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vendredi 22 février 2013

LA RESTITUTION

Extrait de "Naître, Croître et Marcher en Jésus-Christ  -  Tome II"

Dewis HILLAH


CHAPITRE IV : LA RESTITUTION


      Le vocable ''restitution'' est le nom issu du verbe ''restituer'' qui dans son sens premier est l'action de retourner au véritable propriétaire un objet, un être ou un bien précédemment volé ou arraché.
      C'est sous ce sens que le mot ''restitution'' est utilisé en théologie.
La restitution est donc l'action de retourner ou de rendre une chose, une bête ou une personne volée, arrachée ou illégalement acquise, à son véritable propriétaire. La chose à rendre peut être un droit, l'honneur, le respect, le produit de la fraude, l'argent de la contrebande, la dignité, un avantage ; et la personne à restituer un enfant, une femme d'autrui, un mari d'autrui, le serviteur d'autrui, une personne captive.
      La restitution dans un sens plus précis est l'action qui consiste à :
- Remettre ce qu'on a trouvé ou ramassé à son propriétaire ;
- Retourner ou rembourser les bêtes volées ;
- Retourner ou rembourser les choses volées ;
- Restaurer l'honneur ou la dignité de ceux qu'on a outragés ou dénigrés ;
- Retourner à l'État l'argent obtenu grâce à la fraude, la corruption, les rackets et la contrebande ;
- Rendre la femme ou le mari ou le serviteur d'autrui ;
- Relâcher une personne séquestrée ou réduite à la servitude ;
- Réparer les torts faits à autrui ;
- Rembourser l'argent emprunté ou obtenu malhonnêtement (escroquerie, captation d'héritage, racket...).

     De nombreux passages bibliques fondent l'enseignement sur la restitution.
     Sous la loi, les ordonnances relatives à la restitution étaient inscrites parmi les lois civiles et morales. Ces ordonnances étaient destinées à réprimer un certain nombre de manœuvres frauduleuses ou délictueuses telles que :
- Le vol (Exode 22. 1, 4 ; 7-9 ; Lév. 5. 20-26 ; Nombres 5. 5-8) ;
- Le mensonge (Lév. 5. 1, 5 ; Lév. 5. 20-26) ;
- Le tort fait à autrui (Exode 22. 5 ; Exode 22. 16, 17) ;
- La mauvaise gestion du bien d'autrui (Exode 22. 10-12, 14) ;
- Le non-paiement de la dîme et des offrandes ;
- Le non-respect des vœux (nombres 30. 3 ; Ecclésiaste 5. 1-6 ; Deut. 23. 21-23) ;
- Le détournement ou le mauvais usage des choses consacrées à l'Éternel (biens, argent...) (Lévitique 5. 14-16 ; Lévitique 22. 14) ;
- L'appropriation illégale d'une chose trouvée (Lévitique 5. 20-26) ;
- Les faux serments (Lévitique 5. 20-26).

Toutes ces ordonnances sont assez explicites pour celui qui cherche à obéir à Dieu. Tout le temps où elles ont été rigoureusement appliquées, la bénédiction de Dieu n'a pas fait défaut à Israël. Mais lorsqu'ils se sont avisés de les violer, ils connurent la colère de Dieu (Jérémie 7 ; Amos 2 ; Amos 3 ; Amos 8. 1-8)

     Sous la Nouvelle Alliance, ces ordonnances n'ont pas été abrogées ; loin de là. Elles ont été seulement dépouillées de tout ce qui au regard du sacrifice expiatoire du Seigneur Jésus-Christ  à la croix est élément charnel (Hébreux 9. 9, 10). Leur observation rigoureuse est absolument nécessaire. Nous pouvons toujours nous laisser instruire par les manifestations de la repentance de Zachée dans Luc 19 :

Luc 19. 1-9 : « Jésus, étant entré dans Jéricho, traversait la ville. Et voici, un homme riche, appelé Zachée, chef des publicains, cherchait à voir qui était Jésus ; mais il ne pouvait y parvenir, à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut en avant, et monta sur un sycomore pour le voir, parce qu'Il devait passer par là. Lorsque Jésus fut arrivé à cet endroit, Il leva les yeux et lui dit : Zachée, hâte-toi de descendre ; car il faut que Je demeure aujourd'hui dans ta maison. Zachée se hâta de descendre, et Le reçut avec joie.
Voyant cela, tous murmuraient, et disaient : Il est allé loger chez un homme pécheur. Mais Zachée, se tenant devant le Seigneur, lui dit : Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et, si j'ai fait tort de quelque chose à quelqu'un, je lui rends le quadruple. Jésus lui dit : Le salut est entré aujourd'hui dans cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d'Abraham.»

Sous la Nouvelle Alliance, que devons-nous restituer ?
Nous devons restituer : 

  • 1. Les objets volés
      Nous devons les rapporter au propriétaire. Sous la loi, on ajoutait à la chose volée ou soustraite par fraude 1/5 de sa valeur (Lévitique 5. 20-24). Zachée, qui lors de son salut était encore sous la loi, a promis retourner quatre fois la valeur de la chose soustraite par fraude ou volée. Pour nous qui sommes sous la grâce, ne devons-nous pas faire mieux ? Que chacun se laisse guider par le Seigneur lors des restitutions. Il faut classer aussi parmi les choses volées :

  • a. Les choses perdues que nous avons ramassées et gardées sans chercher à les retourner aux véritables propriétaires (Lévitique 5. 20, 21) ;
  • b. Le produit de l'escroquerie et des rackets (Luc 3. 12-14 ;1 Thessaloniciens 4. 3-8 ;  Luc 19. 8) ;
  • c. La sous-facturation et la sur-facturation ;
  • d. Le produit de la contrebande (Romains 13. 7, 8) ;
  • e. Le fruit de la fraude fiscale et douanière (impôts ou frais de douane non payés ou réduits illégalement) Matthieu 17. 24-27 ; Matthieu 22. 15-22 ; Romains 13. 7) ;
  • f. Les fournitures, matériels et mobiliers de bureau détournés de leurs usages réguliers ;
  • g. L'usage irrégulier du téléphone, de l'électricité, de la voiture du service ou de la résidence allouée occasionnant ainsi de faux frais ;
  • h. Les dîmes et les offrandes ;
  • i.  Les choses immatérielles indûment utilisées :
  •   - Les faux titres universitaires ;
  •   - Les faux titres nobiliaires ;
  •   - Les faux renseignements matrimoniaux ;
  •   - Les faux noms et prénoms.
  • j. Les faux papiers :
  •   - Les fausses pièces d'identité ;
  •   - Les faux passeports ;
  •   - Les fausses pièces d'état civil : acte de naissance ; jugement supplétif ; acte de mariage ;
  •   - Les faux diplômes.
  • k. L'honneur d'une personne ;

     Il nous faut absolument restaurer la réputation de celui que nous avons sali, dénigré, calomnié ou diffamé. Car par cet acte nous lui volons son honneur, sa réputation ; nous l'exposons au mépris à tort. Le mensonge sur le compte d'autrui est un acte d'une très grande méchanceté. Ceux qui, ayant cru à la diffamation, la colporteront nuisant ainsi continuellement à l'innocent. Cette mauvaise réputation qui lui est faite éloignera de lui la confiance, la considération de ses semblables ; ce qui l'affectera sur le plan moral, financier, social, matrimonial et professionnel.
Qui ira vers un prédicateur taxé de magicien ou d'escroc ?
Qui ira inscrire son enfant dans un établissement réputé à tort former au rabais ses élèves ?
Qui acceptera épouser une jeune fille honnête taxée à tort d'être une prostituée ?
Qui acceptera se faire soigner par un médecin taxé d'être  incompétent ?
Qu'on se le dise, la destruction de la réputation d'un individu au moyen de la calomnie, de la diffamation ou du dénigrement est un crime extrêmement grave.
De nombreux foyers, de nombreuses carrières, de nombreux projets de mariage, de nombreux projets d'affaires, de nombreuses amitiés et familles, de nombreux postes ou emplois ont été détruits par le vol de l'honneur d'une personne.
Il faut donc faire l'effort de rectifier ce qui a été déclaré mensongèrement sur le compte d'une personne. Au besoin il faut aller à la radio ou à la télévision afin d'informer le maximum et ainsi arrêter vigoureusement la propagation du faux témoignage, de la fausse nouvelle ou de la calomnie.
Bien entendu nous devons aller demander pardon à celui à qui le tort a été fait.

  • l. La dignité d'une personne.

      2. Les bêtes volées
      Sous la loi la question se réglait d'une manière particulière.
Exode 22. 1-4 : « Si un homme dérobe un bœuf ou un agneau, et qu'il l'égorge ou le vende, il restituera cinq bœufs pour le bœuf et quatre agneaux pour l'agneau. Si le voleur est surpris dérobant avec effraction, et qu'il soit frappé et meure, on ne sera point coupable de meurtre envers lui ; mais si le soleil est levé, on sera coupable de meurtre envers lui. Il fera restitution ; s'il n'a rien, il sera vendu pour son vol ; si ce qu'il a dérobé, bœuf, âne, ou agneau, se trouve encore vivant entre ses mains, il fera une restitution au double. »

Aujourd'hui, sous la grâce, chacun devra agir de telle sorte que cette espèce de restitution glorifie le Seigneur Jésus-Christ. Ce qui importe, c'est que la restitution des bêtes volées soit faite de manière à dédommager réellement la victime c'est-à-dire celui au préjudice de qui le vol s'est opéré. Si vous avez volé et vendu il y a cinq ans une chèvre, pensez au nombre de chevreaux qu'elle aurait donnés depuis lors et tenez-en compte lors de votre restitution. S'il s'agit d'un bouc, tenez compte de son âge. Vous n'irez pas remettre en guise de restitution un bouc de 2 ans à la place d'un bouc de 5 ou 7 ans. En règle générale, Dieu intervient pour apaiser le cœur de ceux qui ont été volés ; ils peuvent bien vous faire une remise ou tout  au moins alléger le  fardeau de la restitution. Ne soyez pas effrayé, Dieu interviendra en votre faveur. Souvenez-vous de Proverbes 16. 7 :

« Quand l'Éternel approuve les voies d'un homme, Il dispose favorablement à son égard même ses ennemis. »

      3. Les personnes arrachées, volées ou séquestrées

      L'enlèvement ou la séquestration d'un enfant d'Israël par un autre pour quelque mobile que ce soit était puni de mort sous la loi :
Exode 21. 16 : « Celui qui dérobera un homme, et qui l'aura vendu ou retenu entre ses mains, sera puni de mort. »  

Et encore

Deutéronome 24. 7 : « Si l'on trouve un homme qui ait dérobé l'un de ses frères, l'un des enfants d'Israël, qui en ait fait son esclave ou qui l'ait vendu, ce voleur sera puni de mort. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi. »

Le même sort était réservé à celui qui arrachait une femme à son mari :
Lévitique 20. 10 : « Si un homme commet adultère avec une femme mariée, s'il commet adultère avec la femme de son prochain, l'homme et la femme adultères seront punis de mort. »

Deutéronome 22. 22 : « Si l'on trouve un homme couché avec une femme mariée, ils mourront tous deux, l'homme qui a couché avec la femme, et la femme aussi. Tu ôteras ainsi le mal du milieu d'Israël. »

Car sous la loi, une femme est liée à son mari tant que celui-ci était en vie (Romains 7. 1-3). Elle ne retrouve sa liberté que si son mari mourrait ou s'il la répudiait en lui donnant une lettre de divorce (Deutéronome 24. 1-4).

     Sous la grâce, une femme est liée à son mari tant que ce dernier vit, et un homme est lié à sa femme tant que cette dernière est en vie ; le divorce est exclu :
Marc 10. 1-12 : « Jésus, étant parti de là, se rendit dans le territoire de la Judée au delà du Jourdain. La foule s'assembla de nouveau près de Lui, et, selon Sa coutume, Il se mit encore à l'enseigner. Les pharisiens L'abordèrent ; et, pour L’éprouver, ils Lui demandèrent s'il est permis à un homme de répudier sa femme. Il leur répondit : Que vous a prescrit Moïse ? Moïse, dirent-ils, a permis d'écrire une lettre de divorce et de répudier. Et Jésus leur dit : C'est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a donné ce précepte. Mais au commencement de la création, Dieu fit l'homme et la femme ; c'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et  les deux deviendront une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. Lorsqu'ils furent dans la maison, les disciples L'interrogèrent encore là-dessus. Il leur dit : Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard ; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère. » 

Si donc deux personnes célibataires, de sexes opposés, n'ayant jamais contracté auparavant un mariage licite se lient au vu et au su de tous par un mariage traditionnel, religieux, ou légal, elles ne peuvent plus se remarier tant que l'autre conjoint est en vie. Elles ne doivent point divorcer ; le divorce que prononcera même un tribunal moderne n'aura aucune valeur. Pour Dieu, elles sont liées à vie. C'est vrai que la chose en était tout autre sous la loi. Non seulement le divorce était permis mais la polygynie (le fait d'avoir plusieurs femmes à la fois) était aussi permise. C'est avec un certain étonnement mêlé de gêne qu'on lit dans 1 Rois au verset du chapitre 11 que Salomon a eu sept cents (700) princesses pour femmes et trois cents (300) concubines.
      Mais Dieu a toujours manifesté sa haine de la répudiation de la première et vraie femme :


Malachie 2. 13-16 : « Voici encore ce que vous faites :
Vous couvrez de larmes l'autel de l'Éternel, de pleurs et de gémissements, en sorte qu'Il n'a plus égard aux offrandes et qu'Il ne peut rien agréer de vos mains. Et vous dites : Pourquoi ?...    Parce que l'Éternel a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse, à laquelle tu es infidèle, bien qu'elle soit ta  compagne et la femme de ton alliance. Nul n'a fait cela, avec un reste de bon sens. Un seul l'a fait, et pourquoi ? Parce qu'il cherchait la postérité que Dieu lui avait promise. Prenez donc garde en votre esprit, et qu'aucun ne soit infidèle à la femme de sa jeunesse ! Car Je hais la répudiation, dit l'Éternel le Dieu d'Israël, et celui qui couvre de violence son vêtement, dit l'Éternel des armées. Prenez donc garde en votre esprit, et ne soyez pas infidèles !» 

     Jamais Dieu n'a invité les Israélites à répudier leurs femmes au gré de leurs humeurs. C'est à cause de la méchanceté de leurs cœurs qu'Il permit la répudiation. Cependant, il faut savoir que l'initiative du divorce ne venait pas de la femme sauf dans certaines conditions s'il s'agit d'une esclave (Exode 21. 7-11, 26, 27). Cette liberté donnée par la loi à la femme esclave de quitter son mari en cas de mauvais traitement procède de la volonté du Très-Haut de les protéger contre les abus qui ne manqueront pas de surgir çà et là dans cette société polygynique (ou polygamique). Il ne faut donc plus s'appuyer sur ces ordonnances de la loi pour  justifier le divorce de nos jours. Le Seigneur Jésus-Christ, notre créateur au côté du Père et du Saint-Esprit (Colossiens 1. 12-20) l’a clairement interdit dans le Nouveau Testament :
Marc 10. 9 : « Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. » 
et
1 Corinthiens 7.  10, 11 : « A ceux qui sont mariés, j'ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari (si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier ou qu'elle se réconcilie avec son mari), et que le mari ne répudie point sa femme. » 

 Cependant si l'un des deux conjoints s'était régulièrement marié auparavant, les deux partenaires ne sont pas mariés aux yeux de Dieu ; ils sont dans l'adultère. Ils doivent se séparer.
      Il est mauvais d'arracher une femme à son mari ; c'est du vol. C'est un acte illégal. C'est blesser l'autre profondément dans sa dignité. C'est briser son bonheur ; c'est lui faire un très grand tort ; c'est violer son droit. Voilà ce pourquoi Dieu avait ordonné de tuer systématiquement ceux qui couchaient avec la femme d'autrui pendant que cette dernière était  à son mari. Si même le mari de celle que vous avez arrachée s'est remarié ou ne veut plus reprendre avec elle, vous devez quand même vous séparer de la femme d'autrui. Priez beaucoup, jeûnez beaucoup, et Dieu fera le reste. Il saura toucher les cœurs pour qu'il y ait pardon. N'agissez pas à la légère ; faites-vous assister par un authentique serviteur de Dieu. Si vous êtes vraiment sincère, n'allez pas vers ceux qui vous diront de persévérer dans le péché. Vous m'avez compris à demi-mot.
      Sachez-le bien, bien-aimés dans le Seigneur, qu'un arracheur de femme d'autrui, qu'un homme de cette espèce ne peut prospérer. Dieu veillera à lui causer les pires ennuis du monde. Deux rois l'ont fait en toute bonne foi ; néanmoins Dieu avait réagi avec une pleine vigueur :

Genèse 12. 10-20 : «Il y eut famine dans le pays ; et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine était grande dans le pays. Comme il était près d'entrer en Égypte, il dit à Saraï, sa femme : Voici, je sais que tu es une femme belle de figure. Quand les Égyptiens te verront, ils diront : C'est sa femme ! Et ils me tueront, et te laisseront la vie. Dis, je te prie, que tu es ma sœur, afin que je sois bien traité à cause de toi, et que mon âme vive grâce à toi. Lorsqu'Abram fut arrivé en Égypte, les Égyptiens virent que la femme était fort belle. Les grands de Pharaon la virent aussi, et la vantèrent à Pharaon ; et la femme fut emmenée, dans la maison de Pharaon. Il traita bien Abram à cause d'elle ; et Abram reçut des brebis, des bœufs, des ânes, des serviteurs et des servantes, des ânesses et des chameaux. Mais l'Éternel frappa de grandes plaies Pharaon et sa maison, au sujet de Saraï femme d'Abram. Alors Pharaon appela Abram, et dit : Qu'est-ce tu m'as fait ? Pourquoi ne m'as-tu pas déclaré que c'est ta femme ? Pourquoi as-tu dit : C'est ma sœur ? Aussi l'ai-je prise pour ma femme. Maintenant, voici ta femme, prends-la, et va-t'en ! Et pharaon donna ordre à ses gens de le renvoyer lui et sa femme, avec tout ce qui lui appartenait. » 

Genèse 20. 1-9 : « Abraham partit de là pour la contrée du midi ; il s'établit entre kadès et Schur, et fit un séjour à Guérar. Abraham disait de Sara, sa femme : C'est ma sœur.  Abimélec, roi de Guérar, fit enlever Sara. Alors Dieu apparut en songe à Abimélec pendant la nuit, et lui dit : Voici, tu vas mourir à cause de la femme que tu as enlevée, car elle a un mari. Abimélec, qui ne s'était point approché d'elle répondit : Seigneur, ferais-tu périr même une nation juste ? Ne m'a-t-il pas dit : C'est ma sœur ? et elle-même n'a-t-elle pas dit : C'est mon frère ? J'ai agi avec un cœur pur et avec des mains innocentes. Dieu lui dit en songe : Je sais que tu as agi avec un cœur pur : aussi t'ai-Je empêché de pécher contre moi. C'est pourquoi Je n'ai pas permis que tu la touchasses. Maintenant, rends la femme de cet homme ; car il est prophète, il priera pour toi, et tu vivras. Mais, si tu ne la rends pas, sache que tu mourras, toi et tout ce qui t'appartient.
Abimélec se leva de bon matin, il appela tous ses serviteurs, et leur rapporta toutes ces choses ; et ces gens furent saisis d'une grande frayeur. Abimélec appela aussi Abraham, et lui dit : Qu'est-ce que tu nous a fait ? Et en quoi t'ai-je offensé, que tu aies fait venir sur moi et sur mon royaume un si grand péché ? Tu as commis à mon égard des actes qui ne doivent pas se commettre.» 

Faites donc une restitution sans délai de la femme d'autrui. Dès cet instant, ne la touchez plus. Ne considérez pas ses pleurs ; vous êtes dans le droit chemin. Faites-le pour son propre bien. Autrement, ni elle, ni vous n'irez au ciel. Réfléchissez bien. Tout ce  qui est fait hors de la volonté de Dieu finit toujours par causer un dommage éternel :

Galates 6. 7, 8 : «  Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l'Esprit moissonnera de l'Esprit la vie éternelle. »

Or, les œuvres de la chair sont manifestes :
Galates 5. 19-21 : « Ce sont l'adultère, l’impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, les meurtres, l'ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. »

Permettez-moi pour clore ce point précis de notre étude de citer 1 Corinthiens 7. 39a et b : « Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant ; mais si le mari meurt, elle est libre de se marier à qui elle veut ».

     Quant aux polygames, ils savent ce qui leur reste à faire :
Garder celle qui, dans le lot, est véritablement la première femme, et se séparer des autres.
Il faut agir avec tact,  avec discrétion, avec sagesse. Il ne faut pas jeter à  la rue et concubines et enfants.  Il faut les loger ailleurs et pourvoir à leurs entretiens. Si vous aviez les moyens de le faire avant, débrouillez-vous pour continuer par le faire jusqu'à ce que ces femmes illégitimes trouvent chez qui se caser.
Agir de la sorte n'est pas inhumain ;  c'est plutôt un trait de grande sagesse : Ne laissez pas les mauvais chrétiens ou non-croyants vous influencer. Au demeurant, que peuvent-ils vous apprendre dans ce domaine ? Bien avant nous, des Juifs qui avaient désobéis à Dieu en prenant des femmes étrangères agirent de la sorte,  afin de se mettre en règle :

Esdras 9. 1-6, 10-15 : «Après que cela fut terminé, les chefs s'approchèrent de moi, en disant : Le peuple d'Israël, les sacrificateurs et les lévites, ne se sont point séparés des peuples de ces pays, et ils imitent leurs abominations, celles des Cananéens, des Héthiens, des Phérésiens, des Jébusiens, des Amonites, des Moabites, des Égyptiens et des Amoréens. Car ils ont pris de leurs filles pour eux et pour leurs fils, et ont mêlé la race sainte avec les peuples de ces pays ; et les chefs et les magistrats ont été les premiers à commettre ce péché.
Lorsque j'entendis cela, je déchirai mes vêtements et mon manteau, je m'arrachai les cheveux de la tête et les poils de la barbe, et je m'assis désolé. Auprès de moi s'assemblèrent tous ceux que faisaient trembler les paroles du Dieu d'Israël, à cause du péché des fils de la captivité ; et moi, je restai assis et désolé jusqu'à l'offrande du soir. Puis au moment de l'offrande du soir, je me levai du sein de mon humiliation, avec mes vêtements et mon manteau déchirés, je tombai à genoux, j'étendis les mains vers l'Éternel, mon Dieu, et je dis :
Mon Dieu, je suis dans la confusion, et j'ai honte, ô mon Dieu, de lever ma face vers Toi ; car nos iniquités se sont multipliées par-dessus nos têtes, et nos fautes ont atteint jusqu'aux cieux...
Maintenant que dirons-nous après cela, ô notre Dieu ? Car nous avons abandonné Tes commandements, que Tu nous avais prescrits par Tes serviteurs les prophètes,  en disant : Le pays dans lequel vous entrez pour le posséder est un pays souillé par les impuretés des peuples de ces contrées, par les abominations dont ils l'ont rempli d'un bout à l'autre avec leurs impuretés ; ne donnez donc point vos filles à leurs fils et ne prenez point leurs filles pour vos fils, et n'ayez jamais souci ni de leur prospérité ni de leur bien-être, et ainsi vous deviendrez forts, vous mangerez les meilleures productions du pays, et vous les laisserez pour toujours en héritage à vos fils. Après tout ce qui nous est arrivé à cause des mauvaises actions et des grandes fautes que nous avons commises, quoique tu ne nous aies pas, ô notre Dieu, punis en proportion de nos iniquités, et maintenant que tu nous a conservé ces réchappés, recommencerions-nous à violer Tes commandements et à nous allier avec ces peuples abominables ? Ta colère n'éclaterait-elle pas contre nous jusqu'à nous détruire, sans laisser ni reste ni réchappés ? Éternel, Dieu d'Israël, Tu es juste, car nous sommes aujourd'hui un reste de réchappés. Nous voici devant Toi comme des coupables, et nous ne saurions ainsi subsister devant Ta face.» 


Esdras 10. 1-12 ; 18-19 : « Pendant qu'Esdras, pleurant et prosterné devant la maison de Dieu, faisait cette prière et cette confession, il s'était rassemblé auprès de lui une foule très nombreuse de gens d'Israël, hommes, femmes et enfants, et le peuple répandait d'abondantes larmes.
Alors Schecania, fils de Jehiel, d'entre les fils d'Elam, prit la parole et dit à Esdras : Nous avons péché contre notre Dieu, en nous alliant à des femmes étrangères qui appartiennent aux peuples du pays. Mais Israël ne reste pas pour cela sans espérance. Faisons maintenant une alliance avec notre Dieu pour le renvoi de toutes ces femmes et de leurs enfants, selon l'avis de mon seigneur et de ceux qui tremblent devant les commandements de notre Dieu. Et que l'on agisse d'après la loi. Lève-toi, car cette affaire te regarde. Nous serons avec toi. Prends courage et agis.
Esdras se leva, et il fit jurer aux chefs des sacrificateurs, des lévites, et de tout Israël, de faire ce qui venait d'être dit. Et ils le jurèrent. Puis Esdras se retira de devant la maison de Dieu, et il alla dans la chambre de Jchanan, fils d'Eliaschib ; quand il y fut entré, il ne mangea point de pain et il ne but point d'eau, parce qu'il était dans la désolation à cause du péché des fils de la captivité
On publia dans Juda et à Jérusalem que tous les fils de la captivité eussent à se réunir à Jérusalem, et que, d'après l'avis des chefs et des anciens, quiconque n'y serait pas rendu dans trois jours aurait tous ses biens confisqués et serait lui-même exclu de l'assemblée des fils de la captivité. Tous les hommes de Juda et de Benjamin se rassemblèrent à Jérusalem dans les trois jours. C'était le vingtième jour du neuvième mois. Tout le peuple se tenait sur la place de la maison de Dieu, tremblant à cause de la circonstance et par la suite de la pluie. Esdras, le sacrificateur, se leva et leur dit : Vous avez péché en vous alliant à des femmes étrangères, et vous avez rendu Israël encore plus coupable. Confessez maintenant votre faute à l'Éternel, le Dieu de vos pères, et faites Sa volonté ! Séparez-vous des peuples du pays et des femmes étrangères.
Toute l'assemblée répondit d'une voix haute : À nous de faire  comme tu l'as dit ! ...
Parmi les fils de sacrificateurs, il s'en trouva qui s'étaient alliés à des femmes étrangères : des fils de Josué, fils de Jotsadak, et de ses frères, Maaséja, Eliezer ; Jarib et Guedalia, qui s'engagèrent en donnant la main, à renvoyer leurs femmes et à offrir un bélier en sacrifice de culpabilité ; »

Ce n'est donc pas de la sauvagerie que d'agir de la sorte ; bien au contraire, c'est un acte de profond amour. Car celui qui mourra en état d'adultère n'ira pas au ciel :

1 Corinthiens 6. 9-10 : « Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n'hériteront le royaume de Dieu. »
                                                                         
      Il en est de même de la femme qui a arraché le mari d'autrui ou qui est parti jeter la discorde dans un foyer régulièrement fondé en devenant la 2e, 3e ou énième épouse d'un homme que Dieu a déjà uni à une autre. Elle doit faire ses bagages au plus vite en prenant soin de laisser, d'abandonner tous les avantages issus de sa prostitution. Elle doit apprendre à compter sur Dieu et en finir avec cette vie de débauche. Au grand jamais, la foi ne peut sanctifier l'adultère.
Ce même souci de justice doit caractériser ceux qui, en violation du commandement de Dieu qui dit :
Exode 20. 17 : « Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. » 
ont pu par des manœuvres frauduleuses, par des artifices magiques, par ruse, par meurtre, par faux-témoignage, par délation... se rendre maîtres des collaborateurs, des domestiques, des serviteurs, des enfants, des maisons, des postes, des bêtes, des terrains et autres biens d'autrui. Ils doivent faire immédiatement restitution.

      La conversion ne sanctifie pas les actes délictueux, les situations frauduleuses antérieures à son avènement.
Elle vient au contraire les mettre à nu, les exposer à l'éclairage de la Parole de Dieu afin que tout soit proprement mis en ordre. Elle vient décanter les situations confuses afin que Satan ne trouve plus aucune raison d'accuser, devant le trône de Dieu, le nouveau-converti. C'est pourquoi, libérez ceux que vous avez arrachés, volés, enlevés ou séquestrés. Vous êtes dans l'illégalité, et devant la loi des hommes et devant Dieu.

       4. Les dettes  (Romains 13. 8)
             a.Les dettes licites

      Elles doivent toutes être réglées. Même si elles ont été contactées en état d'incapacité juridique ou de démence avérée,  elles doivent être remboursées intégralement sauf peut-être en cas de roublardise, de manœuvres dolosives, ou d'escroquerie du créancier. Pourquoi rembourser une somme d'argent que je n'ai jamais eue en ma possession ? Pourquoi payer une marchandise, un bien, un objet qui ne m'a jamais été remis ou que le vendeur est venu lui-même voler ? Pourquoi  rembourser des dettes résultant des taux d'intérêts qualifiés de taux d'usure par les lois du pays ? Pourquoi rembourser les intérêts d'un emprunt auquel j'ai renoncé dans les délais légaux ?
Parmi les dettes licites, il faut aussi inscrire :

- Les promesses ayant un caractère licite, biblique, faites à autrui :

      * Assistance financière ou matérielle ;
      * Visite ;
      * Fidélité ;
      * De faire ou de ne pas faire.

- L'assistance alimentaire et matérielle de la parenté :
      * en premier lieu les ascendants (père et mère) Matt. 15. 4, 5 ;
      * puis les descendants (fils, filles, petits-fils...) 2 Corinthiens 12. 14c ;
      * enfin la grande famille   (1 Timothée 5. 8).

- L'assistance alimentaire et matérielle des chrétiens en détresse : (Jacques 2. 14-26 ; Actes 4. 36-37 ; Luc 14. 12-14 ; 1 Jean 3. 16-18
      * malades ;
      * infirmes ;
      * orphelins (Jacques 1. 27) ;
      * personnes âgées ;
      * veuves (Actes 6. 1-6) ;
      * étrangers (Hébreux 13. 1, 2 ; Romains 12. 13 ; Lév. 19. 33, 34 ;
      * prisonniers (Hébreux 13. 3) ;
      * nécessiteux, indigents (Luc 3. 11 ; Jacques 2. 14-26 ; Galates 6. 9, 10).

- L'assistance alimentaire et matérielle du prochain (Luc 10. 30-37 ; Luc 14. 12-14)
     Pour avoir négligé l'assistance que chacun doit à son prochain (Matt. 22. 39 ; Lév. 19. 18), le mauvais riche de Luc 16 à sa mort fut jeté dans le séjour des morts en attendant d'être au dernier jour jeté dans l'étang ardent de feu et de soufre (Apocalypse 20).
     Zachée qui connaissait la loi et les prophètes (Ancien Testament) s'empressa de se mettre aussi en règle dans ce domaine en donnant la moitié de ses biens aux pauvres. Ce n'était pas uniquement parce qu’il était si heureux de recevoir le Seigneur dans sa maison qu'il fit cela.
C'était aussi à cause des commandements formels de Dieu à cet égard (Deut. 24. 17-22 ; Ps. 41. 1-4 ; Prov. 28. 27 ; Ez . 16. 49)

Ésaïe 58. 6-11 : «Voici le jeûne auquel Je prends plaisir : Détache les chaînes de la méchanceté, dénoue les liens de la servitude, renvoie libres les opprimés, et que l'on rompe toute espèce de joug ; partage ton pain avec celui qui a faim, et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile ; si tu vois un homme nu, couvre-le, et ne te détourne pas de ton semblable. Alors ta lumière poindra comme l'aurore, et ta guérison germera promptement ; ta justice marchera devant toi, et la gloire de l'Éternel t'accompagnera. Alors tu appelleras, et l'Éternel répondra ; tu crieras, et Il dira : Me voici ! Si tu éloignes du milieu de toi le joug, les gestes menaçants et les discours injurieux, si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim,  si tu rassasies l'âme indigente, ta lumière se lèvera sur l'obscurité, et tes ténèbres seront comme le midi. L’Éternel sera toujours ton guide, Il rassasiera ton âme dans les lieux arides et Il redonnera de la vigueur à tes membres ; tu seras comme un jardin arrosé, comme une source dont les eaux ne tarissent pas. » 

Le Seigneur Jésus-Christ lors de Son séjour terrestre, c'est-à-dire dans la chair, en Palestine, a plus d'une fois rappelé à Ses disciples le devoir de soutenir l'indigent :

Luc 6. 30-36, 38 : « Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas ton bien à celui qui s'en empare. Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi agissent de même. Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille. Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très-Haut, car Il est bon pour les ingrats et pour les méchants. Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. (…) Donnez, et il vous sera donné : on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde ; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis. »
                                                                               
Luc 12. 15, 33 : « Puis Il leur dit : Gardez-vous avec soin de toute avarice ; car la vie d'un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l'abondance. (...) Vendez ce que vous possédez, et donnez-le en aumônes. Faîtes-vous des bourses qui ne s'usent point, un trésor inépuisable dans les cieux, où le voleur n'approche point, et où la teigne ne détruit point. »

Luc 16. 9-14 : « Et moi, Je vous dis : Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu'ils vous reçoivent  dans les tabernacles éternels, quand vous viendrez à manquer. Celui qui est fidèle dans les moindres choses l'est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l'est aussi dans les grandes. Si donc vous n'avez pas été fidèles dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables ? Et si vous n'avez pas été fidèles dans ce qui est à autrui, qui vous donnera ce qui est à vous ? Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un et aimera l’autre ; ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. Les pharisiens, qui étaient avares, écoutaient aussi tout cela, et ils se moquaient de Lui.»

Jean 13. 27-29 : «Dès que le morceau fut donné, Satan entra dans Judas. Jésus lui dit : Ce que tu fais, fais-le promptement. Mais aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi Il lui disait cela ; car quelques-uns pensaient que, comme Judas avait la bourse, Jésus voulait lui dire : Achète ce dont nous avons besoin pour la fête, ou qu'Il lui commandait de donner quelque chose aux pauvres.»

     Le chrétien, qu'il soit fortuné ou non, doit regarder comme un devoir de pourvoir aux besoins des indigents ; car on trouvera toujours plus pauvre que soit. Mieux, nous devons même soutenir la main des indigents qui sont nos ennemis :

Romains 12. 20 : «Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s'il a soif, donne-lui à boire ; car en agissant  ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête.»

      C'est pourquoi, toi-aussi fait comme Zachée, donne une partie de ton patrimoine, de tes biens, aussi petite soit-elle aux pauvres ; donne-le leur directement ; ne te décharge pas de cette tâche sur quelqu'un ou sur une institution ; cherche ardemment la volonté de Dieu à ce sujet. Peut-être Dieu te demandera le quart (1/4), le tiers (1/3), la moitié (1/2), peut-être les 2/3 ou même la totalité comme ce fut le cas du jeune homme riche dans Marc 10. 17-27. Ne refuse pas d'obéir lorsqu'Il te parlera ; sinon tu iras à la perdition éternelle. Ne soit pas un adorateur de Mammon, dieu de l'argent (Luc 16. 13), car aucun cupide n'a d'héritage dans le royaume de Christ et de Dieu. (Éphésiens 5. 5, 6)

- Les vœux non accomplis (Ecclésiaste 5. 1-6 ; Deut. 23. 21-23) :
      * L'engagement à donner à l'œuvre de Dieu tel montant ;
      * L'engagement à accomplir telle ou telle chose dans la maison de Dieu ;
      * L'engagement à jeûner tel nombre de jours ou à prier tel nombre d'heures par jour ;
      * L'engagement à servir Dieu à plein temps ou comme missionnaire.

Attention : Assurez-vous d'abord que Dieu a agréé votre vœu. Il peut très bien l'avoir refusé. Lisez pour vous en convaincre
2 Samuel 7. Si d'aventure votre vœu a été fait dans une synagogue de Satan, que votre cœur soit en paix ; il est nul et non avenu.

- L'amour
    Aussi surprenant que cela puisse paraître, nous avons une dette                        d'amour envers ceux que :
    * nous avons mal aimés ;
    * nous avons rejetés ;
    * nous avons méprisés ;
    * nous avons maudits ;
    * nous avons haïs.
Nous devons aimer notre prochain, fût-il l'assassin de notre père. Le Seigneur l'exige de tous Ses serviteurs :

Matthieu 5. 43-48 : « Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, Je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car Il fait lever Son soleil sur les méchants et sur les bons, et Il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens aussi n'agissent-il pas de même ? Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait. »  

      b. Les dettes illicites

      Elles sont celles qui résultent de contrats, activités et promesses contraires à la Bible et aux lois justes ; leurs règlements sont délicats, très délicats. Il faut beaucoup prier et se faire assister d'un authentique serviteur de Dieu afin d'éviter tous les pièges que Satan n'hésitera pas à vous tendre.
Dois-je rembourser les dettes résultant :

  • D'un engagement  à me prostituer ;
  • D'un engagement à acheter, à consommer ou à vendre des stupéfiants (drogues) ;
  • D'un contrat criminel ;
  • D'un adultère ;
  • D'une corruption ;
  • D'un racket ;
  • D'une prise d'otage ;
  • D'une  promesse faite à un fétiche ou à un vaudou ;
  • D'une promesse faite à un magicien ;
  • D'un engagement à épouser une seconde femme ;
  • D'une promesse à m'engager dans une société secrète ?

La réponse est non, même si juridiquement vous serez inquiété. Mais dans tous les cas n'agissez pas à la légère ; n'hésitez pas à demander conseil.

     5. Le mensonge

       Le mensonge est le contraire de la vérité. Cette définition est à mon sens la plus claire et la plus simple. Quiconque déclare une chose inexacte ment. Les euphémismes tels que économie de vérité, inexactitude, erreur de bonne foi, demi-vérité, feinte, esquive, pirouette, n'atténuent en rien un mensonge. Un mensonge est un mensonge. C'est vrai qu'un mensonge conscient et volontaire est plus grave qu'un mensonge commis par ignorance. Cependant tout mensonge conduit à la perdition éternelle :

Apocalypse 21. 8 : « Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.» 

     Sous la grâce, la sanction reçue suite à leur mensonge a rendu célèbres un homme et sa femme : Ananias et Saphira (Actes 5). Cet homme et sa femme ont été frappés de mort par Dieu parce qu'ils ont conçu, organisé et exécuté froidement un mensonge. Ils n'ont pas menti par contrainte, ou par peur, ou par nécessité (ce qui est aussi grave) ; mais ils l'ont fait par amour de l'argent, par cupidité. Ils ont agi avec un cœur moqueur. Ils ont méprisé la sainteté, la gloire, la grandeur et la rigueur de Dieu. Ils ont méprisé les apôtres en leur qualité de serviteurs authentiques du Dieu vivant. De nos jours de nombreuses personnes planifient et exécutent joyeusement des mensonges pour des raisons diverses. Elles le font sans savoir que ce qui leur paraît être une chose anodine est en fait l'un des péchés les plus haïs de Dieu. D'autres plus méchants n'hésitent pas à perdre leur prochain par de faux témoignages, envoyant à  la prison et même à la mort de véritables innocents
Ce genre de personnes, la Bible les appelle des méchants :

     1 Rois 21. 1-19 : «Après ces choses, voici ce qui arriva. Naboth, de Jizreel, avait une vigne à Jizreel, à côté du palais d'Achab, roi de Samarie. Et Achab parla ainsi à Naboth : Cède-moi ta vigne, pour que j'en fasse un jardin potager, car elle est tout près de ma maison. Je te donnerai à la place une vigne meilleure ; ou, si cela te convient, je te paierai la valeur en argent. Mais Naboth répondit à Achab : Que l'Éternel me garde de te donner l'héritage de mes pères ! Achab rentra dans sa maison, triste et irrité, à cause de cette parole que lui avait dite Naboth de  Jizreel : Je ne te donnerai pas l'héritage de mes pères ! Et il se coucha sur son lit, détourna le visage, et ne mangea rien.
Jézabel, sa femme, vint auprès de lui, et lui dit : Pourquoi as-tu l'esprit triste et ne manges-tu point ? Il lui répondit : J'ai parlé à Naboth de Jizreel et je lui ai dit : Cède-moi ta vigne pour de l'argent ; ou, si tu veux, je te donnerai une autre vigne à la place. Mais il a dit : Je ne te donnerai pas ma vigne ! Alors Jézabel, sa femme, lui dit : Est-ce bien toi maintenant qui exerces la souveraineté sur Israël ? Lève-toi, prends de la nourriture, et que ton cœur se réjouisse ; moi, je te donnerai la vigne de Naboth de Jizreel. Et elle écrivit au nom d'Achab des lettres qu'elle scella du sceau d'Achab, et qu'elle envoya aux anciens et aux magistrats qui habitaient avec Naboth dans sa ville. Voici ce qu'elle écrivit dans ces lettres : Publiez un jeûne ; placez Naboth à la tête du peuple, et mettez en face de lui deux méchants hommes qui déposeront ainsi contre lui : Tu as maudit Dieu et le roi! Puis menez-le dehors, lapidez-le et qu'il meure.
Les gens de la ville de Naboth, les anciens et les magistrats qui habitaient dans la ville, agirent comme Jézabel le leur avait fait dire, d'après ce qui était écrit dans les lettres qu'elle leur avait envoyées. Ils publièrent un jeûne, et ils placèrent Naboth à la tête du peuple ; les deux méchants hommes vinrent se mettre en face de lui, et ces méchants hommes déposèrent ainsi devant le peuple contre Naboth : Naboth a maudit Dieu et le roi ! Puis ils le menèrent hors de la ville, ils le lapidèrent, et il mourut. Et ils envoyèrent dire à Jézabel : Naboth a été  lapidé, et il est mort. Lorsque Jézabel apprit que Naboth avait été lapidé et qu'il était mort, elle dit à Achab : Lève-toi, prends possession de la vigne de Naboth de Jizreel, qui a refusé de te la céder pour de l'argent ; car Naboth n'est plus en vie, il est mort. Achab, entendant que Naboth était mort, se leva pour descendre à la vigne de Naboth de Jizreel, afin d'en prendre possession.
Alors la parole de l'Éternel fut adressée à Élie, le Thischbite, en ces mots : Lève-toi, descends au-devant d'Achab, roi d'Israël à Samarie ; le voilà dans la vigne de Naboth où il est descendu pour en prendre possession. Tu lui diras : Ainsi parle l'Éternel : N’es-tu pas un assassin et un voleur ? Et tu lui diras : Ainsi parle l'Éternel : Au lieu même où les chiens ont léché le sang de Naboth, les chiens lècheront aussi ton propre sang. »

     Le faux témoignage est une agression violente contre un innocent afin de nuire. C'est un acte de haine dont l'unique objectif est de se venger de quelqu'un sur qui l’on n’a pas d’éléments valables pour le condamner.
Aussi brode-t-on autour de soi-disant rumeurs de faits qualifiés de suspect ou encore d'impressions dictées par la haine ou la jalousie pour créer de toute pièce des éléments d'accusation. Parfois tout n'est qu'invention comme dans le cas de Naboth tué sur ordre de Jézabel. Ne croyez surtout pas que seules les femmes sont spécialisées dans ce genre d'ouvrage ; au contraire il est aussi courant de voir d'authentiques pères de famille, de respectables vieillards se livrer à ce  genre de basse œuvre, sans sourciller, sans craindre Dieu. Toute honte bue, vous les voyez à l'œuvre, exposant leur nature profondément hideuse, sans dignité, sans noblesse, cherchant à détruire qui un serviteur de Dieu, qui un collègue brillant, qui un rival heureux, qui un enfant intègre, qui un citoyen valeureux, qui un parent prospère.
Ce péché de faux témoignage est tellement haï par Dieu que, sous la loi, Il laissa cet ordre aux enfants d'Israël :

Deutéronome 19. 16-21 : « Lorsqu'un faux témoin s'élèvera contre quelqu'un pour l'accuser d'un crime, les deux hommes en contestation comparaîtront devant l'Éternel, devant les sacrificateurs et les juges alors en fonctions. Les juges feront avec soin des recherches. Le témoin est-il  un faux témoin, a-t-il fait contre son frère une fausse déposition, alors vous le traiterez comme il avait dessein de traiter son frère. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi. Les autres entendront et craindront, et l'on ne commettra plus un acte aussi criminel au milieu de toi. Tu ne jetteras aucun regard de pitié : vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied. » 

Le faux témoin était traité donc comme il voulait que l'innocent soit traité. Aujourd'hui, c'est vrai, nous sommes sous la grâce, la sanction de ce crime est différente et de loin plus clémente ; cependant il ne faut pas oublier que Dieu n'a pas changé. Il ne laisse aucun crime impuni. Et surtout pas un crime aussi hideux.
Dieu tirera vengeance de tous ceux qui aiment et pratiquent le mensonge :
Apocalypse 22. 11-15 : « Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore ; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore. ̶ Voici, Je viens bientôt, et Ma rétribution est avec Moi, pour rendre à chacun selon ce qu'est son œuvre. Je suis l'Alpha et l'Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui observent Ses commandements, afin d'avoir droit à l'arbre de vie, et d'entrer par les portes dans la ville ! Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge ! »
                                                                        
Certaines personnes diront qu'elles ne mentent jamais ; elles mentent car il est écrit que :
Romains 3. 4 : « Que Dieu, au contraire, soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur, selon qu'il est écrit : Afin que Tu sois trouvé juste dans Tes paroles, et que Tu triomphes lorsqu'on Te juge. » 
Par cette simple déclaration, elles sont dignes d'enfer ; et doivent faire restitution en reconnaissant publiquement qu’elles sont menteuses.

Le mensonge peut-être :
  • * conscient ou inconscient ;
  • * volontaire ou involontaire ;
  • * une exagération ou une minimisation ;
  • * une dissimulation ou une demi-vérité ;
  • * planifié ou spontané.

Un mensonge est toujours un mensonge. Il vous faut faire une restitution sincère et sans artifice.
La restitution, avons-nous dit, est le fait de retourner ou de rendre une chose, une bête ou une personne, volée, arrachée ou acquise illégalement à son véritable propriétaire. Ainsi définie, la restitution implique aussi :

  • - Le retour dans les caisses de l'État, des collectivités locales ou de son employeur, du fruit de la fraude ou de la corruption ;
  • - La restauration du témoignage et de l'honneur de ceux que nous avons sali, outragé ou déshonoré ;
  • - La confession et la présentation d'excuse à ceux que nous avons trahis, trompés, calomniés ou dénigrés ;
  • - L'abandon de la femme ou du mari d'autrui ;
  • - La renonciation à la polygamie (seule la femme légitime  à la légalité. Les autres qui viennent s'ajouter le sont en violation de Marc 10. 1-2) ;
  • - La confession à son conjoint ou à sa conjointe, de ses péchés d'adultère ;
  • - La réparation des torts faits à autrui ;
  • - Le soutien financier à ceux qu'on a frustrés de ce droit

(1 Timothée 5. 8 ; Galates 6. 6 ; 1 Corinthiens 9. 13, 14 ; Matthieu 5. 42 ; Proverbe 28. 21 ; Proverbe 21. 13 ; 1 Timothée 6. 17, 18 ; Jacques 2. 15 ; Deutéronome 15. 7-11).

     La restitution est une évidence. Il est impensable que la justice humaine laisse entre les mains d'un voleur les objets qu'il a volés ;dès que sa culpabilité est établie, on l'oblige à restituer les objets volés. Même s'il a déjà aliéné (vendu) tout ou partie de ces objets volés, on l'oblige à en restituer la valeur en argent. Il en est de même de celui qui a suborné la femme de son prochain ; sa condamnation est unanime et on attend de lui qu'il se sépare d'une telle femme.
      C'est vrai que de nos jours le nombre de personne amorales ou sans vergogne se multiplie. C'est aussi vrai que d'une manière générale les valeurs morales des peuples s'effritent sous les coups conjugués de la télévision et de l'éducation scolaire. Cependant, aucune loi au monde ne légitime le vol, la séquestration, l'adultère, la fraude, ou la corruption. Au contraire toutes combattent ces choses et obligent à faire des réparations en cas de culpabilité. Ces réparations sont une forme de restitution forcée et imparfaite.
Pratiquement, il s'agira après profonde prière et conseil pris auprès des pasteurs spirituels, d'aller demander pardon à ceux que nous avons offensés tout en réparant  le tort qui leur a été fait. Toutes les restitutions ne se font pas de la même manière ; cependant la règle commune à elles toutes est de faire en sorte que notre restitution ne nuise à personne d'autre.

      Pour ma part, je ne crois pas qu'il soit bon d'exposer quelqu'un au déshonneur, à la critique, au mépris, à la prison, à la haine, au rejet ou même à la réprimande lors de cette démarche. Il faut faire en sorte que notre responsabilité réelle soit totalement exposée c'est-à-dire mise en lumière. Utiliser des euphémismes, parler en sous-entendu, trouver des conseillers, est de la malhonnêteté, de la fausseté la plus profonde.
      Lors d'une restitution, il faut s'armer de courage et de foi ; il faut faire preuve de sincérité et de profond regret. Aller, le sourire aux lèvres, raconter à quelqu'un tout le mal qu'on lui a fait n'est pas de la restitution. Si vous n'éprouvez pas du repentir pour des actes que votre conscience vous reproche, ne vous permettez pas la légèreté. Il vaut mieux prier jusqu'à ce que vos yeux s'ouvrent ; car la restitution sans véritable repentance est très dangereuse et imprévisible dans ses conséquences.

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