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dimanche 23 décembre 2012

LA SÉPARATION SPIRITUELLE : NE PARTICIPEZ PAS AUX PÉCHÉS D’AUTRUI




Proverbes 30. 5, 6  ;  Proverbes 28. 10


 ©Dewis Goubié HILLAH
 ISBN-99919-58-23-1
Dépôt légal : 3032 du 05 JANVIER 2006
1er TRIMESTRE BN, RÉPUBLIQUE DU BÉNIN

Tous droits réservés pour tous pays. Ne sont autorisées que les copies à usage privé. 
                                                                                 
INTRODUCTION

       Plusieurs de ceux qui se sont engagés dans l’œuvre de Dieu suite à un appel clair et qui étaient à leur début très prometteurs sont tombés de manière spectaculaire au grand étonnement de tous.
Progressivement, ils en sont venus à nier les vérités essentielles du christianisme, se permettant même de pratiquer le contraire de ce qu’ils ont écrit. Pire, ils reviennent sur des vérités qu’ils ont contribué à mettre en lumière.
Devenant de plus en plus incrédules quant à la rigueur de Dieu à punir le péché, ils finissent par déclarer que le péché n’a aucune espèce d’incidence sur le salut, convaincus qu’ils sont que le salut ne se perd pas.
À partir de là, plus rien ne les empêche – de même que ceux qui les suivent hélas ! – de violer tous les autres commandements de Dieu dès que l’opportunité s’offre à eux. Ils nient l’inspiration intégrale de la Bible, la tordent, la relativisent et en suppriment de larges portions pour justifier leurs actions et leurs enseignements.
Ces hommes, de plus en plus rebelles au Saint-Esprit, se mettent à combattre Dieu comme les pharisiens du temps du Seigneur Jésus-Christ. Leurs adorations cessent d’être chrétiennes. La raison de cet état de chose est toute simple : Ils n’ont fait aucun cas de la doctrine de LA SÉPARATION SPIRITUELLE

       Par ce fait, ils ont participé à de graves péchés dont ils n’en étaient pas les auteurs (I Timothée 5. 22 ; II Jean 7-11). Le Saint-Esprit, attristé, se retire d’eux, et, de plus en plus aveugles, ils renient Christ en retournant dans les souillures du monde (II Pierre 2)[1].
Pour éviter une telle chute dont l’issue est souvent mortelle, il est bon qu’ensemble nous retournions à la Bible afin d’examiner dans la prière et l’humilité ce livre qui est un message de Dieu pour l’Église.

Jean 7. 17 : « Si quelqu‘un veut faire Sa volonté, il connaîtra si Ma doctrine est de Dieu, ou si Je parle de Mon chef



CHAPITRE I : ÔTEZ LE MÉCHANT DU MILIEU DE VOUS

L
a notion d’unité spirituelle, si chère au Seigneur Jésus-Christ, a donné lieu à de graves méprises au sein des chrétiens de tout bord. S’appuyant sur la prière pour l’unité des siens que le Seigneur Jésus-Christ fit dans Jean 17, beaucoup d’authentiques enfants de Dieu, attristés par le spectacle piteux qu’offre la multiplicité des dénominations chrétiennes, ont tenté au travers de divers regroupements de réaliser l’unité des chrétiens.


L’idée, quoique louable, était vouée d’avance à l’échec ; car les voies et moyens utilisés ne sont pas d’inspiration divine. Au lieu que cette unité n’ait pour socle la saine doctrine de Christ, elle a au contraire éludé les questions de doctrine, de sorte que chacun puisse y trouver place sans abandonner au pied de la croix ses conceptions spirituelles erronées, véritables causes de la division actuellement observée.
En vérité, rien n’est plus dangereux qu’une association, qu’une collaboration charnelle basée sur les affinités existant entre serviteurs de Dieu ou pire sur des intérêts. L’exemple que la Bible nous donne à ce sujet dans II Chroniques 25 est saisissant :
  II Chroniques 25. 1-13 :
« Amatsia devint roi à l’âge de vingt-cinq ans, et il régna vingt-neuf ans à Jérusalem. Sa mère s’appelait Joaddan, de Jérusalem.
Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, mais avec un cœur qui n’était pas entièrement dévoué. Lorsque la royauté fut affermie entre ses mains, il fit périr ses serviteurs qui avaient tué le roi son père. Mais il ne fit pas mourir leurs fils, car il agit selon ce qui est écrit dans la loi, dans le livre de Moïse, où l’Éternel donne ce commandement : On ne fera point mourir les pères pour les enfants, et l’on ne fera point mourir les enfants pour les pères, mais on fera mourir chacun pour son péché.
Amatsia rassembla les hommes de Juda et les plaça d’après les maisons paternelles, les chefs de milliers et les chefs de centaines, pour tout Juda et Benjamin ; il en fit le dénombrement depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, et il trouva trois cent mille hommes d’élite, en état de porter les armes, maniant la lance et le bouclier. Il prit encore à sa solde dans Israël cent mille vaillants hommes pour cent talents d’argent.
Un homme de Dieu vint auprès de lui, et dit : O roi, qu’une armée d’Israël ne marche point avec toi, car l’Éternel n’est pas avec Israël, avec tous ces fils d’Éphraïm. Si tu vas avec eux, quand même tu ferais au combat des actes de vaillance, Dieu te fera tomber devant l’ennemi, car Dieu a le pouvoir d’aider et de faire tomber. Amatsia dit à l’homme de Dieu : Et comment agir à l’égard des cent talents que j’ai donnés à la troupe d’Israël ? L’homme de Dieu répondit : l’Éternel peut te donner bien plus que cela. Alors Amatsia sépara la troupe qui lui était venue d’Éphraïm, afin que ces gens retournassent chez eux. Mais ils furent très irrités contre Juda, et ils s’en allèrent chez eux avec une ardente colère.
Amatsia prit courage, et conduisit son peuple. Il alla dans la vallée du sel, et il battit dix mille hommes des fils de Séir. Et les fils de Juda en saisirent dix mille vivants, qu’ils menèrent au sommet d’un rocher, d’où ils les précipitèrent, et tous furent écrasés.
Cependant, les gens de la troupe, qu’Amatsia avait renvoyés pour qu’ils n’allassent pas à la guerre avec lui, firent une invasion dans les villes de Juda depuis Samarie jusqu’à Beth-Horon, y tuèrent trois mille personnes, et enlevèrent de nombreuses dépouilles. »

Le roi Amatsia, roi du royaume de Juda, voulant aller combattre les Édomites, sollicita l’aide de ses frères du royaume d’Israël[2] et prit à sa solde cent mille vaillants hommes pour cent talents d’argent. En ce temps-là ceux d’Israël vivaient dans l’idolâtrie. Aussi quoique le nom de Dieu fût invoqué sur eux, et quoiqu’ils fussent comme leurs frères du royaume de Juda héritiers de la promesse faite à Abraham (Genèse 12. 7 ; Genèse 17. 6-8) et descendants de Jacob, Dieu refusa qu’Amatsia n’aille à la guerre avec eux.
            Il est écrit :
  II Chroniques 25. 7, 8 :
« Un homme de Dieu vint auprès de lui, et dit : O roi, qu’une armée d’Israël ne marche point avec toi, car l’Éternel n’est pas avec Israël, avec tous ces fils d’Éphraïm. Si tu vas avec eux, quand même tu ferais au combat des actes de vaillance, Dieu te fera tomber devant l’ennemi, car Dieu a le pouvoir d’aider et de faire tomber. »

Amatsia a cru qu’il était logique de s’associer avec ses frères hébreux contre une nation qui menaçait leurs intérêts. Peut-être a-t-il cru que Dieu regarderait cela d’une manière favorable. Cependant, Dieu l’en dissuada, parce que Israël vivait dans l’idolâtrie (I Rois 12. 29 ; I Chroniques 7. 28).
Si entre les frères de sang Dieu ne permet pas que la collaboration se fasse au mépris de la sainteté, combien à plus forte raison entre frères spirituels devons-nous en tenir compte.
Dieu dans Sa Sagesse a pris soin de nous donner à ce sujet des instructions très claires dans la Bible. L’un des passages qui permettent de saisir profondément l’incidence du péché d’un frère sur l’ensemble de ceux qui entretiennent une relation spirituelle avec lui est, sans contredit, I Corinthiens 5. Il est écrit :

« On entend dire généralement qu’il y a parmi vous de l’impudicité, et une impudicité telle qu’elle ne se rencontre pas même chez les païens ; c’est au point que l’un de vous a la femme de son père. Et vous êtes enflés d’orgueil ! Et vous n’avez pas été plutôt dans l’affliction, afin que celui qui a commis cet acte fût ôté du milieu de vous ! Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel acte. Au nom du Seigneur Jésus-Christ, vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus-Christ, qu’un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus.
C’est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ? Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité.
Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir des relations avec des impudiques, – non pas d’une manière absolue avec les impudiques de ce monde, ou avec les cupides et les ravisseurs, ou avec les idolâtres ; autrement, il vous faudrait sortir du monde. Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors ? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger ? Pour ceux du dehors, Dieu les juge. – Ôtez le méchant du milieu de vous. »

À la lecture de ce passage, on peut s’étonner de la sévérité avec laquelle l’apôtre Paul a traité cette affaire d’impudicité, si l’on perd de vue que c’est le Saint-Esprit qui reprenait les Corinthiens. Des âmes sensibles s’interrogeront sur l’opportunité de renvoyer un frère de l’assemblée et penseront que ce faisant, on détruirait la foi d’un frère faible. Allant plus loin, certains se demanderont, pour leur propre perte, si ce passage est inspiré ; car ils ne peuvent pas comprendre comment Dieu peut livrer un de Ses enfants à Satan.
D’autres étudiants de la Bible plus rusés rejetteront subtilement ce passage en déclarant qu’il ne s’agissait pas d’ôter physiquement ce frère de Corinthe de l’assemblée, en l’empêchant de participer aux réunions, mais de l’ôter spirituellement.
Ôter quelqu’un spirituellement de l’assemblée ! Vraiment il est surprenant de voir toutes les contorsions intellectuelles que font les enfants de Dieu pour rejeter ce qui leur déplaît dans la Bible. Acceptons ce qui est écrit dans ce passage comme venant de Dieu et faisons ainsi preuve de sincérité. L’apôtre Paul demande à l’Église à Corinthe de renvoyer le frère qui pratiquait le péché d’adultère avec la femme de son père. Mieux, il leur commande de ne même pas manger avec lui. Pourquoi ?
Pour bien comprendre la raison de cette décision, il faut saisir le sens profond du verset 6b c’est-à-dire :
« Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ? » 

Le levain selon le sens courant est une pâte de farine de blé qu’on a laissée fermenter après l’avoir mélangée avec de la levure. Le levain est constitué de deux choses : d’une part il y a une pâte de farine de blé destinée à faire du pain ; et d’autre part de la levure qui est une masse blanchâtre constituée par des organismes microscopiques (champignons) qui ont la capacité de faire lever la pâte de farine de blé.
Souvent on oublie que le véritable agent qui permet au levain de faire monter toute pâte saine est la levure qui est cachée aux yeux des hommes.
Et pour discerner la présence de la levure dans la pâte, il faut faire usage d’un microscope. Typologiquement, le levain représente le péché comme nous le confirme le passage qui précède, c’est aussi ce qui est charnel (Matthieu 16. 11, 12)

         Au demeurant le péché est un acte charnel, et tout acte charnel est un péché.
Sachant donc que tout ce qui est charnel est une œuvre de la chair, nous pouvons dire avec assurance que la levure est l’image de la chair dans l’homme au sens de Romains 7. 14-23.
Comme le levain arrive à faire lever toute la pâte, à l’enfler quelle que soit sa taille – ce n’est qu’une question de temps – de même le péché d’un membre de l’assemblée tel un fruit pourri conduit l’Église tout entière dans le pourrissement, la dégradation spirituelle. L’Église étant le corps du Christ, la souillure qui s’attache au pied ne salit pas seulement le pied mais tout le corps. De même la main qui est infectée, si elle n’est pas vite traitée, affecte tout le corps.
Déclarer donc que nous ne sommes en rien souillés par le péché des autres frères, c’est ignorer le principe même de la communion spirituelle qui est une participation commune à une activité spirituelle, à une manifestation spirituelle ou à une adoration spirituelle. La communion spirituelle implique une union intime avec les frères et le Seigneur à l’image d’un seul corps. Ce corps est spirituellement assis avec Dieu (Christ) dans les lieux célestes selon qu’il est écrit :

Éphésiens 2. 6 : « Il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ »

Romains 6. 5 va plus loin en déclarant que nous sommes devenus une même plante avec Lui par la conformité à Sa mort. Le Seigneur ne peut donc se permettre de laisser quelqu’un souiller Son Corps qui est l’Église (Éphésiens 5. 23), car il est écrit :

  I Corinthiens 3. 16-17 : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes. »

Va-t-il le laisser souiller les lieux célestes où il est assis avec Lui par le péché dans lequel il vit ? Non : Il doit l’en exclure, le faire déchoir de sa position céleste ; parce que le péché qui est toute forme de désobéissance à la vérité, relève des ténèbres c’est-à-dire du diable.
En effet, il est écrit que le diable pèche dès le commencement. Il est donc l’inventeur du péché et le père de tous ceux qui pratiquent le péché (I Jean 3. 4-10).
Ceux qui pratiquent le péché sont plongés en lui spirituellement et désirent accomplir ses désirs. Aussi est-il écrit :
Jean 8. 43-47 : « Vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père... »
L’enfant du diable ne peut être en communion avec Dieu. Le laisser au sein de l’assemblée, c’est prendre le parti de communier avec le diable. Celui qui communie avec un chrétien qui pratique assidûment le péché ne peut plus résister au diable puisque par le biais de l’impie il est en communion avec le diable. Toute entreprise qu’il initiera sera détruite et lui-même sera sujet à de graves séductions. Josaphat en a fait l’amère expérience :

  II Chroniques 20. 35-37 : « Après cela, Josaphat, roi de Juda, s’associa avec le roi d’Israël, Achazia, dont la conduite était impie. Il s’associa avec lui pour construire des navires destinés à aller à Tarsis, et ils firent les navires à Etsjon-Guéber. Alors Eliezer, fils de Dodavan, de Marescha, prophétisa contre Josaphat, et dit : Parce que tu t’es associé avec Achazia, l’Éternel détruit ton œuvre. Et les navires furent brisés, et ils ne purent aller à Tarsis. »

       Dieu est Lumière c’est-à-dire Saint, et il n’y a point en Lui de ténèbres (I Jean 1. 5). Il ne peut tolérer que la souillure (le péché) soit associée à Son Nom. Il ne peut non plus accepter une adoration souillée par la présence d’un seul pécheur. C’est pourquoi le Saint-Esprit déclare :
  I Corinthiens 5. 11-13 : « Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. Qu’ai-je en effet, à juger ceux du dehors ? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger ? Pour ceux du dehors, Dieu les juge. – Ôtez le méchant du milieu de vous. »
De ce qui précède, découlent deux principes :

  •        Le premier est celui de l’excommunication.


        L’EXCOMMUNICATION est l’acte de refuser à un frère qui pèche le droit de venir participer aux activités de l’assemblée ou de l’Église, jusqu’à ce qu’il se repente de ce qu’on lui reproche. C’est donc un acte gravesolennel, qui le place hors du corps du Christ en vertu de l’autorité conférée à l’Église de lier et de délier (Matthieu 18. 18) d’une part, et surtout de pardonner ou de retenir les péchés (Jean 20. 23) d’autre part ; c’est ce que signifie livrer un frère à Satan. Et ce, pour la destruction de la chair (au sens de Romains 8. 1-8).
Il ne s’agit donc point de mettre le coupable sur un banc au fond, le laissant prier et chanter avec les autres. Mais il s’agit de l’empêcher de mettre les pieds dans l’assemblée tant qu’il ne se serait pas repenti. L’Église, pendant toute la durée de la discipline, délèguera certains pour l’exhorter tandis que le reste rompra toute relation avec lui (hormis sa parenté directe).
Il n’est pas inutile de mentionner le devoir d’intercéder pour celui qui est sous discipline.

  •     Le second principe est celui de la transmission automatique de la souillure.
     LA SOUILLURE, c’est ce qui rend impur. Grammaticalement parlant, c’est le substantif du verbe souiller, c’est-à-dire le nom qui en est tiré. Ce verbe "souiller" prend tour à tour le sens de « Salir, avilir »[3], « Couvrir de ce qui fait tache, de ce qui est ordure... Gâter par une sorte de souillure.»[4]
Déjà dans l’Ancienne Alliance, Dieu attachait une importance particulière à la pureté de Son peuple selon qu’il est écrit :

Deutéronome 23. 14 : « Car l’Éternel, ton Dieu, marche au milieu de ton camp pour te protéger et pour livrer tes ennemis devant toi ; ton camp devra donc être saint, afin que l’Éternel ne voie chez toi rien d’impur, et qu’Il ne se détourne point de toi. »
Et encore :
Lévitique 15. 31 : « Vous éloignerez les enfants d’Israël de leurs impuretés, de peur qu’ils ne meurent à cause de leurs impuretés, s’ils souillent Mon tabernacle qui est au milieu d’eux. »

Sous cette dispensation (tout comme sous la grâce), toutes les formes de transgressions ou d’iniquités rendent impur. C’est pourquoi, il est écrit :

Lévitique 5. 17 :  « Lorsque quelqu’un pèchera en faisant, sans le savoir, contre l’un des commandements de l’Éternel des choses qui ne doivent point se faire, il se rendra coupable et sera chargé de sa faute. »

En règle générale, celui qui a violé un commandement doit faire l’aveu de sa faute et présenter un sacrifice de culpabilité pour l’expiation, c’est-à-dire le pardon de ses péchés
 (Lévitique 5. 18, 19). Il faut préciser qu’il y avait des péchés qui entraînaient la mise à mort de celui qui en était l’auteur. Ce sont des péchés qui menaient à la mort et pour lesquels il n’y avait point d’expiation. Au nombre de ces péchés, nous pouvons citer :

-       l’assassinat volontaire (Exode 21. 12-14) ;
-       frapper son père ou sa mère (Exode 21. 15) ;
-       enlever un homme (Exode 21. 16) ;
-       insulter son père ou sa mère (Exode 21. 17) ;
-       la complicité d’assassinat (Exode 21. 28-32) ;
-       la magie (Exode 22. 18) ;
-       la profanation du sabbat (Exode 31. 14) ;
-       l’idolâtrie (Exode 22. 20) ;
-       l’adultère (Lévitique 20. 10) ;
-       les unions illicites et rapports sexuels contre nature (Lévitique 18. 20) ;
-       la fornication des jeunes filles (Deut. 22. 20, 21) ;
-       le viol (Deutéronome 22. 23-27).

       Relativement toujours à la sainteté, Dieu a précisé que le contact physique avec un animal impur mort (Lévitique 11), ou avec une personne impure ou souillée (Lévitique 12. 2-8 ;
13. 1-3 ; 13. 4-5 ; 15 ; Nombres 19. 11-13 ; Nombres 19. 20-22), avec le cadavre humain (Nombres 19. 11-16), ou avec un objet entré en contact avec une souillure, rend automatiquement impur. Le verset qui résume bien la transmission automatique de la souillure sous la loi se trouve dans le livre du prophète Aggée :

Aggée 2. 11-13 : « Ainsi parle l’Éternel des armées : Propose aux sacrificateurs cette question sur la loi : Si quelqu’un porte dans le pan de son vêtement de la chair consacrée, et qu’il touche avec son vêtement du pain, des mets, du vin, de l’huile, ou un aliment quelconque, ces choses seront-elles sanctifiées ? Les sacrificateurs répondirent : Non ! Et Aggée dit : Si quelqu’un souillé par le contact d’un cadavre touche toutes ces choses, seront-elles souillées ? Les sacrificateurs répondirent : Elles seront souillées. »

Comme nous le voyons ci-dessus, une chose sainte, pure, consacrée, sanctifiée devient impure par le contact avec une chose souillée. La relecture de II Chroniques 28 et 29 ne sera point inutile pour une profonde compréhension de cette question.
Sous la Nouvelle Alliance établie par le sacrifice expiatoire du Seigneur Jésus-Christ à la croix (Hébreux 8. 8-13 ; Luc 22. 20 ; Hébreux 12. 24), la souillure n’opère plus par le simple contact physique comme ce fut le cas sous l’Ancienne Alliance selon qu’il est écrit :

Marc 7. 20-23 : « Ce qui sort de l’homme, c’est ce qui souille l’homme. Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. »

Mais cela ne signifie nullement qu’il n’existe plus d’objet impur ou de personne impure.
Bien au contraire au regard de Marc 7. 20-23, toute mauvaise pensée, tout acte ou objet contribuant ou favorisant l’adultère, l’impudicité, le meurtre, le vol, la cupidité, la haine, la fraude, la calomnie, la folie, etc. est une souillure.
La Bible répartit les souillures en deux grandes catégories :
-        les souillures de la chair
-        et les souillures de l’esprit (II Corinthiens 7. 1)

La fornication, l’impudicité, l’adultère (I Corinthiens 6. 12-20 ; Hébreux 13. 4), le bavardage vain (Jacques 3. 6 ; Matthieu 12. 36), les excès de table et l’ivrognerie sont des souillures de la chair ; tandis que la magie, les sectes, l’idolâtrie, la haine, etc. sont les souillures de l’esprit.
Au demeurant, qui peut dire que les livres de magie, les idoles, les objets de culte non-chrétien, les ouvrages de pornographie ne sont point des souillures ? Les pécheurs impénitents, quelle que soit leur habileté, ne trouveront contre ces vérités aucun secours dans Col. 2. 16-23 ; Galates 3. 10, 11 et Galates 5. 4.
 La liste des objets dévoués par interdit est importante. Le Saint-Esprit éclairera chacun là-dessus. La notion de souillure est bel et bien présente dans le Nouveau Testament. Décider de l’ignorer est suicidaire. La détention d’objets dévoués par interdit souille et sépare de Dieu (Josué 7). Voilà ce pourquoi les Éphésiens qui détenaient des livres de magie les ont brûlés devant tous après leur conversion (Actes 19. 18-19). Ils ont agi conformément à ce qui est écrit dans Deutéronome 7. 25-26 et Deutéronome 18. 9-14. De même, la communion avec ceux qui sont souillés nous transmet la souillure quoique nous n’ayons pas contribué à leurs transgressions, sinon comment expliquer le verset 17 de II Corinthiens 6 :

‘’Ne touchez pas à ce qui est impur et Je vous accueillerai’’ ?

 Qu’est-ce qui est impur sinon ceux du milieu duquel il faut sortir ?
C’est la raison pour laquelle Dieu nous demande de nous séparer d’eux avant qu’Il ne nous accueille comme des fils et des filles. Car en touchant à ce qui est impur, nous devenons impurs nous-mêmes.
Une fois encore nous répétons que, sous la Nouvelle Alliance, l’on ne peut être souillé par le simple fait de toucher physiquement un pécheur ou un dévoué par interdit ; nous ne sommes point sous la loi (Actes 10. 28). Mais le fait de détenir un objet prohibé par Dieu ou de communier avec le pécheur souille (II Jean 10, 11...).
Dire le contraire, c’est mentir.




[1] Peut-on perdre le salut ? Lire Annexe I

[2]

[3] In  Dictionnaire HACHETTE Encyclopédique de Poche

[4] In  Le Grand Dictionnaire De La langue française D’Émile LITTRÉ

                                                                                                                                    A Suivre

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