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mercredi 26 décembre 2012

MAIS TOI… QUE FAIS-TU LÀ !



        Je crois que tout vrai chrétien doit, à certains moments, s’arrêter pour faire le bilan de son activité, remédier à des lacunes, et surtout s’engager dans une nouvelle consécration. Si je prends la liberté de vous écrire ces lignes, c’est pressé par l’amour de Jésus qui brûle en moi.
          En lisant les revues missionnaires, nous avons tous la joie de voir ce que le Seigneur fait en certaines contrées du monde, au sein de cet odieux paganisme ou parmi les endoctrinés musulmans. Mais ce qui me frappe le plus, c’est ce qui est écrit entre les lignes. Je veux parler de ce grand besoin de missionnaires et également de ce manque de moyens pour accomplir cette grande et noble tâche que le Christ nous a confiée en nous disant à tous : ALLEZ…

          Jésus a dit qu’il n’y a pas de plus grande joie que de donner sa vie pour ses amis. Cher lecteur, aimes-tu Jésus pour ce qu’Il a fait pour toi sur la croix ? N’éprouves-tu pas en retour le besoin de répondre par un acte d’amour pour Lui ? Je ne parle pas d’un sacrifice, car en devenant Son disciple, tu n’es pas devenu un disciple à 10 % mais à 100 %. En recevant dans ton cœur Jésus, le sacrifice complet et parfait, par lequel Il t’acquit le salut, tu t’es identifié dans Sa mort pour vivre en nouveauté de vie pour Lui. Voilà pourquoi il n’y a avec Jésus que des actes d’amour. Le vieux levain est mort, condamné sur la croix. Ainsi toutes choses sont nouvelles en Lui.

         L’avarice par laquelle je disais auparavant : ‘’Çà, c’est à moi ! Et ça également !’’ n’existe plus parce qu’Il m’a donné un cœur nouveau et aussi un esprit nouveau. Ainsi, lorsqu’Il reviendra, je n’aurai pas à regretter de L’avoir aimé. Je ne veux point me trouver parmi ceux à qui Il dira : ‟ Chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, vous ne l’avez pas fait à Moi. Retirez-vous de Moi car Je ne vous connais pas.″
Nous sommes donc appelés à un service d’amour envers Lui. Des jeunes et même des moins jeunes répondront à un appel pour la mission… Mais il est aussi une autre réponse à cet ordre : ‟ Allez ! ″
       
          Permettez-moi, très discrètement de vous rendre un témoignage à la gloire de Jésus : À côté du ministère que j’exerce, je travaille dans une grande usine. (Tout comme l’apôtre Paul fît des tentes !) Voici qu’un jour, un homme visitant l’usine me reconnut pour avoir donné des réunions dans sa localité. Stupéfait, il m’interpela avec force :    ‟Mon frère, …QUE FAIS-TU LÀ ? ″
– Ce que je fais ici ? Eh bien, je travaille pour le Seigneur !
– Mais comment cela ?
– C’est bien simple ! Ce travail, quoique minutieux, je le fais presque machinalement, ce qui me permet neuf heures en intercession pour les âmes qui se perdent, pour celles qui sont dans l’épreuve, pour tous les appelés au ministère, leurs grands besoins dans leurs diverses activités. Et tous les jours, j’ai l’occasion de parler de Jésus à tous ceux qu’Il envoie auprès de moi. De plus, au lieu de dépendre financièrement d’une communauté, ce qui, selon la Parole serait mon droit, je soutiens les œuvres d’évangélisation que le Seigneur me met sur le cœur. À chaque paie, je soustrais d’abord le 10 à 20 % (la dîme) pour le Seigneur, ce que tout chrétien est appelé à réaliser pour ne pas être ce que Dieu appelle un voleur (Lire Aggée 2. 8 ; Malachie 3. 9-11 ; 1 Timothée 6. 10 ; Matthieu 25. 26-27). Puis je donne l’argent nécessaire pour les frais du ménage et les autres factures. Tout le reste, c’est pour envoyer des lettres d’amour (bulletins de versements) à tous ceux qui selon la Parole s’attendent à Dieu au près et au loin sur les champs missionnaires… Et le Seigneur me comble si merveilleusement que je suis souvent moi-même confondu. Avant de connaître la volonté du Seigneur, bien qu’économe, j’avais toujours moins d’argent en poche que je pensais, tandis que maintenant c’est l’inverse, conformément à Sa Parole de 2 Corinthiens 9. 6-9. Ce qui fait que, par Sa grâce et Sa bénédiction, je puis chaque mois Lui consacrer une certaine somme par amour et pour la gloire de Jésus. Je suis si heureux de cette expérience avec le Seigneur que je voudrais vaincre en vous les doutes pour votre engagement personnel dans ce chemin merveilleux qu’Il nous propose à tous.

      Comment un chrétien peut-il honnêtement prier pour l’avancement du règne de Christ, s’il ne libère pas sa conscience devant Dieu concernant l’avarice ? Il accomplit simplement par son égoïsme le plan de Satan qui consiste à entraver les œuvres missionnaires par le manque de moyens en faisant des détournements. Ni plus, ni moins, voilà ce que nous faisons en refusant à Dieu et à Son œuvre ce qui de droit Lui revient. Combien de Chrétiens sont encore victimes de cette société de consommation dans laquelle Satan cherche à nous intégrer pour un but bien précis, cité plus haut. Lorsque tu t’arrêtes par envie devant les étalages de cette vaste organisation de la folie humaine au sujet de laquelle les hommes d’État commencent à réaliser qu’à tout prix, il faut entreprendre la désescalade. Mon frère, ma sœur, que réponds-tu à cet appel figurant en titre de cet écrit : QUE FAIS-TU LÀ ? Peux-tu, de tout ton cœur me répondre par cette strophe de cantique : ‟ Jésus est tout pour moi ! ″…

        Après une réunion un frère me dit : ‟ Tu devrais te payer une voiture pour tous les déplacements que tu as ! ″— Non, lui dis-je, car tout cet argent, je devrais le soustraire à mes missionnaires. Ce que je ne veux pas ! ″Je parle pour moi et non pour vous et ne juge aucun de mes frères. J’ai ma marche avec le Seigneur et vous avez la vôtre. J’avais un vieux vélomoteur. Je voulus le changer et Il me dit : ‟ Fais- le réparer encore une fois et je t’en donnerai un autre.″ Quelques mois après, une sœur m’interpela en me donnant une enveloppe portant cette mention : Pour un vélomoteur neuf pour vous ! Si la mention ne portait pas ces mots : Pour vous !  il est certain que cela aurait été pour un frère africain ou un missionnaire. Et lorsque j’ai de grands trajets à faire, j’utilise le train, ce qui me permet de parler de mon cher Ami à ceux qui voyagent avec moi. Un jour, je fus appelé à prendre le train pour un cas urgent. Je n’eus pas le temps de prendre mon billet au guichet et par surcroît, j’avais oublié mon porte-monnaie. Pendant que je parlais de Jésus à mon vis-à-vis, survint le contrôleur. Je l’informai que je n’avais pas eu le temps de prendre mon billet. Avant que je n’en dise davantage, l’homme assis en face de moi me dit : ‟ Monsieur, permettez-moi le plaisir de vous payer le billet.″ ( !) Pourtant cet homme ne savait pas que je n’avais pas d’argent en poche, mais le Seigneur le savait. ( !) Une autre fois, j’accompagnais une grand-maman pour l’aider à descendre du train. Puis en lui tendant un traité et lui expliquant le salut, voilà que le train part sans moi. Et le Diable riait à gorge déployée. Mais je criai à Dieu en me dirigeant vers la route : ‟ Seigneur, Tu vois le vilain tour que le Diable vient de me jouer, Tu sais que dans trois quarts d’heure, je dois me trouver à l’église de P. pour donner le message que Tu m’as confié. Donne-moi des roues ou des ailes car il faut que je sois à l’heure.″ Au même instant, un crissement de pneus se fait entendre derrière moi. Je me croyais déjà écrasé ! Mais le conducteur, me cria : ‟ Où allez-vous comme-çà ? —Je vais à P., le train m’a filé sous le nez… — Montez vite ! ″ Et en trombe, on démarre pour me déposer… devant l’église avec un quart d’heure d’avance. ( !) Quand les justes crient, l’Éternel les entend (Psaume 34. 18). Et je pus dire au chauffeur ce que ce Jésus qu’il ignorait l’avait utilisé pour accomplir Ses desseins et Son service.

       Il y a quelques années, j’avais eu de grandes difficultés avec mes colocataires et le propriétaire de mon logement à la suite des réunions de prière. J’exposai ce grand problème à Dieu et voici la réponse reçue : ‟ Je veux que tu achètes une maison afin que tu puisses Me servir librement.″ J’ouvris mon porte-monnaie devant le Seigneur ; mais je n’avais que treize francs. Il me dit d’aller. Et je partis pour mettre une petite annonce dans le journal local. Mais il n’y eut pas de résultat apparent.  Cependant, ce même jour, je rencontrai un ami chrétien qui me dit avoir vu l’annonce et rencontré à l’instant un homme qui désirait quitter le pays après avoir vendu sa maison le plus tôt possible. M’ayant donné l’adresse, je partis aussitôt à sa recherche. En le contactant, il me dit : ‟ C’est vous qui avez mis cette annonce dans le journal ? ″ Aussitôt, nous avons discuté des conditions de ventes. En m’y rendant, par la foi, le Seigneur me dit : ‟ C’est cette maison-là, tu la payeras telle somme.″ Ce fut aussi le prix demandé. ( !) Je n’en parlai à personne qu’à Dieu seul. Et dès le lendemain, trois personnes vinrent me trouver dont l’une me dit n’avoir pas dormi toute la nuit comme sa femme et que tous deux avaient eu la nette impression que je me trouvais en difficulté financière et qu’au plus tôt, ils devraient m’apporter telle somme d’argent. Ce qu’ils firent. Après leur avoir expliqué la situation, je les remerciai chaleureusement en disant qu’il me serait difficile de commencer le remboursement avant six mois. Mais il me répondit : ‟ Il est vrai que nous nous connaissons peu mais sachons que vous êtes un serviteur de Dieu honnête et nous ne voulons rien en retour.″ A la date qui m’avait été fixée, le Seigneur m’avait envoyé tout l’argent nécessaire pour aller chez le notaire confirmer par les actes de papier et également par les actes de la fidélité de Dieu envers Ses enfants qui s’attendent à Lui ! Alléluia !

        Au travers de ces quelques lignes, je vous ai donné l’occasion de toucher du doigt la fidélité de Dieu envers Ses promesses qui ne sont pas semblables aux paroles des hommes (Nombres 23. 19). C’est pourquoi, j’ai demandé au Seigneur que cette année, il y ait deux fois plus de vocations et de consécrations pour servir Jésus. Cher lecteur ou chère lectrice, dans la foi en Lui, je te remercie en Son Nom de ce que tu es désormais au nombre de ceux qui Lui disent aujourd’hui : ‟ Seigneur, je veux Te servir selon ce que Tu m’indiqueras de faire pour Toi, soit par un ministère direct, soit par un moyen autre mais qui contribue à l’avancement de Ton règne. ″ Ainsi soit-il ! Amen !

       Dans ce nouveau contexte où tu te trouves, dans la disponibilité envers Dieu et prêt à œuvrer sous l’impulsion de Son Esprit, vois cette génération sans foi biblique et sans espérance. Vois cette Église qui a perdu les notions de sa vocation, vivant dans cette coupable excentricité. Toi, ne sois pas trouvé dans ce sommeil léthargique car au grand jour, cette génération se lèvera et se dressera devant le Trône Blanc pour ne pas leur avoir apporté l’Évangile de délivrance par la puissance du Saint-Esprit. Ne sois pas de ceux contre qui se pointera leur doigt accusateur. Il  est temps de rejeter tous ces coussins de paresse spirituelle pour retrouver à genoux, la vraie vision de Dieu en nous laissant pénétrer de ses impératifs pour nous aider à prendre position en Lui pour être les instruments de Sa divine manifestation. Si nous demeurons au pied de la croix, là où Jésus triompha pour nous, Son ombre qui se projette sur nous, la grâce qui en découle nous pénétrera du même amour et du même esprit de sacrifice. Lorsque Christ vous rencontra et vous interpela sur le chemin, Il le fit au travers du sacrifice d’un frère ou d’une sœur. Maintenant, Il te montrera dans ce service d’amour ce qu’Il veut faire au travers de ton obéissance. L’Église des premiers siècles a vécu la pluie de la première saison mais aujourd’hui, c’est la pluie de l’arrière-saison qui doit tomber sur cette Église sans vie qui doit retrouver toute sa consécration, dans le jeûne et la prière qui brise les cœurs dans les larmes des luttes pour le triomphe de Dieu. C’est un combat d’abord solitaire, puis à plusieurs jusqu’à ce que le feu de Dieu descende et nous embrase tous de cette flamme de la victoire de Jésus. Esprit-Saint, souffle sur nous tous !


                                                                 
Votre frère en Lui :    Jean  Schwab