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vendredi 29 mars 2013

LA DOCTRINE DU PURGATOIRE EST-ELLE BIBLIQUE ?


Le purgatoire était inconnu au Ve siècle, comme le montrent ces paroles de "saint Augustin" lui-même :
 « Lorsque l'âme est séparée du corps, elle est à l'instant placée en paradis à cause des bonnes œuvres ou précipitée en enfer pour ses péchés. »1
 « Il n'existe point de lieu mitoyen, dit-il encore ; celui qui n'habite point avec Jésus-Christ ne peut être ailleurs qu'avec le diable. »
 Il était réservé au pape Grégoire  le Grand, à la fin du Ve siècle, de poser le premier fondement de cette prison des âmes qui s'appelle le purgatoire. Il composa à ce sujet un livre rempli des contes les plus absurdes.
      Cependant, la doctrine du soulagement des morts par les prières et l'argent des vivants ne fut introduite dans le culte public qu'en 998, sous les papes Jean XVII et Grégoire V  ; et la fête des morts, approuvée par  le Saint-Siège en 1001, fut dès lors régulièrement célébrée dans l'Église. En 1563 seulement dans la dernière session, le concile de Trente rendit enfin un décret faisant du purgatoire un article de foi imposé à tous les fidèles catholiques romains.

       On peut dire en toute vérité que le Nouveau Testament tout entier n'est qu'une longue condamnation de la doctrine du purgatoire. Si quelqu'un avait besoin d'être purifié, c'est bien le brigand sur la croix. Or, Jésus lui dit :

 « Aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis. » (Luc 23. 43).

Remarquez, d'ailleurs, qu'au sujet de la vie à venir, l'Évangile ne fait jamais mention que d'un lieu de bonheur et d'un lieu de malheur, d'un paradis et d'un enfer2 ; jamais il ne parle d'un lieu intermédiaire, excluant ainsi toute idée même  de purgatoire.

Cette observation suffirait, à la rigueur, pour montrer comment ce dogme est en opposition absolue avec tout l'enseignement  du Christ. Mais il y a  plus : une telle croyance est une injure sanglante à l'amour de Dieu, comme aux mérites mêmes du Sauveur.

Quoi ! Le Dieu plein de miséricorde qui a donné Son Fils au monde et qui offre Sa grâce aux plus grands pécheurs, nous  dirait : Je te pardonne, mais, en attendant, tu vas passer des centaines d'années peut-être dans les flammes du purgatoire ? Ne serait-ce pas, de sa part, une indigne et cruelle dérision ? Quoi ! Jésus-Christ a porté nos péchés sur la croix, il a tout accompli, « il est pour nous justice, sanctification et rédemption »( 1 Cor.1, 30), et l'on vient nous dire que son sacrifice n'est pas parfait, qu'il faut y ajouter les souffrances inouïes du purgatoire ! …
« Le sang du Christ, nous purifie de tout péché », et, en face de cette parole de l'apôtre Jean, on ose soutenir que c'est nous qui devons nous purifier dans les flammes ! N'est-ce pas  là fouler aux pieds l'Évangile, outrager odieusement le divin crucifié et déclarer Dieu cruel et menteur dans toutes ses promesses ?

On ne peut songer sans indignation à toutes les iniquités qu'enfante chaque jour le purgatoire. Il fait de Dieu, un Dieu d'argent, favorable aux riches et sans aucun égard pour les pauvres. Vous avez perdu quelque membre de votre famille. Le  prêtre vous dit naturellement qu'il est en purgatoire et qu'il faut des messes pour l'en tirer. Oui, mais les messes se payent. Vous êtes riche, vous versez l'argent, et les messes se multiplient et l'âme du défunt est tirée des flammes. Mais voilà un pauvre qui est aussi dans le deuil. Il voudrait également faire dire des messes pour le repos des siens. Malheureusement, il n'a pas d'argent. Or, pas d'argent, pas d'âme arrachée aux tourments infinis du purgatoire. Ainsi, parce que je ne puis pas payer le prêtre d'une Église qui a établi un tarif pour les grâces de Dieu et qui en trafique je n'obtiendrai rien du Seigneur ? Les âmes de mes bien-aimés resteront indéfiniment dans ces terribles flammes ? Je vous le demande, si une telle énormité pouvait s'accomplir, où serait la justice de Dieu ? Où serait Son amour et Sa compassion ? C'est pourtant la monstruosité qu'on nous enseigne _ et qu'on pratique, _ depuis que l'Église a trouvé cette mine d'or du purgatoire qui fait couler le Pactole dans son sein, mais qui couvre d'opprobre toute l'œuvre de Jésus-Christ.
                  (Vie et Liberté)
1. Cette citation n'est pas pour autant tenue pour conforme à la Bible. En effet, on n'entre pas au Paradis grâce aux bonnes œuvres.

2. Luc 16.19-31 et plus tard la géhenne (étang ardent de feu et de souffre).

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