher par le Saint-Esprit de sorte à ne plus accomplir la volonté de la chair.

« Je dis donc : Marchez selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. » Galates 5.16,17

Les œuvres de la chair sont tout le contraire de ce vers quoi tend la vertu : le souverain bien.

Les œuvres de la chair qui sont énumérées dans Galates 5.19-21 savoir : « l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. » ne sont nullement vertueuses et sont même frappées de la condamnation éternelle :

« Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu. » Galates 5.22 

Mais la vertu produit : « l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; », qui sont le résultat de cette constance sans condition à tenir les ordonnances de Dieu sous la conduite du Saint-Esprit. Oui, du Saint-Esprit et toujours du Saint-Esprit ; car Il est le seul qui ait été donné par notre Dieu pour conduire les chrétiens qui ne peuvent sonder Dieu, à éviter les écueils des mondes visible et invisible.

« Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. » Jean 16.13 

Le Saint-Esprit, ne l’oublions pas, est la troisième personne de la Trinité Divine ; Il est donc omniscient. Il ne peut donc se tromper dans ses choix et décisions. Le chrétien qui est attentif à sa voix ne peut s’égarer ; et toutes les révélations et avertissements du Saint-Esprit ou Consolateur sont toujours conformes au logos, c’est-à-dire à la Bible.

La vertu, eu égard, à tout ce qui précède, n’est pas d’essence humaine. Elle ne peut résulter, selon la théologie évangélique, d’un effort intrinsèque de la nature humaine, mais bien d’une action surnaturelle, d’une action divine. Seule la foi en Jésus-Christ peut nous débarrasser de la vieille nature adamique pour nous revêtir de l’Homme Nouveau, c’est-à-dire de la nature de Jésus-Christ qui est portée uniquement vers le bien absolu.

« Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c'est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l'intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur cœur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d'impureté jointe à la cupidité. Mais vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l'avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c'est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l'esprit de votre intelligence, et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. »Éphésiens 4.17-24

«  Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres, et ayant revêtu l'homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l'image de celui qui l'a créé. » Colossiens 3.9,10

Le vieil homme ou homme animal, c’est l’homme naturel qui ne reçoit pas les vérités divines selon que le déclare l’apôtre Paul aux Corinthiens :

« Mais l'homme animal ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c'est spirituellement qu'on en juge. L'homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n'est lui-même jugé par personne. » I Corinthiens 2.14,15

Seule donc la foi en Jésus-Christ peut nous permettre de pratiquer la vertu en ayant à l’esprit qu’il nous arrivera, sur le chemin de l’obéissance aux commandements de Dieu, de trébucher et de tomber(Prov 24.16 ; I Jean 1.8-10). Mais l’essentiel, c’est de nous relever et de continuer la course comme de bons soldats en toute humilité et soumission à l’Esprit de Dieu. La vertu pour les non croyants est un idéal, mais pour nous, disciples de Jésus-Christ, c’est un combat vital à gagner sur le sentier étroit menant à la maturité spirituelle.




Pasteur Dewis HILLAH


Le Bon Combat de la foi

 



Le Bon Combat de la foi

 

 

 


        Le combat de la foi est la lutte que mène le chrétien pour garder sa foi chrétienne jusqu’à la fin de ses jours et pour propager la Bonne Nouvelle du royaume des cieux, en obéissance à la Grande Commission (Mathieu 28.19,20). Ce combat n’est pas un combat contre la chair et le sang (Éphésiens 6.12), c’est-à-dire contre les hommes ; il est plutôt spirituel. C’est un combat contre la chair (la nature adamique inféodée à Satan), le monde et les esprits impurs dont Satan se sert pour amener les enfants de Dieu à se détourner de leur Sauveur, et, par voie de conséquence, à perdre la Vie Éternelle. Le combat de la foi est une réalité difficilement perceptible par ceux du dehors ; mais le véritable enfant de Dieu le vit dans son être intérieur avec intensité. Il sent les blocages, les entraves, les oppressions, les malaises physiques inexplicables, les confusions de pensée, les craintes inexpliquées et les tourments intérieurs. Les esprits excessivement cartésiens ou incrédules émettront immanquablement des réserves et voudront ici trouver des explications rationnelles ou scientifiques. C’est une erreur mortelle qui n’est profitable qu’au monde des ténèbres. Car, Satan sait que si les hommes percevaient clairement qu’il est l’auteur de la majeure partie de leurs problèmes, ils se tourneront immédiatement vers leur Sauveur et trouveront du secours contre ses ruses (Genèse 3.1 ; Éphésiens 6.11). Aussi se déguise-t-il en ange de lumière pour séduire et tromper les hommes qui le prennent pour un messager de Dieu (II Corinthiens 11.14 ; II Thessaloniciens 2.9,10). Même les chrétiens les plus avertis se laissent parfois tromper et séduire. L’imitation est si parfaite que ceux des chrétiens qui se refusent à marcher comme de bons soldats de Christ se retrouvent inévitablement prisonniers et totalement perdus pour la cause de Christ (Mathieu 24.24 ; Actes 5 ; I Timothée 5.14,15 ; II Timothée 4.10 ; Luc 22.1-6). Il est important de savoir que Satan ne craint aucun homme et est très téméraire au point d’aller tenter son Créateur (Jésus-Christ) (Luc 4.1-14) ; il serait donc prétentieux de se croire hors de sa portée. Tous ceux qui se sont complus dans cette folle pensée n’ont même pas eu le temps de voir venir leur déchéance spirituelle. Le Diable est rusé, astucieux et vicieux. Il manipule les hommes avec un art consommé du mensonge et de la tromperie. Satan et ses anges déchus ne sont pas de notre création ; ils nous sont supérieurs en force et en sagesse (II Pierre 2.11). Il nous faut donc veiller et prier comme nous l’a demandé le Seigneur dans Marc 14.38 :

« Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation ; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible. »

Mais aussi résister avec toutes les armes que Dieu nous a données (Éphésiens 6.11) pour faire fuir le Diable :

«  Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous. »Jacques 4.7 

Certains objecteront que nous avons à combattre contre un ennemi déjà vaincu pour nous par le Seigneur Jésus-Christ à la croix, et que, de surcroît, notre Sauveur et Dieu nous a définitivement donné «le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi, et rien ne pourra nous nuire.» Ils sont entièrement dans la vérité. Cependant, Satan sait que « Dieu n'exauce point les pécheurs ; mais, si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, c'est celui-là qu'il exauce. »Jean 9.31

Satan sait aussi que « Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement... » I Jean 3.8

Satan comprend très bien qu’un enfant de Dieu peut faire naufrage par rapport à la foi et que la marche dans le péché le privera de son héritage céleste (Hébreux 6.4-6 ; Hébreux 10.26-29 ; Hébreux 12.15-17 ; Galates 5.19-21 ; II Pierre 2 ) :


« Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront point le royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n'hériteront le royaume de Dieu. » I Corinthiens 6.9,10

Il mettra donc tout en œuvre pour vous éloigner de la sainteté et de l’obéissance à Dieu. Au besoin, il vous donnera une fausse assurance en vous enseignant que le salut est éternel et inconditionnel, c’est-à-dire que la marche dans le péché volontaire n’a aucune espèce d’ incidence sur le salut du chrétien né de nouveau. C’est la doctrine de la sécurité éternelle inconditionnelle du chrétien. C’est son chef d’œuvre pour s’assurer que vous ne serez plus très regardants vis-à-vis du péché. De la sorte vous serez méprisants envers toute exhortation à marcher dans la sanctification comme le recommandait le Saint-Esprit aux chrétiens d’origine juive dans Hébreux 12.14 :

«Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. »  

La marche dans la foi chrétienne n’est pas une promenade de santé, mais une véritable guerre dans laquelle le Seigneur enrôle chaque chrétien comme soldat (II Timothée 2.3,4). C’est la raison pour laquelle l’exhortation à mener le bon combat de la foi est mentionnée plusieurs fois dans les épîtres. Le bon combat de la foi, c’est le combat spirituel au sens large. Il embrasse tous les domaines de la vie chrétienne :

-La nouvelle naissance ;

-La marche dans la sainteté ;

-Le discipulat  ou le discipolat :

-La croissance spirituelle ;

-Les dons spirituels ;

-L’appel au ministère ;

-L’évangélisation ;

-L’implantation des églises ;

-La direction spirituelle des églises ;

-la surveillance de la croissance des nouveau-convertis ;

-L’édification des membres de l’Église ;

-La vie des hommes de Dieu ;

-La dénonciation des œuvres des ténèbres (Éphésiens 5.11) ;

-L’exposition des faux prophètes et docteurs ( Jude 1, 3-4) ;

-Le combat contre les fausses doctrines ;

-La prière ;

-Le jeûne ;

-La louange ;

-L’enseignement ;

-La prédication ;

-Le mariage ;

-Le foyer chrétien ;

-L’éducation des enfants ;

-Les relations avec les non croyants ;

-La prière pour les autorités politico-administratives ...

Tous ces domaines sont l’objet d’attaques violentes de la part de Satan qui, connaissant bien la nature humaine, sait où, quand et comment frapper pour que cela fasse très mal.

Fort heureusement, le Seigneur nous a laissé le Saint-Esprit pour nous conduire dans toute la vérité (Jean 16.13). Par le Saint-Esprit, certains des dons spirituels (I Corinthiens 12) sont donnés aux membres de l’Église pour démasquer les ruses du Diable :

-La parole de connaissance ;

-La parole de sagesse ;

-La prophétie ;

-La foi ;

-Le discernement des esprits ;

-La diversité des langues ;

-L’interprétation des langues.

Les chrétiens n’ont pas le choix : il leur faut mener le bon combat de la foi ; c’est une obligation vitale. C’est ce que le Seigneur disait pendant son ministère terrestre, par ces mots :

«Depuis le temps de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s'en emparent. » Mathieu 11.12 

Il ne s’agit nullement de violence contre les autres, et encore moins de violence physique. Il s’agit de violence contre soi-même dans tout ce qui touche au péché, dans tout ce qui est contraire aux commandements de Dieu(Marc 8.34 ; Luc 14.33 ; Mathieu 10). Il s’agit de résister farouchement contre les ruses du Diable. Il s’agit de comprendre et de supporter les persécutions comme étant un comportement normal de la part des enfants du Diable (Jean 15.18-25 ; Jean 16.1-3).

Pour sortir victorieux du bon combat de la foi, il nous faut trois choses (I Corinthiens 13.13) :

-La foi ;

-L’espérance ;

-L’amour du prochain.

La foi en Dieu est le socle sur lequel repose ce combat spirituel. Sans la foi en Jésus-Christ, nous ne pouvons être sanctifiés ; et n’étant pas sanctifiés, nous ne pouvons pas être exaucés. C’est aussi par la foi que nous saisissons les promesses de Dieu pour renverser les œuvres du monde des ténèbres et lier les esprits impurs (Hébreux 11.1 ; Romains 4.16-22 ; Romains 3.22, 26 ; Romains 5.1).

L’espérance nous donne du zèle et de la persévérance dans l’obéissance, car nos yeux sont fixés sur la récompense céleste (Romains 5.5 ; Romains 12.12 ; Romains 15.4,13).

L’amour du prochain nous garde de toute haine préjudiciable à notre relation avec Dieu(Romains 13.9 ; I Jean 4.7,8).

Le Diable, appelé Satan ou encore le serpent ancien (Apocalypse 12.9), se sert de la propre chair du chrétien qu’il veut détruire, du monde et des esprits à son service pour lui faire une guerre sans merci. Le chrétien né de nouveau doit combattre simultanément sur ces trois fronts.



Pasteur Dewis HILLAH